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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 17:24

Etant donnés les événements actuels, je rappelle que j'ai publié un article intitulé : Religion positiviste, socratique, chrétienne, islamique, juive, bouddhiste, klossowskienne. Gages et gageure de l'engagement religieux ; sur mon Philo blog du 26/08/2007. Patrice Tardieu.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 00:40

Les pisseuses dans l’art, rayon de lumière sur un jet dans l’obscurité, érotisation de la miction.
Les « belles pisseuses », voilà un nouvel objet d’étude pour le sexologue Havelock Ellis. Il se penche sur le célèbre peintre hollandais de La Ronde de Nuit mais aussi graveur de l’Alcôve (où un couple s’unit sexuellement), de Joseph et la femme de Putiphar ( où celle-ci, tout le bas de son corps dénudé, essaie de le retenir pour qu’il lui fasse l’amour ) et du Moine ( où celui-ci s’accouple à une glaneuse dont on ne voit que les genoux ! ): « L’eau-forte de Rembrandt, communément appelée La Femme qui pisse, est un bel essai de faire briser des rayons de lumière sur un jet partiellement resté dans l’obscurité, thème artistique qui est indemne de toute obscénité ». Il y oppose le cas suivant : « un jeune homme qui invitait des jeunes filles à danser mi-nues chez lui, à sauter et à uriner devant lui, ce qui lui procurait l’éjaculation, est au contraire un exemple typique de symbolisme urolagnique [ érotisation de la miction ] ». Il donne aussi l’exemple d’un jeune russe de vingt-sept ans qui cherchait à se trouver dans une situation où ses aventures amoureuses l’amenaient à recevoir le pipi dans la bouche. Je signalerais que le magistral tableau de Jordaens, Le Roi Candaule, Gygès et la Reine Nyssia ( vue nue de dos rentrant dans son lit à baldaquin aux lourdes tentures, les deux personnages masculins, épiant la reine callipyge, pleins de désir ) qui vient sans doute d’épancher sa vessie avant de se coucher car il y a un rutilant pot de chambre à ses pieds ! Key Word : sexologie, symbolisme urolagnique. Key Names : Havelock Ellis, Rembrandt, Jordaens. Key Works : Patrice Tardieu, Candaulisme : Nyssia callicysthe [ belle en sexe ] philo blog du 16/01/2009 au 09/08/2009. Havelock Ellis, Études de Psychologie Sexuelle. Rembrandt, l’Alcôve, Joseph et la femme de Putiphar, le Moine, la Femme qui pisse. Jordaens, le Roi Candaule, Gygès et la Reine Nyssia. Patrice Tardieu.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 00:18

Belles pisseuses dans l’art, rayon de lumière sur un jet dans l’obscurité, érotisation de la miction.
Les « belles pisseuses », voilà un nouvel objet d’étude pour le sexologue Havelock Ellis. Il se penche sur le célèbre peintre hollandais de La Ronde de Nuit mais aussi graveur de l’Alcôve (où un couple s’unit sexuellement), de Joseph et la femme de Putiphar ( où celle-ci, tout le bas de son corps dénudé, essaie de le retenir pour qu’il lui fasse l’amour ) et du Moine (où celui-ci s’accouple à une glaneuse dont on ne voit que les genoux ! ): « L’eau-forte de Rembrandt, communément appelée La Femme qui pisse, est un bel essai de faire briser des rayons de lumière sur un jet partiellement resté dans l’obscurité, thème artistique qui est indemne de toute obscénité ». Il y oppose le cas suivant : « un jeune homme qui invitait des jeunes filles à danser mi-nues chez lui, à sauter et à uriner devant lui, ce qui lui procurait l’éjaculation, est au contraire un exemple typique de symbolisme urolagnique [ érotisation de la miction ] ». Il donne aussi l’exemple d’un jeune russe de vingt-sept ans qui cherchait à se trouver dans une situation où ses aventures amoureuses l’amenaient à recevoir le pipi dans la bouche. Je signalerais que le magistral tableau de Jordaens, Le Roi Candaule, Gygès et la Reine Nyssia ( vue nue de dos rentrant dans son lit à baldaquin aux lourdes tentures, les deux personnages masculins, épiant la reine callipyge, pleins de désir ) qui vient sans doute d’épancher sa vessie avant de se coucher car il y a un rutilant pot de chambre à ses pieds ! J’attirerais enfin l’attention sur La Pisseuse, toile de Picasso immédiatement reconnaissable, d’une baigneuse se soulageant sur la plage ! Et, du même ( mais c’est une aquatinte et eau-forte sur cuivre ) Pisseuse surprise par deux vieillards qui est sans doute un clin d’œil à Suzanne surprise par deux vieillards de ses illustres prédécesseurs : Véronèse, Rembrandt, Rubens, Van Dyck, Tintoret…histoire tirée du chapitre XIII, 1- 64, deutérocanonique, du Livre de Daniel. La voici : Suzanne est une très belle femme mariée convoitée par deux juges âgés; un jour où il fait très chaud, elle a envie de prendre un bain dans son parc dont elle ordonne à ses servantes de fermer les portes et d’aller chercher de l’huile et des parfums, toutes ignorant que les deux vieillards y sont dissimulés, à l’affût. Ils surgissent et lui font le chantage suivant : nous dirons que tu les a éloignées exprès pour recevoir un amant, si tu ne nous cèdes pas ! Finalement Daniel va confondre de faux témoignage les deux scélérats pris séparément car ils se contredisent sur le lieu où se serait déroulé l’adultère qui n’était qu’une projection de leur propre désir ! Key Word : sexologie, symbolisme urolagnique. Key Names : Havelock Ellis, Rembrandt, Jordaens, Picasso. Key Works : Patrice Tardieu, Picasso, les paraboles, Philo blog du 06/05/2008 au 27/05/2008 et le 15/12/2008. Candaulisme : Nyssia callicysthe [ belle en sexe ], Philo blog du 16/01/2009 au 09/08/2009. Mystère féminin, se donner tout en se dérobant, sa puissance est son altérité. Caravage Rembrandt. Philo blog du 18/12/2013. Havelock Ellis, Études de Psychologie Sexuelle. Rembrandt, l’Alcôve, Joseph et la femme de Putiphar, le Moine, la Femme qui pisse. Jordaens, le Roi Candaule, Gygès et la Reine Nyssia. Picasso, la Pisseuse ; Pisseuse surprise par deux vieillards. Véronèse, Rubens, Van Dick, Tintoret, Suzanne au bain ( titre habituel ). Patrice Tardieu.

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 23:36

L’être qui vit dans la passion ne peut raisonner, il n’a ni vice ni vertu. Aristote monté et bridé.

Les représentations d’Aristote en « cheval érotique » ( « equus eroticus » ), traversent les siècles, ne se situent pas seulement dans les Églises et les Chapelles. Au Moyen-Âge on trouve aussi un coffret d’ivoire de la ville de Florence, où l’on voit la femme monter en amazone, les deux jambes du même côté, sur le dos d’Aristote à quatre pattes, Alexandre les regardant d’un créneau de château fort. Au seizième siècle, une gravure de Lucas de Leyde nous montre la cavalière avec une chevelure abondante et une coiffe recherchée, je dirais mi-d’Orient, mi-grecque, dans une longue robe très serrée à la taille et sous la poitrine, une ceinture de gros bijoux tombant sur le ventre, brandissant un fouet de la main droite et de l’autre retenant les rênes du mors aux dents qu’Aristote prend au sens propre comme au sens figuré puisqu’il se laisse emporter par le désir et la passion amoureuse. L’auguste philosophe, qui n’est plus tout jeune comme Alexandre le Grand sa « pupille », se met à faire la monture sous la férule autoritaire de sa maîtresse femme ! On sait que l’épouse de Socrate n’était pas non plus d’humeur facile ! Ceci dit, Aristote est ici coiffé d’un turban, ce qui laisse à penser de l’influence d’un conte oriental, le vizir « sellé » et « bridé » comme un cheval. Une autre gravure du seizième siècle, de Hans Baldung Grien nous montre la femme, qui n’a gardé que sa coiffe, entièrement nue sur un Aristote âgé à la longue barbe, le front très dégagé mais toujours le mors aux dents, le fouet menaçant son postérieur, n’ayant lui non plus aucun vêtement, les yeux tournés vers les spectateurs, pendant qu’un petit personnage du haut d’une grande bâtisse observe le couple en mouvement. Il y a un mur jouxtant celle-ci avec une niche dans laquelle se trouve un vase ovoïde qui ressemble à un phallus en forme d’amphore. Derrière, on aperçoit au loin un village perché sur les hauteurs avec une tour. Un arbre sec encadrait le coin droit de la gravure de Lucas de Leyde, ici il y en a trois dont deux à gauche, extrêmement « potelés » si je puis dire. L’action est suggérée par le voile de la femme qui s’envole dans son dos et le bras droit, en arrière de celle-ci, qui tient le fouet ! Une peinture du dix-septième siècle attribuée à Charles de la Fosse ou bien à Alessandro Turchi à cause de son clair-obscur qui évoque Caravage, représente Aristote qui porte sur son dos une femme nue qui s’y installe, prête à le fustiger avec des verges. La scène est violemment éclairée par une torche que tient une femme dépoitraillée en toge romaine, un sein éclairé, et le pied nu, pendant qu’une troisième, torse nu, aide la cavalière à s’asseoir en amazone sur Aristote dont le visage est en partie dans la lumière, ses Œuvres Morales ( on suppose ) jonchant le sol, à moitié ouvertes ! Mais notons qu’Aristote lui-même avait envisagé que « l’homme qui vit sous l’empire de la passion ne saurait écouter un raisonnement » ( Éthique à Nicomaque, X, 25 ), et qu’il peut même se métamorphoser en « bête brute qui n’a ni vice ni vertu » ( « thèriotès », Éthique à Nicomaque, VII, 1, 1145 a 20 ), qu’il rapproche du divin en tant que dépassement de ces termes de morale : « ainsi en est-il d’un dieu, son état est quelque chose de plus haut que la vertu ». Aristote devenu cheval est alors en dehors de tout jugement moral ! Key Word : cheval érotique. Key Names : Aristote, Alexandre le Grand, Lucas de Leyde, Hans Baldung Grien, Charles de la Fosse, Alessandro Turchi, Caravage. Key Works : Patrice Tardieu, Nietzsche, Sade, Aristote et le fouet, Philo blog du 01/10/2011. Coffret d’ivoire de Florence, Gravures de Lucas van Leyden et de Hans Baldung Grien, Peinture de Charles de la Fosse ou d’Alessandro Turchi. Aristote, Éthique à Nicomaque, X, 25 ; VII, 1, 1145 a 20. Patrice Tardieu.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 23:32

Ce qui se passe quand la femme a le rôle actif. Nymphes incarnant les plaisirs érotiques divins.

On sera peut-être étonné d’apprendre que la représentation de « l’equus eroticus » la plus célèbre est celle d’Aristote en tant que « cheval érotique » , dont l’aventure se trouve dans un « lai ». Ce mot signifie « chanson », mais ici « bref poème narratif », comme ceux de Marie de France, de la littérature courtoise, où elle raconte par exemple dans son « Lai du rossignol » que toute la nuit le chevalier et sa dame se regardaient ne pouvant faire davantage, le seigneur son mari s’inquiétant de toutes ces veilles ! Elle prétend qu’elle ne peut s’arracher au plaisir du chant d’un rossignol; du coup l’époux tue le rossignol pour qu’elle puisse dormir ! L’oiseau sera mis dans un coffret que « l’amant » fera confectionner ! J’en viens au « Lai d’Aristote » ( treizième siècle ) attribué à Henri d’Andeli ou à un Henri de Valenciennes. Il est basé sur des faits et sur une légende. On sait qu’Alexandre le Grand arriva jusqu’en Inde, dans le Pendjab, et s’arrêta à l’Hyphase, sous-affluent du fleuve Indus; que la peinture et la sculpture indienne ont été fécondées par le passage d’artistes grecs; qu’il existe le temple indien extraordinairement érotique de Khajurâho; que le Kama Sûtra, où il y a un chapitre intitulé « Ce qui se passe lorsque la femme prend le rôle actif », a été écrit par le brahmane Vatsyayana; enfin que l’auteur de l’Éthique à Nicomaque, Aristote, a été le précepteur d’Alexandre. Voici, résumée, la légende de ce « Lai » : Alexandre s’attarde car il est pris de passion pour [ je dirais, une de ces « apsaras », « nymphes », incarnant les plaisirs érotiques « divins », que l’on voit faire l’amour dans les positions les plus acrobatiques sur le Khajurâho ]. Aristote le morigène et essaie de le raisonner. L’envoûtante indienne décide de retourner la situation. Elle se promène, à moitié nue, sous les yeux d’Aristote qui, lui aussi, se met à la désirer ! Elle lui fait comprendre qu’il doit d’abord lui servir de monture, ce qu’il accepte ! Mais Alexandre les voit et rit. Conclusion : « Amour vainc tout et tout vaincra tant que le monde durera ». On peut tirer de ce « Lai » deux « morales » : l’une « religieuse », ce qui explique qu’Aristote « equus eroticus » se trouve représenté sur de nombreuses stalles [ sièges en bois de chaque côté du chœur ], des chapiteaux, des bas-reliefs, des pilastres des Églises et Chapelles, sur la puissance de la femme grâce à la sexualité; l’autre « philosophique » que l’on peut lire déjà chez Héraclite : « Éros est le premier des dieux » ( fragment XIII ). Key Word : puissance érotique . Key Names : Aristote, Marie de France, Henri d’Andeli, Henri de Valenciennes, Alexandre le Grand, Vatsyayana, Héraclite. Key Works : Patrice Tardieu, Nymphes invisibles de Diane au bain, brèche scélérate dans son être fermé, théophanie, kénose, Klossowski avec Proust Philo blog du 05/01/2012 Nietzsche, Sade, Aristote et le fouet, Philo blog du 01/10/2011. Marie de France, le Lai du Laostic [ Rossignol ]. Henri d’Andeli, le Lai d’Aristote. Héraclite, fragment XIII. Vatsyayana, Kama Sûtra. Patrice Tardieu.

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 22:43

Cavalière chevauchant son partenaire qui la prend sur son dos comme un cheval, equus eroticus.

Débat entre les trois fondateurs de la sexologie : d’un côté Krafft-Ebing et Albert Moll qui soutiennent que « la plupart des cas de fétichisme du soulier reposent sur un instinct masochiste d’humiliation de soi-même plus ou moins conscient ». En effet « les masochistes embrassent les souliers et les pieds de la femme, se font piétiner par celle-ci ». Mais l’élément primaire est-il le fétichisme ? Est cité le cas d’un homme qui ne peut avoir des rapports avec une femme qu’en étant le « succubus », c’est-à-dire que la femme soit placée au-dessus de lui dans une position dominante, l’homme au-dessous [ ce qui contredit, je dirais, la théorie d’Alfred Adler que le mâle veut toujours être au-dessus ]. L’humiliation ou l’humilité se retrouverait dans les expressions « fouler quelqu’un aux pieds » ou « être aux pieds de quelqu’un » [ formule de politesse ancienne ] ou l’attitude religieuse de baiser le pied. Un autre cas donné par Krafft-Ebing est celui de « l’equus eroticus ». Cet homme, si une femme avait un joli pied, s’offrait de lui servir de chaise et de recevoir d’elle un coup de pied. Il avait remarqué que les dames aimaient monter à cheval et il imaginait ce que pourraient lui faire les éperons. Il arrive à passer de l’imagination à la réalité et à inciter des femmes à se hisser sur son dos pendant qu’il joue la monture. Il fait alors tous les mouvements chevalins et aime être traité comme par les cavalières. Pendant qu’elles le chevauchent, elles peuvent le piquer, le battre, l’injurier, le caresser, le cravacher selon leur caprice, avec quelques intervalles de repos, trois à quatre fois de suite. Il préfère se dénuder le haut du corps pour mieux sentir la cravache, alors que les femmes doivent rester avec chapeau, gants, beaux souliers, bas, sous-vêtement féminin, à l’époque, longs jusqu’aux genoux. Je reviens à la dispute théorique de nos sexologues. Le troisième fondateur est Havelock Ellis. Il trouve « séduisante » l’identité supposée du masochisme et du fétichisme du pied soutenue par Krafft-Ebing et Albert Moll, cependant il y a une grande différence : « pour le masochiste, ses gestes et marques d’humiliation de soi-même sont le symbole de l’adoration extatique [ abnégation extatique qu’il désire atteindre ]; pour le fétichiste du pied, le pied ou la chaussure de sa maîtresse est le symbole concentré de tout ce qu’il y a de beau, d’élégant, de féminin dans la personnalité aimée ». Key Word : débat sur le masochisme et le fétichisme. Key Names : Krafft-Ebing, Albert Moll, Havelock Ellis, Alfred Adler. Key Works : Patrice Tardieu : L’amour avec le diable, les incubes, les succubes, Jérôme Bosch, Philo blog du 13/11/2011 ; L’homme au-dessus, la femme en dessous, principal ressort de l’acte sexuel selon Adler, Philo blog du 25/04/2014. Krafft-Ebing et Albert Moll, Observations 108 et 110. Alfred Adler, Connaissance de l’homme, I, 7. Les rapports entre les sexes. Patrice Tardieu.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 23:11

Luxure de l’attouchement et pudeur du pied érotique. Dieu et sa Déesse, son Ashérah.

Havelock Ellis nous fait part des observations du Docteur Paul Jacoby en 1903 sur les mœurs de certains peuples d’Europe septentrionale : « Par les nuits très chaudes ou le jour de la cuisson du pain, vous verrez des femmes les seins découverts, quelquefois toutes nues, sans que cela les gêne; mais vous ne les verrez jamais nu-pieds. […] Ces femmes ont leur pudeur dans le pied; elles y ont aussi leur coquetterie ». Pour l’homme « débander le pied de la femme est un acte de luxure et l’attouchement de ces bandes lui produit le même effet, que celui d’un corset ôté tout chaud à un européen [ méridional ] ». « Déchausser une personne de l’autre sexe est un acte sexuel; aussi par une association naturelle d’idées, est-ce devenu le symbole de la prise de possession sexuelle, de l’union des sexes, du mariage, et la chaussure en est devenu l’emblème, comme l’anneau plus tard ». Havelock Ellis fait alors en note de bas de page deux références, sans les développer, à deux passages de l’Ancien Testament. D’abord le Livre de Ruth, IV, 7, où il est question du cérémonial judaïque d’ôter son soulier ( pour garantir un achat ou un échange ) lorsque Boaz acquiert et épouse la servante Ruth. Ensuite, Esaïe [ ou Isaïe ], VII, 20, où se trouve l’expression surprenante « les poils des pieds » pour désigner les poils du pubis ! Havelock Ellis fait remarquer là qu’il y a « une association érotique des pieds avec les organes sexuels »; je dirais comme l’épisode que j’ai raconté de Restif de La Bretonne avec la chaussure de Colette Parangon où le fétichisme conduit à l’identifier au sexe de la femme ! Je ferais remarquer que dans le célèbre tableau de Jan van Eyck, Portrait des époux Arnolfini ( 1434 ) l’on voit les deux mariés déchaussés ; les souliers de la femme se trouvant sous le miroir convexe qui les reflète ( ainsi que le peintre que l’on aperçoit alors ) et ceux du mari à côté de lui. L’expression dont j’ai parlé est d’autant plus curieuse que c’est Dieu lui-même ( « Le Maître » ) avec sa lame qui va raser les poils de l’entrejambe. J’ajouterais que le Dieu biblique n’a pas toujours été le Dieu un, unique et seul, car les données archéologiques et épigraphiques ont montré « Yhwh » ( « Yahvé » ) c’est-à-dire « Dieu » accompagné de sa « Ashérah », sa femme, sa « Déesse ». Tout comme, dans la religion pré-islamique « Allah », « Dieu », avait en face de lui, opposée et égale, la Déesse-mère « Allât » dont le temple se trouvait à Tâ‘if. Il y avait aussi « ‘Uzza », Déesse de la Beauté et de l’Amour dont le culte était à Nakhla; et « Manât », Déesse sombre et obscure qui laisse couler du sable de ses doigts, responsable du Destin. Key word : symbole du mariage. Key names : Havelock Ellis, Paul Jacoby, Restif de La Bretonne, Jan van Eyck, Thomas Römer. Key works : Havelock Ellis, Études de Psychologie Sexuelle. Restif de La Bretonne, Monsieur Nicolas. Jan van Eyck, Portrait des époux Arnolfini. Ancien Testament, Livre de Ruth, IV, 7 ; Esaïe, VII, 20. Le Coran, IV, 117 ; VII, 180 ; XXXIX, 17. Thomas Römer, Cours du Collège de France ( 2010- 2012 ) Le Dieu Yhwh, ses origines, ses cultes, sa transformation en dieu unique [ particulièrement sur la « Ashérah » le 8 février et le 15 mars 2012 ]. Patrice Tardieu.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 22:50

Scènes lascives avec les tout petits pieds des chinoises, supérieures aux aphrodisiaques.

Le fétichisme du pied peut sembler curieux pour ceux qui ne l’éprouvent pas, pourtant certaines civilisations accordent une grande importance aux pieds humains et même certaines religions. L’exemple le plus connu est celui des chinois. Havelock Ellis écrit : « Un mari chinois regarde les pieds de sa femme comme plus excitant que son visage. Aussi une chinoise éprouve-t-elle autant de pudeur à montrer ses pieds qu’une femme européenne ses seins; la vue de ses pieds est réservée uniquement à son mari ». Et il ajoute : « l’énergie employée pour rendre les pieds des chinoises plus petits encore que nature est à la mesure de l’attraction exercée sexuellement par les pieds féminins sur les hommes ». A l’appui de ses dires, il cite les propos du Docteur Matignon en 1898 : « Mon attention fut attirée sur ce point par l’examen d’un grand nombre de gravures pornographiques dont les chinois sont très amateurs. Dans toutes les scènes lascives, on voit l’homme caresser voluptueusement les pieds de la femme.[…] Il éprouve précisément le même effet que celui que provoque en un jeune européen le pelotage d’une poitrine jeune et ferme ». D’où le fait que « les femmes expertes en amour savent, pour exciter l’ardeur de leur amant, qu’un moyen supérieur à tous les aphrodisiaques, y compris le ginseng et les nids d’hirondelle, est de prendre le pénis de leur amant entre leurs pieds ». Havelock Ellis conclut : « La déformation des arbres [ surtout connue par le bonsaï japonais ] et celle des pieds sont une preuve que les chinois aiment ce qui est petit, élégant et artificiel ». Mais la finalité est peut-être « de maintenir les femmes dans leur maison ». Et j’ajouterais que c’est ce qu’on retrouve dans le Coran, sourate XXXIII, Al-‘ahzâb, verset 33 : « Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam ( « Jahiliyah ») ». Key word : civilisation chinoise. Key names : Havelock Ellis, le Docteur Matignon. Key works : Patrice Tardieu, Passions des fétichistes: sein, nattes, soulier, linge touchant le corps de la femme. Freud. Philo blog du 18/10/2014. Havelock Ellis, Études de Psychologie Sexuelle. Docteur Matignon, A propos d’un pied de chinoise. Le Coran, XXXIII, 33. Ghassan Ascha, Le Statut de la femme en Islam. Patrice Tardieu.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 22:49

L’Anti-Justine de Restif de La Bretonne face à la Justine ou les malheurs de la vertu de Sade.

Comment juger Restif de La Bretonne par rapport à Sade ? Marianne Alphant en fait un amoureux des femmes, de leur élégance, de leur habillement, des « souliers roses à talons verts ». Restif a rédigé « L’Anti-Justine ou les délices de l’amour » qui se veut un « Erotikon » [ mot désignant un ouvrage sur le désir des sens ] « savoureux, mais non cruel », « de lecture agréable » contrairement à « Justine ou les malheurs de la vertu » de « Dsds » [ dans l’alphabet réformé de Restif, c’est ainsi qu’il écrit «  Donatien marquis de Sade » ] qui inciterait le lecteur à mordre les seins de sa compagne et à lui tordre les bras; c’est, du moins, ce qu’il soutient dans son « Avertissement » ! Sade répliquera que Rétif est dénué de goût, d’esprit, finalement quelqu’un de très commun surtout en ce qui concerne l’écriture. On retrouve des précisions sur le fétichisme des souliers par l’auteur de L’Anti-Justine : « Dès mon enfance, j’aimais les jolies filles. J’avais surtout un faible pour les jolis pieds et les jolies chaussures, en quoi je ressemblais au Grand Dauphin, fils de Louis XIV, et à Thévenard, acteur de l’Opéra ». Le conteur devenu père épris de sa propre fille, « Conquette-Ingénue » ( sic! ), la fait regarder par la fenêtre, « ce qui lui mettait à découvert un pied exquisément chaussé, une partie de la plus belle jambe ». En fait, toute L’Anti-Justine de Restif de La Bretonne est une « partie de jambes en l’air » avec tous les membres féminins de sa famille ( filles, sœur, mère, nièce ) et quelques autres dont il aura des filles qui deviendront ses maîtresses ! Mais ce thème incestueux ( qui se trouve aussi chez Sade ) est une pochade rapidement écrite qui ne peut rivaliser avec le style retenu du marquis et la « sombre lumière » des scènes odieuses et éprouvantes du « sadisme » ( Sade dit des « taquineries » ) de ses personnages hautement différenciés. Sade explore les aspects les plus obscurs de la psyché humaine couplée avec la sexualité. Key word : Erotikon savoureux mais non cruel. Key names : Restif de La Bretonne, Sade, Marianne Alphant. Key works : Patrice Tardieu, Jouissance inhumaine: Sade, Lacan, Hegel, Philo blog du 30/09/2008 au 03/01/2009 ; Le marquis de Sade et Diderot, du 27/04/2011 et du 11/05/2011 ; Isolisme, Sade et autres articles, du 04/09/2011 au 08/11/2011 ; Sade, Saint-John Perse, sexe féminin, du 31/08/2012 au 14/09/2012 ; Sade blasé de la vie épicurienne, le désir illusion de l’imagination scélérate et autres articles, du 01/09/2013 au 27/09/2013. Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine. Sade, Justine ou les malheurs de la vertu. Marianne Alphant, Souliers roses à talons verts. Patrice Tardieu.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:39

Taille de guêpe et tout petits pieds, idéal féminin voluptueux, chaussures cambrées, tour de gorge.

Selon Havelock Ellis qui écrivit une introduction à l’édition anglaise de Monsieur Nicolas de Restif de La Bretonne, celui-ci était caractérisé par une ardeur sexuelle précoce et excessive mais non perverse dans sa poursuite des femmes aux belles chaussures. Tombant amoureux d’une jeune femme plus âgée que lui, il lui vola secrètement une de ses pantoufles. Mais sa passion se porta surtout sur Colette Parangon, l’épouse de l’imprimeur chez lequel il était apprenti et qui le logeait, à Auxerre. Voici ce que Restif écrit : « Madame Parangon possédait un charme auquel je n’ai jamais pu résister, un pied mignon; [ sa chaussure ] faite à Paris, et avec un goût parfait qu’y sait donner une jolie femme, avait cette élégance voluptueuse qui semble y communiquer l’âme et la vie. Tantôt Colette avait un soulier de droguet [ étoffe tramée sur un tissu avec un dessin d’un autre ] blanc uni, ou à fleurs d’argent, tantôt rose à talon vert, ou vert à talon rose; son pied souple, loin de déformer sa chaussure, en augmentait la grâce et en rendait la forme plus provocante. […] Elle prit des mules vertes non moins provocantes à talons et falbalas roses ». Il palpe alors les chaussures, alors que la maîtresse et la servante sont montées au premier étage, en presse l’une sur ses lèvres car « la chaleur qu’elle avait communiquée à l’insensible objet qu’elle avait touché subsistait encore et lui donnait une âme » et « l’autre, égarant la nature, et trompant son but sacré [ la procréation ! ], remplaçait le sexe par excès d’exaltation » ! Cependant il est aussi fétichiste d’une manière générale : « Un jour, me trouvant dans l’endroit où cette femme modeste faisait serrer [ ranger ] le linge qu’elle quittait, je saisis avidement ce qui avait touché ses charmes, portant une bouche altérée de volupté sur son tour de gorge [ parement enveloppant sa poitrine ] ». Ceci dit, il connut sexuellement beaucoup de femmes. Son idéal féminin était qu’elle ait une taille de guêpe et de tout petits pieds. Key word : ardeur sexuelle précoce et excessive mais non perverse. Key names : Havelock Ellis, Restif de La Bretonne, Colette Parangon. Key works : Havelock Ellis, Études de Psychologie sexuelle . Restif de La Bretonne, Monsieur Nicolas ou le cœur humain dévoilé ; Mes Inscriptions. Marianne Alphant, Souliers roses à talons verts. Patrice Tardieu.

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