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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 17:18

Le Droit au milieu de la force renversé par les sauvageons, mouvement historique chaotique, Tocqueville.
Tocqueville s’interroge sur le devenir des sociétés en comparant l’Europe aux États-Unis dans son ouvrage De la démocratie en Amérique. Pendant son séjour il a été frappé par un certain « esprit » ( dirait Montesquieu qui parle d’ « esprit des lois » ), celui de l’égalité des conditions ( qui n’est pas l’égalité des richesses [ la richesse est la preuve de la réussite dans les démocraties ! ] ). En France l’aristocratie n’a cessé de décliner. « Louis XI [ qui déposséda les nobles à son profit ] et Louis XIV [ qui centralisa à outrance, asservit la noblesse qu’il transforma en courtisans avec perte d’autonomie ] ont pris soin de tout égaliser au-dessous du trône, et Louis XV est enfin descendu lui-même avec sa cour dans la poussière [ c’est la fin de la monarchie absolue ] », quant à Louis XVI, qui participa activement à la naissance des États -Unis ( n’oublions pas le rôle important du marquis de La Fayette dès 1777 dont tous les américains de nos jours se rappellent le nom et le célèbrent ), il se fit guillotiner le 21 janvier 1793. Et évoquons un instant Marie Antoinette, guillotinée le 16 octobre 1793 qui n’a jamais dit : « ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent des brioches ! » car cette phrase vient d’un épisode des Confessions de Jean-jacques Rousseau où il avoue avoir volé du vin et voudrait manger du pain, mais a été obligé de se rabattre sur des brioches !
Depuis le onzième siècle, en Europe, « le noble aura baissé dans l’échelle sociale, le roturier s’y sera élevé ; l’un descend, l’autre monte. Chaque demi-siècle les rapproche, et bientôt ils vont se toucher », c’est un processus continu. « Pense-t-on qu’après avoir détruit la féodalité et vaincu les rois, la démocratie reculera devant les bourgeois et les riches ? […] Où allons-nous donc ? Nul ne saurait le dire ». D’où la « terreur religieuse » de Tocqueville « par la vue de cette révolution irrésistible » ! Ce développement du nivellement s’est-il fait dans la clarté et la clairvoyance grâce à une « science politique » ? Non ! On n’a rien prévu et ce mouvement historique est incontrôlable ! La démocratie « a grandi comme ces enfants, […] privés de soins paternels, qui s’élèvent d’eux-mêmes dans les rues de nos villes » ( cf. les « sauvageons » : enfants farouches sauvages comme les arbres qui se sont développés sans avoir été cultivés ). [ Tocqueville fait allusion sans doute à la Terreur pendant la Révolution Française où l’on a coupé les seins et la vulve de Mademoiselle de Lamballe, en septembre 1792, amie de Marie-Antoinette, s’occupant de l’enfance malheureuse, rue Saint Martin à Paris, vulve qui a servi de moustache à un « patriote », à l’hilarité générale. Il pense aussi sans doute à l’égoïsme individualiste de l’égalité des conditions alors que l’on devrait penser au bien-être de tous ]. Paradoxalement les inégalités étaient acceptées sous l’ancien régime car la supériorité et la hiérarchie des aristocrates étaient perçues comme naturelles et légitimes, comme « une sorte de droit au milieu de la force ». Quels seraient les bienfaits théoriques de la démocratie ? Le bien-être général, l’éducation de tous, le respect rationnel des lois, l’intérêt de tout le monde ; que « les barrières élevées entre les hommes s’abaissent ». Mais la destruction de l’aristocratie et le passage à la démocratie n’ont-ils eu que des effets positifs ? Il y a perte de certaines qualités sans qu’il y ait de compensation : la société démocratique fabrique des individus égoïstes en conflit les uns avec les autres, avec revendications, n’obéissant à la loi que par crainte, poursuivant un intérêt personnel dans l’absence de tout respect, plein d’envies et de haines mutuelles basées sur des passions égocentriques, « on a des désirs, des regrets, des chagrins et des joies qui ne produisent rien de visible, ni de durable ».
Et qu’en est-il du monde intellectuel ? Chacun lutte pour ses opinions, on se retrouve au milieu d’un combat et de désordres, dans un langage outrancier où tout est remis en question. « Il semble qu’on ait brisé de nos jours le lien naturel qui unit les opinions aux goûts et les actes aux croyances » ; le christianisme qui a pour dogme que tous les hommes sont égaux devant Dieu, est attaqué comme antidémocratique. Tout est renversé, abandonné, ébranlé ; il y a un grand désordre, une agitation perpétuelle. Pourtant pour fonder les mœurs, il faut des croyances. Mais l’on voit des « esprits libres » parler en faveur de l’esclavage et des esprits serviles prôner la liberté, et des hommes de qualité devenir contre toutes nouvelles idées. C’est la confusion généralisée. Bref, « rien ne semble plus défendu, ni permis, ni honnête, ni honteux, ni vrai, ni faux ».
D’où l’intérêt d’étudier l’Amérique, ses lois et ses mœurs et d’y trouver des enseignements, sans en faire un panégyrique car « il n’y a presque jamais de bonté absolue dans les lois » dit Tocqueville qui a été pourtant magistrat sous la Restauration ( 1814 - 1830 de Louis XVIII puis Charles X ), député puis Ministre des Affaires Étrangères en 1849 sous la deuxième République, mais il se retire des affaires politiques après le coup d’État de Napoléon III le 2 décembre 1852 qui instaure le Second Empire !
Conclusion : « J’avoue que dans l’Amérique j’ai vu plus que l’Amérique ; j’y ai cherché une image de la démocratie elle-même, de ses penchants, de son caractère, de ses préjugés, de ses passions ».
Dans une note, Tocqueville cite l’ouvrage de son compagnon de voyage en Amérique qui aborde le problème de la situation des noirs au milieu de la société anglo-américaine ( Gustave de Beaumont, Marie ou l’Esclavage aux États -Unis, pas encore paru au moment où il écrit ).
J’ai aperçu le titre actuel d’un livre, Les noirs américains, des champs de coton à la maison blanche. Et je ferais remarquer les prénoms musulmans de l’actuel Président des États -Unis : Barack Hussein Obama ( n’oublions pas son discours du Caire le 4 juin 2009 ). Beaucoup de noirs pour s’opposer au christianisme des anglo-américains se sont convertis à l’Islam ( comme Cassius Clay, le boxeur poids lourd, d’un mètre quatre-vingt onze, devenu Mohamed Ali en 1964 pour « abandonner son nom d’esclave », mais son arrière grand-père était irlandais et le nom de « Clay » est célèbre aux USA pour être celui d’un abolitionniste du dix-neuvième siècle ! ) oubliant la « traite orientale » des Empires arabes et ottomans sous contrôle musulman qui a déporté dix-sept millions de noirs du septième siècle à 1920 ( fournissant main d’œuvre servile, harem, concubines, prostitué (e)s, eunuques, artisans, mineurs, soldats…).
Il y a aussi la « traite occidentale » et son commerce triangulaire : des esclaves issus de guerres tribales étaient achetés à des fournisseurs noirs africains ( troc de marchandises contre prisonniers de guerre ) ; onze millions de personnes à partir du quinzième siècle.
Enfin la « traite intra-africaine » , toujours issue de guerres tribales, quatorze millions de personnes depuis le onzième siècle.
L’abolition officielle de la traite des noirs date de 1807 au Royaume-Uni , de 1808 aux États- Unis, de 1815 en France ; l’abolition de l’esclavage de 1833 au Royaume-Uni ; de 1848 en France ; de 1860 aux États -Unis.
Voilà de quoi réfléchir sur l’humanité, sans parler du Goulag soviétique dès Lénine, ni de Mao « le plus grand criminel de l’histoire » ( L’Obs, 18 - 24 août 2016 ).
Key Word : Devenir des sociétés, égalité des conditions, fin de l’aristocratie, de la noblesse, de la monarchie absolue, bourgeois, riches, mouvement historique incontrôlable et imprévu, les sauvageons, la terreur, supplices, égoïsme individualiste, envie et haine, lutte des opinions, langage outrancier, désordre, confusion généralisée, démocratie, les noirs dans la société anglo-américaine, l’esclavage dans les Empires arabes et ottomans, le commerce triangulaire occidental, la traite intra-africaine issue de guerres tribales.
Key Names : Tocqueville, Montesquieu, Rousseau, Louis XI, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Marie-Antoinette, le marquis de La Fayette, Mademoiselle de Lamballe, Louis XVIII, Charles X, Napoléon III, Gustave de Beaumont, Barack Hussein Obama, Cassius Clay.
Key Works : Tocqueville, De la démocratie en Amérique, Montesquieu, L’esprit des lois, Rousseau, Confessions, Gustave de Beaumont, Marie ou l’esclavage aux États -Unis.
Patrice Tardieu.

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Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 19:02

Onanisme, prostitution, perruque, eaux d’amertume, pudeur et impudeur féminines.
Je vais maintenant aborder le problème du voile dans la religion juive. La Torah comprend les cinq premiers livres de La Bible et la loi mosaïque. Dans le premier livre, La Genèse, se trouve l’histoire de Juda ( à ne pas confondre avec Judas Iscariote, l’apôtre qui trahit Jésus ) et de Tamar dont sont issus les clans de Pérèç ( ancêtre de David ) et de Zérah. Voici le récit : Juda quitte ses frères et se rend chez un homme d’Adullam nommé Hira. Il y voit la fille d’un cananéen qu’il prend pour femme et dont il a trois fils : Er, Onan, Shéla. Il donne une femme à Er, nommée Tamar, mais celui-ci meurt. Il dit alors à son second fils de prendre Tamar comme épouse et d’assurer la postérité de la famille, cependant Onan sait que ce ne sera pas sa propre postérité mais celle de son frère et alors « il laissait perdre à terre sa semence » ( Genèse 38, 9 ), c’est ce qu’on appelle en français « l’onanisme ». Juda veut donner Tamar à son troisième fils, Shéla, mais celui-ci est trop jeune, il demande à Tamar de patienter et de retourner en attendant chez son père. Bien des jours passèrent et la femme de Juda mourut, et Tamar n’était toujours pas mariée au troisième fils. Alors Tamar « quitta ses vêtements de veuve, elle se couvrit d’un voile, s’enveloppa, et s’assit à l’entrée d’Enayim » ( Genèse, 38, 14 ). « Juda l’aperçut et la prit pour une prostituée, car elle s’était voilé le visage » ( Genèse, 38, 15 ). Il veut un rapport sexuel avec elle ; elle y consent s’il lui donne plus tard un chevreau, et son sceau, son cordon et sa canne en attendant. Il la met enceinte. Juda lui envoie le chevreau mais veut récupérer les objets en gage. On lui dit que sa belle-fille Tamar s’est prostituée ! Elle fait valoir que c’est de Juda lui-même qu’elle est enceinte ! Juda finit par reconnaître qu’elle est plus juste que lui et elle accouche de Pérèç et de Zérah. Conclusion que l’on peut tirer de cette histoire biblique : le voile est la signalétique de la prostitution !
Dans la loi mosaïque, il y a l’épisode de l’épreuve de la femme soupçonnée d’adultère. Le prêtre lui dénoue la chevelure et lui fait boire des « eaux d’amertume ». Ce rituel doit permettre de distinguer la femme innocente de celle qui est fautive ( Les Nombres, 5, 16-29 ). Mais il n’est pas question de voile. D’après la « Mishna » ( « Enseignement oral » ) qui est un recueil de commentaires sur les textes bibliques et qui fait partie du « Talmud » ( « Étude » ), il est question d’une « capuche » que la femme devrait porter selon « l’orthodoxie » ( « l’opinion droite » ) ashkénase des juifs d’Europe centrale ( que l’on oppose aux juifs d’Espagne et du Portugal, les séfarades ). Il est question aussi de lui faire mettre une perruque ( « sheytel » en yiddish ) qui est apparue au dix-huitième siècle ! Je ferais remarquer qu’à cette époque tous les nobles ( hommes et femmes ) se rasaient la tête et portaient perruque ! Il est évident que toutes ces discussions ont pour objet en fait la « pudeur » ( « tsenouit » ) ou l’impudeur de la femme. Il y a des rabbins qui considéraient que toutes les parties de son corps sont impudiques, même le petit doigt ! Il me semble que toutes ces discussions révèlent plutôt les pensées des hommes !
Key Works : Comment dissimuler, effacer, supprimer le corps, le visage, les yeux, les formes, l’être de la femme, le voile devant la face comme un rideau fermé, Philo blog 16 août 2016 ;
Atours, parure érotique, voile ou tête rase ? Le jeu de la séduction. Les filles de Sion, de Babylone, Rebecca et Isaac, Le Cantique des Cantiques, Philo blog 30 août 2016.




















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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 16:58

Atours, parure érotique, voile ou tête rase? Le jeu de la séduction. Les filles de Sion, de Babylone, Rébecca et Isaac, Le Cantique des Cantiques.
Certains sites islamiques se prévalent de l’Ancien Testament pour fonder et affirmer le voile musulman. Dans La Genèse XXIX, 15-30, Jacob couche avec Léa et non pas Rachel qu’il aime, ce qui viendrait qu’elles étaient voilées ! En fait, c’est une ruse de Laban, leur père, qui veut « marier » d’abord l’aînée avant la cadette et faire travailler deux fois les sept ans promis pour le mariage avec Rachel par Jacob ! Il y a aussi une longue diatribe du prophète Isaïe dans son apostrophe aux filles de Sion ( Jérusalem ) : « Ce jour là, le Seigneur enlèvera parure de chevilles, croissants, pendentifs, bracelets, voiles, bandeaux, coiffures, chaînette de pieds, ceintures, boîtes à parfum et amulettes, bagues, anneaux de nez, vêtements précieux, manteaux, capes, aumônières, miroirs, linges fins, turbans et mantilles, […] en fait de coiffure, tête rase » ( Isaïe, III, 16-24 ). On voit que c’est le contraire du voile ! De même lorsqu’ il vitupère les filles de Babylone où il leur ordonne de « dénouer leur voile », pour leur enlever leur coquetterie qui met en valeur leurs charmes et leur beauté ( Isaïe, 47, 2 ). C’est le contraire du voile islamique qui doit tout cacher ( Coran, sourate XXIV, verset 31, où la femme ne doit pas montrer ses « atours » sauf à la famille ou à « des domestiques mâles impuissants », ou encore « aux esclaves qu’elle possède » ).
Il y a aussi l’histoire de Rébecca et d’Isaac ( Genèse, XXIV ) dont Nicolas Poussin tira un magnifique tableau. Abraham envoie son plus vieux serviteur Eliézer chercher une femme pour son fils Isaac en Mésopotamie et il arrive au moment où les filles d’une ville sortent pour puiser de l’eau. Il se dit que celle à laquelle il demandera : « Incline ta cruche que je boive » et qui lui répondra « Bois » sera la promise pour Isaac. Justement arrive la très belle Rébecca avec sa cruche sur l’épaule. Elle lui donne à boire l’eau de sa cruche. Les membres de la famille de la jeune fille disent : « Appelons Rébecca et demandons-lui son avis ». Elle leur répondit : « Je veux bien ». De retour, à la tombée de la nuit, Rébecca, levant les yeux, vit Isaac. « Alors elle prit son voile et se couvrit ». Là encore on voit que le voile n’est pas là pour cacher la femme mais comme parure érotique en vue du mariage.
Le Cantique des Cantiques va nous confirmer dans cette thèse. Ce duo d’amour entre une femme et un homme est un « apax » ( du mot grec qui signifie « une seule fois » ) dans toute La Bible. Il a été commenté par la grande mystique Sainte Thérèse d’Avila, fondatrice de la langue classique espagnole, transpercée par la flèche de l’ange. J’en donne quelques extraits. La femme : « Qu’il me baise des baisers de sa bouche » ( I, 2 ) ; « Dis-moi donc, toi que mon cœur aime… » ( I, 7 ) ; L’homme : « Tes joues restent belles, entre les pendeloques et ton cou dans les colliers. Nous te ferons des pendants d’or et des globules d’argent » ( I, 10-11 ) ; Elle : « Mon Bien-Aimé est un sachet de myrrhe qui repose entre mes seins » ( I, 13 ) ; Lui : « Tes yeux sont des colombes » ( I, 15 ) ; Elle : « Je suis malade d’amour. Ton bras gauche est sous ma tête et ton bras droit m’étreint » ( II, 5-6 ) ; « Mon Bien-Aimé est à moi et moi à lui » ( II, 16 ) ; « Sur ma couche, la nuit, j’ai cherché celui que mon cœur aime » ( III, 1 ) ; Lui : « Tes yeux sont des colombes, derrière ton voile » ( IV, 3 ) ; « Tes deux seins, deux faons, jumeaux d’une gazelle qui paissent parmi les lis » ( IV, 5 ) ; « Tu me fais perdre le sens, […] par un seul de tes regards […] et le parfum de tes vêtements » (IV, 9, 11 ) ; Elle : « Que mon Bien-aimé entre dans son jardin, qu’il en goûte les fruits délicieux ! » ( IV, 16 ). On voit que la brève mention du voile ici fait partie d’un jeu de séduction et que la femme n’a aucune pudeur à se dévoiler. On pourra chercher toutes les interprétations ( notamment religieuses de ce texte ), il déborde de sensualité qui ne cache en rien le corps de la femme.
Key Works : Caresse, de l’effleurement sensuel à l’efflorescence de l’idée, philo blog 23 janvier 2007 ; Seins, l’idole et l’icône, Philo blog 26 août 2007 ; Candaulisme, Nyssia callicysthe [ belle en sexe ], Philo blog 16 janvier 2009 ; Maladie d’amour, Ingres, Stratonice et Antiocus, Philo blog 20 octobre 2009 ; Désirer est-ce aimer ? Philo blog 28 octobre 2011 ; Kierkegaard, le séducteur romantique, tourmenté, intellectuel, souffrances et contradictions, Philo blog 20 novembre 2011 ; Amours indivisées, amour indivis, désir d’aimer, Proust, Philo blog 25 janvier 2012 ; Amour, déplacer lentement du bonheur, désir du baiser, Proust, Philo blog 8 février 2012 ; Maladie d’amour, regard médical de Proust, hérédité physiologique et psychique, Philo blog 23 février 2012 ; Sans amour je suis disloqué, les contradictions sursumées de l’amour, Philo blog 24 mars 2012 ; On ne peut pas commander d’aimer, ordonner un sentiment, Kant, Philo blog 4 avril 2012 ; Opposition inclination loi morale chez Kant, contradictions sursumées chez Hegel, le plérôme de l’amour, Philo blog 5 avril 2012 ; Non-dit, dit, désir, le baiser refusé ou accepté, Proust et Sartre, Philo blog 8 avril 2012 ; Baisers, larmes, cheveux, parfum, Marie-Madeleine et Jésus, Hegel, chrême, Philo blog 10 avril 2012 ; Baisers, prononciation charnelle, possession, fantasme, amour et hasard, Proust, Marivaux, Eric Rohmer, Philo blog 14 avril 2012 ; Trouble, gêne, honte, regard, yeux, pour-soi, en-soi, Sartre, Hegel, Lévinas, Proust, Philo blog 16 avril 2012 ; Baisers de la première venue, baisers auxquels on a rêvé, désirs charnels, anamnèse, Proust, Platon, Philo blog 18 avril 2012 ; Prélude à un baiser, connaissance par les lèvres, anamnèse, Proust, Platon, Duke Ellington, Philo blog 26 avril 2012 ; Y-a-t-il connaissance par les lèvres, organe spécifique au baiser ? Proust, Condillac, Ionesco, Philo blog 28 avril 2012 ; Connaissance par la bouche, baiser, lèvres, photographie, perpectivisme, Proust, Nietzsche, Condillac, Philo blog 3 mai 2012 ; Impossibilité du baiser, goûter l’autre, les multiples visages, la monade, Leibniz, Proust, Shakti, Philo blog 5 mai 2012 ; Festin de l’amour, fusion mystique, jouissance de la substance, Hegel, Arnauld et Nicole, Couperin, Philo blog 15 mai 2012 ; Candaulisme, Nyssia callicysthe, Saint-John Perse, James Pradier, Lucien Clergue, Philo blog 24 juillet 2012 ; Jouissance et souffrance mystiques, Thérèse d’Avila transpercée, Ludovica Albertoni en extase, Philo blog 2 avril 2013 ; Erotisme des corps, êtres qui se mêlent et s’ouvrent, érotisme des cœurs, des amants, Philo blog 29 octobre 2013 ; Trouble érotique qui dépasse tout, jouissance, passion amoureuse, fusion avec le divin, Philo blog 2 novembre 2013 ; Erotisme brûlant, extrême intensité, impulsion violente, mouvement qui excède les limites, Philo blog 10 novembre 2013 ; Dénudation de l’être aimé, acte d’amour, perte de la pudeur, jeu sexuel déchaîné, érotisme, Philo blog 14 novembre 2013 ; Volupté, défaillance, paroxysme final, épuisement érotique, spasmes, fusion hors de soi vers l’autre, Philo blog 18 novembre 2013 ; Ne faire qu’un avec l’être aimé, avec l’Un, Plotin, Philo blog 2 décembre 2013 ; Eros et l’altérité comme essence positive, rencontre du masculin et du féminin, Emmanuel Lévinas, Philo blog 12 décembre 2013 ; Mystère féminin, se donner tout en se dérobant, sa puissance est son altérité, Caravage, Rembrandt, Philo blog 18 décembre 2013 ; Amours passionnées, chercher sa moitié, monogamie, polygamie, tragédie, catharsis, Philo blog 9 mai 2015 ; Dissimuler ou déclarer sa flamme, passion ardente, langueur, pâmoison, appâts, Charles le Brun, Philo blog 17 mai 2015 ; Séduction érotique, biblique, politique, Judith et Holopherne, Artemisia Gentileschi, Lacan, Philo blog 28 novembre 2015 ; Comment dissimuler, effacer, supprimer le corps, le visage, les yeux, les formes, l’être de la femme, le voile devant la face comme un rideau fermé, Philo blog 16 août 2016.




















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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 15:48

Comment dissimuler, effacer, supprimer le corps, le visage, les yeux, les formes, l’être de la femme ; le voile devant la face comme un rideau fermé.
Pour l’Islam, tout commence par une injonction coranique : les femmes doivent baisser les yeux et rester chastes ; s’envelopper dans de grandes étoffes ( Coran, Sourate XXIV, verset 31 ; Sourate XXXIII, verset 56 ). Les pays musulmans vont interpréter différemment ces Sourates selon leurs cultures. Le Haïk va entourer complètement le corps des femmes d’Afrique du Nord d’un grand tissu carré dans tout le « Maghreb » [ le « Couchant » ] : Maroc, Algérie, Tunisie. Les femmes à la campagne sont « voilées » d’un « hijab » ( une « étoffe » ) , celles de la ville ne l’étaient plus, surtout les jeunes femmes. En Afghanistan, les « talibans » [ « ceux qui étudient » ( sous-entendu ) « le Coran » ] vont contraindre les femmes, en 1990, de mettre en plus une sorte de grille en tissu devant les yeux ! Ni les femmes ni les hommes ne peuvent se regarder réciproquement dans les yeux ! La très belle étude de Sartre dans L’Être et le Néant, Troisième Partie, le Pour-Autrui, IV, le regard, n’est possible ! A côté de la Burqa afghane, il y a le Tchador iranien interdit par le Shah d’Iran qui se voulait moderne, qui a été renversé par une révolte des jeunes qui ont mis en place l’Ayatollah Khomeiny qui avait longuement habité en France à Neauphle-le-Château dans les Yvelines, sous sa tente arabe, et qui l’a rétabli en 1979. Il y a aussi le Jilbab ( ou Jilbeb ) très flottant d’Arabie Saoudite qui empêche de voir distinctement toute forme corporelle, et le Niqab salafiste accompagné de lunettes noires et de gants, des fois que l’on aperçoive le moindre doigt !
En Indonésie, il y a le costume traditionnel, le sarong en batik qui enserre le corps jusqu’à la poitrine et qui laisse le reste visible ainsi que d’énormes choucroutes sur la tête peu pratiques quand on est en scooter avec un casque ! A Sumatra, à Bali surtout, on pouvait même voir de vieilles femmes seins nus ! Et quelques européennes ou australiennes topless. Les touristes ont payé le prix fort, le 12 octobre 2002, en effet il y eut un attentat terroriste à Kuta Beach qui fit deux cents deux morts et trois cents vingt six blessés, c’est-à-dire tous ces « mécréants » qui « ne respectent pas l’Islam ». Il est significatif que le concours de beauté « Miss Monde » qui devait avoir lieu à Jakarta en 2013, à cause de manifestations de musulmans ( la plus grande communauté au monde ), a été reporté, et qu’il y a eu récemment un attentat sur les Champs-Elysées (en grec il s’agit du séjour des âmes vertueuses, et non du commerce ! ) de cette ville, la Jalan Thamrin où se trouve l’Ambassade de France. Finalement, il a été déporté à Bali, cette petite île soi-disant hindouiste, en réalité animiste ( par terre, il y a toujours des offrandes aux dieux du lieu ). Le concours a eu lieu, malgré la protestation de membres du gouvernement, mais avec l’aide d’une centaine de policiers avec des fusils qui tournaient autour des bâtiments ! Rappelons que les femmes qui veulent devenir des soldats en Indonésie doivent subir un test de virginité !
Venons-en à ce qui agite en matière de costume de bain en ce moment : le Burkini ( ou Burqini ). Il semble être un assemblage linguistique monstrueux de la Burqa afghane des talibans des plus extrémistes et du bikini ! Le bikini est né de l’essai nucléaire américain le premier juillet 1946 sur l’atoll ( minuscule ) Bikini du Pacifique Sud ; le 5 juillet suivant Louis Réard invente à la très célèbre piscine Molitor de Paris, le plus petit maillot de bain du monde, quelque chose d’explosif ! En fait, le bikini n’aura vraiment de succès qu’à partir de 1956 avec le film de Roger Vadim Et Dieu créa la femme ! La polémique actuel commence par le projet de privatisation d’un parc aquatique réservé exclusivement aux femmes musulmanes et de leurs enfants. Il est précisé sur l’affiche que les garçons ne doivent pas avoir plus de dix ans, oubliant la psychanalyse et ses découvertes sur la sexualité infantile ! Les femmes doivent porter un « Burkini ou Jilbeb de bain ». Cette dernière référence ajoute à la Burqa (ou Burka ) afghane, le Jilbeb saoudien ! Pour compliquer les choses notons que le Burkini a été inventé par une libanaise vivant en Australie, et adoubé par le grand moufti, Cheikh Taj Aldin al-Hilali car il donne une armure perceptive au corps de la femme tout en permettant la natation, en deux parties. Le maire de Cannes y voit proclamer une allégeance à une idéologie dangereuse qui a frappé la Promenade des Anglais à Nice le 14 juillet 2016 et en interdit l’accès à la plage, suivi par le maire de Villeneuve-Loubet. Des femmes entièrement couvertes par un Burkini sur la plage de Sisco en Haute Corse le 14 août 2016 sont à l’origine d’une échauffourée ( avec blessés et voitures incendiées ) comme cela était prévisible et écrit par le maire de Cannes ! Cette rixe a débuté par le fait que des touristes ont voulu photographier ces femmes. Même en Burqa-Jilbeb ( ou Burkini ) le corps des femmes ne doit être vu !
Rappelons que Boko Haram, qui a diffusé une video ce 15 août 2016, a enlevé à Chibok au Nigeria en avril 2014 deux cents soixante dix lycéennes ; elles ont été « mariées » de force, et certaines ont des enfants de ces viols ; « Boko » signifie « livre », « éducation occidentale », « Haram » veut dire « Interdit » ( le mot a donné en français « harem », le lieu interdit où sont confinées des femmes qui ne peuvent être que des prises de guerre ou des esclaves ). Elles doivent se soumettre à une éducation coranique et mettre au monde de la chair à canons, les récalcitrantes ( montrées sur video ) sont enterrées vivantes jusqu’au cou et leurs têtes lapidées.
C’est encore la meilleure façon de faire disparaître le corps d’un être féminin.
Key Works : Religion positiviste, socratique, chrétienne, islamique, juive, bouddhiste, klossowskienne, Philo blog 26 août 2007;
Attentats suicides, prise d’otages, bombes humaines, pirates de l’air, imagination perverse, Philo blog, 24 avril 2016 ;
La promenade sanglante d’un camion blanc visant sadiquement la foule du 14 juillet 2016 à Nice, Philo blog 19 juillet 2016.

















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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 18:24

Le pape François et Saint Jacques Hamel de Saint-Etienne-du-Rouvray, égorgé à genoux dans son église par des terroristes.
On se demande si le pape François est bien le pape des chrétiens catholiques. Dans l’avion avec lequel il quitte la Pologne, il déclare que le terrorisme n’a strictement rien à voir avec l’Islam et que dans toutes les religions il y a du « fondamentalisme ». Je crains qu’il n’ait pas bien saisi la signification de l’égorgement d’un prêtre catholique par deux jeunes gens convertis à l’Islam , qui avaient commencé par une prière en arabe. Il a oublié que tout pieux musulman doit égorger ( ou faire égorger ), en suivant un rite précis, un mouton pour l’Aïd El Kebîr ; ce que fait le roi du Maroc ( qui est une théocratie « éclairée » ), devant la télévision.
Dans le Coran, Sourate IX, verset 5, il est dit : « Tuez, capturez, assiégez, piégez » les « associationnistes », c’est-à-dire ceux qui « associent » Dieu à une autre entité, comme Jésus-Christ ; mais aussi la religion pré-islamique où le Dieu Allah est associé à Allât, la Déesse-Mère d’égale force, dont le temple se trouvait à Ta‘if ; à la Déesse ‘Uzza de la beauté et de l’amour, dont la vénération se déroulait à Nakhla ; à Manât, la Déesse sombre et obscure du Destin, qui laisse couler du sable de ses mains ( Coran, IV, 117 ; VII, 180 ; XXXIX, 17 ).
Dans le Coran, Jésus est un prophète et il n’a pas été crucifié et c’est pourquoi il faut maudire trois fois les Juifs qui ont avancé ce mensonge.
Dans le Christianisme, c’est le mystère de la Sainte Trinité qui ne forme qu’un seul Dieu : le Père, le Fils et le Saint Esprit, ou pour parler comme le psychanalyste Jacques Lacan, c’est le solide nœud borroméen qui peut être illustré par l’union encore existante des trois familles, Borromée, Sforza et Visconti ( dont la devise est : « Trinitas, Unitas » ). Notons qu’il y a un Saint Borromée au XVI ème siècle.
Le pape Benoit XVI était un théologien pointu ( il avait déjà abordé, dès le début, la relation entre l’Islam et le Christianisme comme antagoniste ) qui s’est entouré de femmes intellectuelles mais qui a quitté volontairement sa charge jugée trop lourde ; le pape François est un habile politicien, j’apprends qu’il vient de nommer une commission d’étude des femmes diacres.
Key Works : Saint Jacques Hamel de Saint-Etienne-du-Rouveray, égorgé dans son église par des terroristes, Philo blog dimanche 31 juillet 2016 ;
La promenade sanglante d’un camion blanc visant sadiquement la foule du 14 juillet à Nice, Philo blog 19 juillet 2016 ;
Attentats suicides, prise d’otages, bombes humaines, pirates de l’air, imagination perverse, Philo blog 24 avril 2016 ;
Peut-on associer violence et sacré, religion et sagesse, ferveur et exaltation, dogme et fanatisme ? Philo blog 15 mars 2016.

















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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 11:12

Saint Jacques Hamel de Saint-Etienne-du-Rouvray, égorgé à genoux dans son église par des terroristes.
C’est ainsi que désormais l’on devrait appeler cet « agneau de Dieu » que deux jeunes gens de dix- neuf ans, à coups de couteaux, l'ont assassiné le mardi 26 juillet 2016, lui coupant la gorge, et criant en sortant leur croyance que « Dieu est Grand » ( « Allah Akbar » ) ! L’un disait son allégeance à ses proches et copains, l’autre la taisait; tous deux ont voulu gagner la Syrie pour y combattre en passant par la Turquie, l’un avec la carte d’identité de son frère puis de son cousin, l’autre a été refoulé. Tous deux avaient une fiche S ( Surveillance ) mais en ce qui concerne le deuxième, la fiche était sans photo, et il y avait eu un avis de recherche à partir d’une photo de lui, sans son nom ! Le premier avait posté sur internet le message suivant reçu par deux cents réseaux sociaux : « Tu prends un couteau, tu vas dans une église, tu fais un carnage », on ne peut pas être plus explicite ! Les deux compères rentre dans ce lieu saint à 9 h.25, le bracelet électronique du premier devrait lancer l’alarme puisqu’il n’a l’autorisation de sortie qu’entre 9 h.30 et 12 h.30 ! Rien ne se déclenche ! L’église est quasi déserte : il y a le prêtre, deux Sœurs et deux fidèles ; elle est située rue Gambetta qui est parallèle au Boulevard Lénine [ créateur du Goulag ! ]. L’hommage au prêtre tué avec préméditation se fera dans le grand parc Youri Gagarine, héros de l’Union Soviétique ( on voit l’orientation politique de cette ville ) ! Une des Sœurs réussit à s’échapper, arrête une voiture et prévient ainsi du meurtre atroce. Un des fidèles est grièvement blessé. Les deux meurtriers sont finalement abattus en sortant de l’église. Le pape François déclare « qu’il y a guerre, cependant il n’y a pas guerre religieuse ». Que lui faut-il ? Il est vrai qu’il est surtout préoccupé par les Journées Mondiales de la Jeunesse ( JMJ ) en Pologne, à Cracovie, où celle-ci est invitée à « danser et faire du bruit », oubliant le vieux prêtre de soixante six ans martyrisé pendant l’eucharistie ( action de grâce qui commémore Jésus : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » ).
J’ai écouté des émissions assez hallucinantes sur les chrétiens face au terrorisme : après l’égorgement du prêtre catholique dans son église par la racaille pratiquant le terrorisme en France, il faut surtout pardonner, n’avoir aucune réaction négative, pratiquer un dialogue bienveillant et fraternel avec les terroristes, pardonner l’impardonnable à des gens qui ne demandaient pas le pardon et surtout ne pas lire le Coran, c’est trop compliqué ! Accepter que la femme doit être voilée, qu’elle doit rester à la maison ( Coran, Sourate XXXIII, 13, « Restez dans vos demeures ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’Islam » ) et qu’on ne puisse lui serrer la main car c’est un être impur, et qu’il faut corriger ( Coran, Sourate « An-Nisa‘», sur « les femmes », IV, verset 3 « épousez deux, trois ou quatre femmes » ; verset 34 « les hommes ont autorité sur les femmes, frappez-les »; verset 43, après avoir fait ses besoins ou touché une femme « lavez-vous » ). Conclusion : ces jeunes tueurs sont nos « frères » [ nos « grands frères » ]. Il faut développer le vivre ensemble, financer nous-même la construction des mosquées [ et interdire à tout autre de mettre la main à la poche ] et rémunérer les imams qui, n’en doutons pas, seront bienveillants envers les autres religions ( on perdra la référence au Coran : « Maudis- les » [ en ce qui concerne les juifs ], imprécation répétée trois fois de suite) ; ainsi qu’envisager les cents coups de fouet en public comme punition pour les récalcitrants et celles et ceux qui ont commis le péché de fornication cf. Coran, Sourate XXIV, « An-Nûr », « La Lumière », « Fustigez la fornicatrice et le fornicateur de cent coups de fouet administrés à chacun d’eux […] et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition ( verset 2 ). [ La fornication est une relation sexuelle en dehors du mariage ; mais celle-ci est permise avec une esclave, une prise de guerre, vierge ou mariée avant ( Coran, Sourate IV, 24 ). Rappelons que la prière quotidienne qui est le tout début du Coran, Sourate I, « L’ouverture », se termine par les mots suivants : « Ceux qui ont mérité la colère de Dieu [ les juifs ] et ceux qui se sont égarés [ les chrétiens ] ».
Le Cheik Si Boubakeur Hamza a donné une remarquable traduction commentée du Coran en deux volumes, mais il existe de très nombreuses traductions en français, en livre de poche, y compris une libanaise ( éditions Al-Burâq‘,référence au Voyage nocturne, l’Isrâ‘,de Mohamed jusqu’à Jérusalem sur une créature à tête de femme et au corps moitié mule, moitié cheval, Al-Burâq‘ très rapide [ Coran, XVII, I ] qui va le transporter de La Mecque à Jérusalem ). Dalil Boubakeur est son fils et est devenu à son tour le Recteur de la grande mosquée de Paris, Directeur du Conseil Français du Culte Musulman ( CFCM ). Je l’ai entendu, à la suite des événements terribles de Saint-Etienne-du-Rouvray, sur le parvis de l’Élysée, parler de la tolérance de l’Islam. Mais je ferais remarquer que c’est lui qui a intenté un procès à Charlie Hebdo, qu’il a perdu, à propos des caricatures de Mahomet reproduites du quotidien danois Jyllands- Posten, qui, à l’époque, était dirigé par Philippe Val. Je ferais remarquer également que Charlie Hebdo s’appelait avant Hara-Kiri et publiait à chaque numéro des caricatures très violemment anti-chrétiennes sans que ses satiristes ne se fassent assassiner.
Key Works : La promenade sanglante d’un camion blanc visant sadiquement la foule le 14 juillet 2016 à Nice, Philo blog 19 juillet 2016.
Attentats suicides, prise d’otages, bombes humaines, pirates de l’air, imagination perverse, Philo blog 24 avril 2016.
Peut-on associer violence et sacré, religion et sagesse, ferveur et exaltation, dogme et fanatisme ? Philo blog 15 mars 2015.













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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 20:46

La promenade sanglante d’un camion blanc visant sadiquement la foule du 14 juillet 2016 à Nice.
En ces temps de fanatisme religieux : écraser sur la Promenade des anglais, à Nice, le 14 juillet 2016, à partir de 22 heures 45, hommes, femmes, enfants, avec un camion blanc comme la tunique blanche du « hadjdj » qui a fait le pèlerinage de La Mecque et de Médine, Mohamed Lahouaiej Bouhel, considéré par Daesch comme « Soldat de l’État Islamique » et qui s’est laissé poussé la barbe « en tant que symbole religieux », provoquant un carnage de quatre-vingt quatre morts et de trois cent blessés, nous ramène à l’idée qu’il voulait partir, sans dette ( vidant son compte en banque et vendant sa voiture ) et sans reproche, au paradis, qui s’ouvre pendant le mois de Ramadan ( juin / juillet 2016 ) [ prenons comme exemple l’attentat très meurtrier à Bagdad en Iraq, début juillet 2016, qui avait ce but ]. De plus, il y a l’art de la « Taqiya », « la Dissimulation », parfaitement comprise par ce chauffeur-livreur irascible de Nice, qui festoie au ciel avec des houris [ très belles femmes ] et des éphèbes ( Coran , Sourate 56, « Al Waqi’a », « L’Événement » ) [ étant donnée sa sexualité précédente « terrestre » ].
Key Works : Peut-on associer violence et sacré, religion et sagesse, ferveur et exaltation, dogme et fanatisme ? Philo blog, 15 mars 2015 ;
Attentats suicides, prises d’otages, bombes humaines, pirates de l’air, imagination perverse, Philo blog 24 avril 2016 ;
Bonheur du fanatique et bonheur de décapiter, rage religieuse, enthousiasme, Hobbes, Shaftesbury, Philo blog 12 juin 2016 ;
Le cri des victimes, douleur et scandale, bonheur des injustes, Sade, Joseph de Maistre, Barthes, Philo blog 22 juin 2016 ;
Sade à l’origine de La Prise de la Bastille, criant depuis une des tours qu’on égorgeait les détenus, Philo blog 13 juillet 2016.








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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 10:59

Sade à l’origine de la Prise de la Bastille, criant depuis une des tours qu’on égorgeait les détenus.
Fernando Pessoa n’était qu’un modeste employé de bureau à la vie insignifiante. Ce n’est pas le cas du marquis de Sade né en 1740 qui passe son enfance avec le prince de Condé qui n’a que quatre ans de plus que lui ; il est confié ensuite à l’abbé de Sade près de L’Isle-sur-Sorgue. Il fait ses études à Louis-Le-Grand à Paris, sous la férule des Jésuites. Il participe ensuite à la guerre de Sept ans contre l’Allemagne. Il épouse Renée Pélagie de Montreuil et anime un théâtre. Il n’a que vingt-trois ans qu’il est incarcéré pour « débauche outrée et impiété horrible » et surveillé ensuite par un inspecteur ; ce qui ne l’empêche pas de se lier à des actrices et de donner des fêtes au château de Lacoste. A vingt-six ans, un rapport note que, dans sa petite maison à Arcueil, il n’y a que scandale et débauche. Le 3 avril 1768, c’est « l’affaire Rose Keller » qui porte plainte pour avoir été déshabillée de force puis flagellée. Il est mis en prison puis assigné à résidence. Il commence sa carrière d’écrivain et ne fait plus parti de l’armée. Le 27 juin 1772 éclate le « scandale de Marseille », aphrodisiaques, fouet, sodomie, les « filles » portent plainte à la police. Sade s’enfuit en Italie, avec sa belle-sœur, Anne Prospère de Launay, chanoinesse, dont il est amoureux ! De nouveau une perquisition est faite au château de Lacoste mais Sade se sauve. En 1774, il voyage avec sa femme et engage six adolescents ( cinq filles et un garçon ) qui, de nouveau, participent à des orgies qui pourraient le conduire, selon Sade lui-même, à être écartelé sur la roue par quatre chevaux ! Encore une fois, il part en voyage, et visite Florence, Rome et Naples. De retour, il fait des « boutonnières » avec un canif dans la peau d’une jeune servante locale qu’il prénomme « Justine » ; le père de celle-ci menace, pistolet en main, Sade, qui se fait arrêter à Paris. Il est sous le coup d’une lettre de cachet du roi qui l’emprisonne à Vincennes, le 13 février 1777 ; il a trente sept ans. Sade cherche à annuler, par la cour de cassation d’Aix-en-Provence, la peine encourue, qui commue la condamnation à mort en une forte amende et une admonestation ; oubliant qu’une lettre de cachet qui envoie en prison, elle, n’est pas révocable. Il est repris, s’échappe, et finalement se retrouve dans les donjons de Vincennes. Il y écrit son Dialogue [ philosophique ] entre un prêtre et un moribond, où le libertinage triomphe ! Et commence Les Cent Vingt Journées de Sodome, d’une violence sexuelle jamais dépassée.
A quarante quatre ans, le 29 février 1784, il est transféré à La Bastille, au deuxième étage d’une tour. Il roule le manuscrit des Cent vingt Journées dans un étui qu’il glisse, semble-t-il, dans l’interstice d’un mur. C’est alors que son action est décisive pour l’histoire de la France ! Le témoignage du gouverneur de La Bastille coupe toute indécision et est précis à propos de Sade : « Il s’est mis hier midi à sa fenêtre, et a crié de toutes ses forces et a été entendu de tout le voisinage et des passants, qu’on égorgeait, qu’on assassinait les prisonniers de la Bastille, et qu’il fallait venir à leurs secours. Il a récidivé ses cris et ses plaintes bruyantes ». Cette lettre étant datée du 9 juillet 1789, et adressée au gouvernement, les cris de Sade ont commencé le 8 juillet ( « hier » ) et se sont prolongés ( « récidive » ) le 9, peut-être les 10, 11, 12, ou même le 13 juillet 1789 ! Sade est sans doute à l’origine de La Prise de la Bastille le 14 juillet 1789 [que nous célébrons tous les ans ! ] et de l’assassinat du gouverneur peu sûr de lui-même et maladroit, qui a parlementé avec la foule ! En tout cas on ne peut affirmer avec Michel Delon que Sade ait été transféré le 2 juillet 1789 puisqu’il a harangué le peuple le 8 et le 9 juillet 1789 du haut de La Bastille. Sans doute, on ne veut pas que Sade soit à l’origine de la prise de La Bastille ! De plus, « libérer La Bastille » avait quelque chose d’absurde car les prisonniers peu nombreux étaient des aristocrates comme le marquis de Sade, mis là par lettre de cachet du roi, avec visites de proches ou de parents ( comme Madame de Sade qui lui apportait des livres et des friandises ) ! Et la Bastille était une prison, elle n’était pas un dépôt d’armes et de poudre ! Mais la tête du gouverneur indécis a fini sur une pique !
Je n’ai rien contre Michel Delon auquel j’avais envoyé mon article « Jouissance inhumaine, Sade, Lacan, Hegel », au moment de la parution du premier volume des Œuvres de Sade dans les éditions La Pléiade, qui a repris, dans le troisième volume ( introduction, p. XIX ), mon expression à propos des Cent vingt journées de Sodome dont il est, selon moi, « difficile de sortir indemne ».
Poursuivons la biographie du « divin marquis ». Il attend encore huit mois en prison l’abolition des lettres de cachet. Il se met en ménage avec une actrice, Marie Constance Quesnet, fréquente Stanislas de Clermont-Tonnerre et le salon de monarchistes constitutionnels, il est modéré et réformiste et veut réussir au théâtre, mais les révolutionnaires, les « bonnets rouges » [ comme les gardes rouges de Mao ] imposent leur « ligne juste », et sabotent la pièce de Sade. Du coup, pour se masquer, Sade fait mine d’être du côté des « bonnets rouges » sur la Place Vendôme devenue Place des « Piques » [ sur lesquelles on enfourche les têtes ] et fait un vibrant hommage à Marat « assassiné », et des « martyrs de la Révolution », le 9 octobre 1793 ! Advient la Terreur, et Sade qui est sur la liste de Fouquier-Tinville le 27 juillet 1794, est condamné à mort, mais il échappe à la « charrette » de ceux qui vont être guillotinés car il est marqué « absent » dans la prison où on le cherche ! Sous le Directoire ( 1795 - 1799 ), il est accusé à tort d’avoir été un de ces aristocrates émigrés revenus de l’étranger ; sous le Consulat ( 1799 - 1804 ) puis sous l’Empire ( 1804 - 1814 ), c’est-à-dire sous le général Bonaparte qui devient ensuite Napoléon Premier, Sade est enfermé, sans passer devant une quelconque instance judiciaire, à la prison de Sainte Pélagie, puis à l’hospice pour aliénés de Bicêtre, enfin à celui de Charenton ! Dernier ouvrage de Sade : Les Journées de Florbelle, œuvre brûlée à la demande de son fils ! Seule consolation pour Sade : il faisait jouer les malades mentaux devant un public venu observer ces « monstres » !
Key Word : Débauche outrée, impiété, scandale, flagellation, aphrodisiaque, orgie, lettre de cachet, donjon, prisons, asile d’aliénés.
Key Names : Fernando Pessoa, Marquis de Sade, le Prince de Condé, l’abbé de Sade, Renée Pélagie de Montreuil, Rose Keller, Anne-Prospère de Launay, la jeune servante Justine, le gouverneur de la Bastille, Marie Constance Quesnet, Stanislas de Clermont-Tonnerre, Fouquier-Tinville, Napoléon-Bonaparte.
Key Works : Patrice Tardieu, Fureur sexuelle, férocité, baisers semblables à des fouets, chair lacérée, érotisme mystique, Pessoa, Philo blog 7 juillet 2016 ; Le cri des victimes, douleur et scandale, bonheur des injustes, Sade, Joseph de Maistre, Barthes, Philo blog 22 juin 2016 ; Bonheur du fanatique et bonheur de décapiter, rage religieuse, enthousiasme, Hobbes, Shaftesbury, Philo blog 12 juin 2016 ; Bonheur de la racaille prolétarienne et de la canaille révolutionnaire, Marx, Baechler, Aristote, Philo blog 26 mai 2016 ; Attentats suicides, prise d’otages, bombes humaines, pirates de l’air, imagination perverse, Philo blog 24 avril 2016.
Fernando Pessoa, Ode Maritime ; Sade, Justine ou les malheurs de la vertu ; Peter Brook ( film, 1966 ) , L’assassinat de Jean-Paul Marat tel que monté par les patients de l’asile de Charenton sous la direction du marquis de Sade ( d’après la pièce de Théâtre de Peter Weiss, 1963 ).
Patrice Tardieu











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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 10:25

Fureur sexuelle, férocité, baisers semblables à des fouets, chair lacérée, érotisme mystique, Pessoa.
Il existe un extraordinaire poème de Fernando Pessoa, sous le pseudonyme [ « faux nom » qui dissimule l’identité d’un auteur ] ou plutôt sous l’hétéronyme [ « autre nom » , dans le cas de Pessoa qui en créa un certain nombre ] , d’Alvaro de Campos [ « Aubéron des champs », un Pessoa sensuel et inquiétant ] , poème de mille vers dont je ne commenterai qu’une cinquantaine, écrit en 1915, intitulé Ode Maritime, qui est le cri des victimes, mais cette fois-ci consentantes ! Donc qui ne se situe pas dans le « champ » ( étendue de chair labourable ! ) de Sade, mais dans celui de Sacher-Masoch. C’est une invocation aux barbares des mers [ toute la vie professionnelle de Pessoa consista à traduire des textes de commerce maritime ! ] s’attaquant à des femmes ! Le poète se met dans le corps de « la femme-toutes-les-femmes » [contrairement à la femme « pas toute » de Lacan ] qui vont être agressées, abusées, pénétrées, offensées, fragmentées. Il s’introduit entièrement en elles, s’identifie à elles, totalement femelle, propre à la fécondation, jusqu’au frisson de la moelle épinière. Il évoque l’attente des femmes, dans les ports, des marins, à la fois haïs et aimés. Ce ne sont pas des « bien-aimés ». Il n’y a pas de tendresse avec eux, même dans les rêves. Le poète prétend s’introduire dans l’âme des femmes par sa féminité propre, mais aussi dans celle, féroce, des barbares des mers, qui ne peut se rattacher qu’à un Dieu à l’envers ; dieux monstrueux de l’antiquité panthéiste pleins de sang, démoniaques. Il est à la fois les veines tailladées et le couteau ; le corps des femmes et la fureur sexuelle des barbares des mers. Il est cet ensemble de nerfs hystériques féminins, et cette absurde violence. Comment définir les barbares des mers ? Ils sont ce qui est contraire à la loi, le sauvage, le sanguinaire et le cruel, la férocité incarnée. Dans un appel masochiste, le poète s’identifie aux victimes, il demande à être humilié et battu, soumis comme un objet, esclave volontaire et il en est fier, car tel est son attachement explicite aux plaisirs sensuels de l’obéissance. Que la cruauté de ces barbares des mers s’effondre sur lui comme de grands créneaux de châteaux forts ! Que ces hommes inhumains venus du fond des âges anciens le mettent en lambeaux, lui donnent des coups qui fassent plaie ! Puis qu’ils cousent sa peau lacérée de sang ; que leurs baisers soient des fouets, des hachettes d’assaut, avec emportement, qui scellent son appartenance physique dans une frayeur voluptueuse de son désir du plaisir dans la douleur. Donation de son corps à l’emportement sans limite de cette violence déchaînée, devenu simple objet sans volonté mais capable de sentir la férocité de tout dévorer de ces dominants, de ces maîtres, de ces seigneurs des mers, de ces fiers et grands chevaux de bataille dans toute leur animalité. Le poète les somme de le soumettre à la torture, de le mettre en pièces, de l’écarteler, de lui arracher les membres, de le faire tomber à la renverse sur le pont du navire, de répandre son corps dans les profondeurs océaniques ou sur le sable brûlant d’îles perdues.
Finalement le poète nous donne la clef de son texte : c’est une aspiration mystique de prendre sur soi toutes les douleurs du monde, de se soumettre au sacrifice religieux comme le Christ en proie à toutes les humiliations, qui fait exemple. L’érotisme rencontre ici le mysticisme comme cela sera le cas avec Pauline Réage [ hétéronyme de l’écrivaine Dominique Aury ; voir mon article : Amour fou au point de perdre la propriété de son corps, érotisme d’ordre mystique, Pauline Réage, Philo blog du 30 octobre 2015 ] qui a publié à la fois une Anthologie de la poésie religieuse et Histoire d’O.
Key Words : poème, pseudonyme, hétéronyme, cri des victimes, poète sensuel et inquiétant, le champ de la chair, la femme martyrisée, les nerfs hystériques, les barbares des mers, absurde violence, le sanguinaire et le cruel, torture, corps jetés dans les grandes profondeurs ou sur le sable brûlant.
Key Names : Fernando Pessoa [ ce nom portugais « Pessoa », prédestiné, signifie « personne » au sens qu’il n’y a personne, à rapprocher du latin « persona », « masque » ; Alvaro de Campos, un des hétéronymes de l’écrivain ; le marquis de Sade [ dont la famille remonte à la Laure chantée par Pétrarque ] ; Sacher-Masoch ; Jacques Lacan ; Pauline Réage.
Key Works : Patrice Tardieu, Le cri des victimes, douleur et scandale, bonheur des injustes, Sade, Joseph de Maistre, Barthes, Philo blog 22 juin 2016 ; Bonheur du fanatique et bonheur de décapiter, rage religieuse, enthousiasme, Hobbes, Shaftesbury, Philo blog 12 juin 2016 ; Bonheur de la racaille prolétarienne et de la canaille révolutionnaire, Marx, Baechler, Aristote, Philo blog 26 mai 2016 ; Attentats suicides, prise d’otages, bombes humaines, pirates de l’air, imagination perverse, Philo blog 24 avril 2016 ; Orgasme le plus intense, but sexuel secret atteint, tribadisme, flirt, baisers, trouble, Sapho, Sartre, Philo blog 23 mars 2016 ; Femme passionnée, ardente, orgasme supérieur à celui de l’homme, androgynie, Böhme, Polyclès, Philo blog 23 février 2016 ; La femme soi-disant frigide, tomber amoureux, l’errance, l’inaccompli et l’individu, W.Stekel, Philo blog 29 janvier 2016 ; Mourir à la place de l’autre, rejoindre l’autre dans la mort, revenir à la vie sans l’autre, Verdi, Gluck, Philo blog 29 décembre 2015 ; Séduction érotique, biblique, politique, Judith et Holopherne, Artemisia Gentileschi, Lacan, Philo blog 28 novembre 2015 ; Excitation érotique liée au rêve éveillé masochiste, goût du malheur de femmes, Reik, Hélène Deutsch, Philo blog 4 octobre 2015 ; Masochisme, satisfaction dans la souffrance, honte, humiliation, le Yin, le Yang, Théodore Reik, Freud, Philo blog 16 septembre 2015 ; Voir c’est déflorer, viol par la vue, le voyeur, la pudeur, Actéon dévoré par ses désirs, Klossowski, Philo blog 2 septembre 2015 ; Jalousie, rapport au monde, mourir à l’être comme aimer à la folie jusqu’à la déraison, Lévinas, Sartre, Philo blog 12 août 2015 ; Projet individuel, originel, unique, l’élan du sujet vers l’être, rapport à soi, au monde et à l’Autre, Philo blog 3 août 2015 ; Présence de notre corps visible, surgissement de ce que nous avons à être, comment s’orienter ? 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Théories de Freud, Proust, Philo blog 14 mai 2014 ; D’où vient l’éclat de la beauté des femmes ? Pourquoi la splendeur du sensible est-elle illuminée ? Philo blog 27 octobre 2014 ; Secrets d’alcôve, lit conjugal, question de quantité, d’attention ou don des dieux ? Philo blog 7 avril 2014 ; Beauté du sexe féminin chantée par Saint-John Perse, attachement amoureux de la femme, Philo blog 29 janvier 2014.
Fernando Pessoa, Ode maritime ; Sade, Justine ou les malheurs de la vertu ; Sacher-Masoch, La Vénus à la fourrure ; Lacan, Écrits, Séminaires ; Pauline Réage, Histoire d’O.
Patrice Tardieu









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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:15

Le cri des victimes, douleur et scandale, bonheur des injustes, Sade, Joseph de Maistre, Barthes.
Après le souhait impossible de Madame d’Esterval de déranger le cours des astres et son impuissance à outrager la Nature, Sade réfléchit sur la mort apparente et les convulsions des « cadavres », et se lance dans une scène scatologique lubrique, tout en ressuscitant la petite Cécile pourtant déjà assassinée. Il continue à faire l’éloge de Justine : « il n’est pas dans la société une plus belle fille, une plus douce, une plus vertueuse que celle-là », mais il lui fait dire : « Oh juste ciel ! Je serai donc toujours un objet de douleur et de scandale. Hâte-toi de trancher mes jours, Être suprême ; j’aime cent fois mieux la mort que l’horrible vie que je mène ». Cela me rappelle ce que l’on appelait dans l’antiquité grecque « la sagesse du Silène » : mieux vaut « ne pas être né, n’être pas, n’être rien, et mourir bientôt » ; c’est le « mè phunaï » ( « ne pas naître » ) d’Œdipe dans Sophocle où le chœur chante « mieux vaut cent fois n’être pas né » ( Œdipe à Colone , quatrième épisode, vers 1224 ). Il est question aussi de « contrat » signé, et « d’éducation » ( par des « instituteurs » scélérats ), ce qui n’est pas sans évoquer Rousseau ( en négatif ) et son Émile ou De l’éducation ; il s’agit « d’automatiser les âmes » ( allusion aux automates créés par Vaucanson en particulier « le joueur de flûte » ). Suit alors une scène que l’on pourrait qualifier de « surréaliste » où l’imagerie sadique se déploie : on fait mettre à une femme un « bonnet singulier » ; elle est séparée de son mari que par « la plus mince cloison » pour qu’il se délecte de ses hurlements ! Le crâne de la malheureuse est affublé « d’un casque à tuyau, organisé de manière que les cris que lui faisaient jeter les douleurs dont on l’accablait ressemblaient aux mugissements d’un boeuf ». Le mari demande : « Que diable lui font-ils donc, pour la faire beugler ainsi ? » alors qu’il est le commanditaire de ce supplice et qu’il avoue qu’en laissant tout deviner, sans rien voir, à son imagination, celle-ci est beaucoup plus forte que la perception de la scène en question ! On pourrait rapprocher cette torture de celle de Phalaris qui enfermait ses victimes dans un taureau d’airain, sculpté par Périllos, surchauffé. Rappelons que Phalaris était ce tyran d’Agrigente, de 569 à 549 avant J.C., qui se délectait précisément de ces gémissements aussi « suaves » pour lui que la plus belle mélodie !
Roland Barthes s’est intéressé à ce passage de Sade ( dans Sade, Fourier, Loyola ; Sade II, le casque ) qu’il commente de la manière suivante : « sans rien lui ôter de son pouvoir signalétique [ c’est le « jargon » linguistique habituel de Barthes dont il abuse ], le casque dénature le cri, le frappe d’une étrangeté animale, transformant « la femme pâle, mélancolique et distinguée » en masse bovine ; […] le cri est un fétiche [ ici Barthes veut dire que c’est un symbole des victimes ] ». Mais je vais me référer plutôt à la problématique posée par Joseph de Maistre ( dans Les Soirées de Saint-Pétersbourg, Premier entretien ) sur « le bonheur des méchants et le malheur des justes » : « Vous croyez donc que les méchants ne sont pas heureux ? Je voudrais le croire aussi ; cependant j’entends dire chaque jour que tout leur réussit ». Revenons à Phalaris, tyran pendant seize ans, qui prenait beaucoup de plaisirs aux hurlements de ses suppliciés, sans utiliser des exemples plus récents de despotes sanguinaires ou de chefs totalitaires ( comme Lénine, créateur du Goulag, Staline, d’abord bandit de grands chemins, Hitler ou Mao et sa révolution [ anti-]culturelle, anti-civilisation, bilan : 15 millions de morts juste pour cette période, sans parler du Lao Gai, le Goulag chinois, etc.). Pensons aux victimes et à leurs cris…
Conclusion générale [ que j’avais écrite pour mon article du 20 au 24 février 2006 que j’ai publié donc en trois parties, à savoir, 1/ Bonheur de la racaille prolétarienne et de la canaille révolutionnaire, Marx, Baechler, Aristote, publié le 26 mai 2016 sur mon Philo blog ; 2/ Bonheur du fanatique et bonheur de décapiter, rage religieuse, enthousiasme, Hobbes, Shaftesbury, publié le 12 juin 2016 ; 3/ cet article-ci : Le cri des victimes, douleur et scandale, bonheur des injustes, Sade, Joseph de Maistre, Barthes, publié le 22 juin 2016 ]: Les nombreux bonheurs que nous avons énumérés [ dans la toute première introduction ] semblent éphémères et ne rentrent que dans la catégorie aristotélicienne de « l’eutukhia » [ la « bonne chance » ], un bonheur protensif de courte durée. Seul Barbey d’Aurevilly dans Les Diaboliques, soutiendra que le bonheur dans le crime peut durer toute une vie, être un bonheur « eudaimonia ». Quant au caractère intensif du bonheur, le guerrier au moment de tuer, le bourreau au moment de châtier, le fanatique au moment de l’explosion violente, doivent certainement éprouver une très forte intensité. Le philosophe devant toute cette variété de bonheurs, peut-il, comme dans l’épigraphe citée de Lucrèce, au tout début, les regarder depuis la « makaria » philosophique [ la « félicité bienheureuse », comme un être humain peut la vivre, utilisant la meilleure partie de lui-même, le « noûs », « l’intellect » ( Aristote, Éthique à Nicomaque, I, 11, 1101, 20 et X, 7, 1177 b 30 )]?
Key Word : outrager la Nature, la mort apparente, les convulsions, scatologie lubrique, persécution des filles belles, douces, vertueuses, mieux vaut n’être pas né, n’être pas, mourir, automatiser les âmes, imagerie sadique, cris d’un être humain semblables à ceux d’un bœuf, beuglement, l’imagination plus forte que la perception, le taureau d’airain de Phalaris, le bonheur des méchants et le malheur des justes.
Key Names : Sade, Sophocle, Rousseau, Vaucanson, Phalaris, Périllos, Roland Barthes, Joseph de Maistre, Barbey d’Aurevilly, Hobbes, Shaftesbury, Aristote.
Key Works : Patrice Tardieu, Dialectique, taoïste, machiavélique, érotique, phénoménologique et psychanalytique, de la charcuterie, Philo blog 8 février 2007 ; Nietzsche contre Marx, Philo blog 21 février 2007 ; Soleils de l’amour, miroirs de la mort, Philo blog 20 mars 2007 ; Sein, sperme, scybale, objet abject, Philo blog 13 juin 2007 ; Religion positiviste, socratique, chrétienne, islamique, juive, bouddhiste, klossowskienne, Philo blog 26 août 2007[ en deux parties ] ; Seins, l’idole et l’icône (1), Philo blog 26 août 2007, (2) Philo blog ( 6 janvier 2009 ) [schémas des trois idoles] ; Obscénité et violence à l’origine du monde, Philo blog du 12 février 2008 au 4 avril 2008 [ en dix parties ] ; Jouissance inhumaine, Sade, Lacan, Hegel, Philo blog 30 septembre 2008 ; Le marquis de Sade et Diderot, Philo blog 27 avril 2011 ; Isolisme, Sade, Philo blog 4 septembre 2011 ; La philosophie dans le boudoir, Sade, Philo blog 5 septembre 2011 ; Sade, la peine de mort, Philo blog 6 septembre 2011 ; Contradictions de Sade ? Philo blog 7 septembre 2011; Sade et les femmes, Philo blog 8 septembre 2011 ; Klossowski, Bataille, Sade, 10 septembre 2011 ; Maurice Blanchot, Sade, Philo blog 11 septembre 2011 ; L’esprit de négation, Sade, 17 septembre 2011 ; La vie rêvée de Sade, 17 septembre 2011 ; Sade et la religion, Philo blog 18 septembre 2011 ; La féminité de Sade, Philo blog 23 septembre 2011 ; Sade, le hasard et la providence, Philo blog 23 septembre 2011 ; Sade et la pulsion de mort, Philo blog 24 septembre 2011 ; L’Être suprême en méchanceté, Philo blog 25 septembre 2011 ; Le divin marquis et l’isolisme ; Nietzsche, Sade, Aristote et le fouet, Philo blog 1 octobre 2011 ; La Justine du marquis de Sade, Philo blog 5 octobre 2011 ; La jouissance et l’amour selon Sade et Lacan, 6 octobre 2011 ; Transgression des normes sexuelles, morales, sociales et religieuses, Philo blog 8 octobre 2011 ; Sade avec Platon, Philo blog 13 octobre 2011 ; Sensualité, érotisme, pornographie et le divin marquis, Philo blog 13 octobre 2011 ; Lacan, le crime sadique des sœurs Papin, Philo blog 18 octobre 2011 ; Désirs, jouissance et négation, Platon, Hegel, Sade, Lacan, Philo blog 22 octobre 2011 ; Le pénis, le phallus, Freud, Lacan, Sade, Philo blog 24 octobre 2011 ; Sentiments et passion chez Sade et Racine, Philo blog 26 octobre 2011 ; Masochisme et sadisme de Rousseau, Philo blog 29 octobre 2011 ; Sade contre Freud, Philo blog 5 novembre 2011 ; Sade, l’apathie et le stoïcisme, Philo blog 8 novembre 2011 ; Joseph de Maistre, le bourreau Khmer rouge et la profondeur abyssale du mal, Philo blog 9 novembre 2011 ; La séduction du bourreau, cruauté sadique au Rwanda, Philo blog 12 novembre 2011 ; Lucrèce avec Sade, noirceur lucrétienne et apathie sadienne, Philo blog 29 novembre 2011 ; Désir de dévoration, amours anthropophages, Proust, Sade, Dali, Sagawa, Philo blog 5 février 2012 ; Sade, Saint-John Perse, sexe féminin, bisexualité originaire, Philo blog 31 août 2012 ; Vengeance contre l’amour, jouissance refroidie par la jouissance même, Philo blog 1 septembre 2012 ; 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Rien n’offense la nature aveugle et destructrice elle-même, préjugés de l’enfance, Sade, Hobbes, Philo blog 17 septembre 2013 ; Particularité anatomique intime de certaines femmes qui les assimilent à des hommes, Sade, Philo blog 19 septembre 2013 ; Jouissance de la saignée, ivresse de phlébotomiser passions bizarres jusqu’à l’épilepsie, Sade, Philo blog 21 septembre 2013 ; Rencontre d’un frelon impur et d’un ange, d’un bourdon et d’une orchidée, Proust, Sade, Philo blog 23 septembre 2013 ; Plaisir de la table et luxure, donner des esclaves aux murènes, Apollinaire, Adam Smith, Sade, Philo blog 25 septembre 2013 ; Décadence romaine, dégradation et folie humaine, intempérance, Jules Janin, Nietzsche, Sade, Philo blog 27 septembre 2013 ; Souveraineté de personnages voluptueux, plaisir, angoisse, ne pas édulcorer Sade, Georges Bataille, Philo blog 29 septembre 2013 ; Horreurs sacrificielles, rites religieux, conscience de soi, sadisme, Georges Bataille, Sade, Philo blog 1 octobre 2013 ; Sade donne sa voix à la violence sans se plier aux exigences de la violence, paradoxe de G. Bataille, Philo blog 9 octobre 2013 ; Donner la parole à la violence, c’est l’abuser, la prendre au piège, se jouer d’elle, G. Bataille, Philo blog 11octobre 2013 ; Le grand coït spatial, Madame d’Esterval, déranger le cours de la Nature, Sade, Bataille, Philo blog 14 octobre 2013 ; Éclat insoutenable de l’œuvre de Sade par dérèglement, comme celui du soleil, Philo blog 18 octobre 2013 ; Absolu insupportable de la conscience de soi chez Sade qui l’aveugle, Hegel, Georges Bataille, Philo blog 19 octobre 2013 ; Buste du bourreau, supplice des mille morceaux, Mirbeau, de Maistre, Bataille, Freud, Philo blog 24 septembre 2014 ; L’anti-Justine de Restif de la Bretonne face à la Justine ou les malheurs de la vertu de Sade, Philo blog 16 novembre 2014 ; Attentats suicides, prise d’otages, bombes humaines, pirates de l’air, imagination perverse, Philo blog 24 avril 2016.
Sade, Justine ou les malheurs de la vertu, La Nouvelle Justine. Roland Barthes, Sade, Fourier, Loyola. Joseph de Maistre, Les soirées de Saint-Pétersbourg. Sophocle, Œdipe à Colone. Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques, le bonheur dans le crime. Soljénitsyne, L’archipel du Goulag. Robert Conquest, La grande Terreur. Simon Leys, Les habits neufs du Président Mao. Jean Pasqualini, Prisonnier de Mao, sept ans dans un camp de travail en Chine. Dai Hsiao-Ai, Mémoires d’un garde rouge. Pierre Illiez, Chine rouge page blanche.




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Published by Patrice TARDIEU - dans Marquis de Sade
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