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Voici les notes (« footnotes »)de la première partie qui manquaient à mon article Religion positiviste, socratique, chrétienne, islamique, juive, bouddhiste, klossowskienne: Gages et gageures de l’engagement religieux.

 

 

#1

Que signifierait pour un anglais "an engaged philosopher", sinon "un philosophe fiancé à une jeune femme" ?

#2

On remarquera l'usage des concepts d'"alètheia" (dé-voiler, dire la vérité) et d'être-en-avance-sur-soi (projeter), empruntés à Heidegger, Etre et Temps, Gallimard, 1986, p.241.

#3

Qu'est-ce que la littérature ? in Situations, II, Gallimard, 1948, p.73.

#4

Pour Epicure, les dieux n'ont pas créé l'univers qui est le résultat de la rencontre des atomes. Ils vivent dans les "métakosmia" (intermondes) sans se soucier de rien, bienheureux et immortels. Leur existence est évidente à travers les rêves et le scintillement du cosmos.

#5

L'Etre et le Néant, Gallimard, 1943, p.708.

#6.

Ce sens, qui surgit en français vers 1945, ne peut évidemment être confondu avec "les engagements du monde" dont parle le père jésuite Dominique Bouhours, cité en épigraphe, qui entend par là "la vie mondaine et sentimentale" du XVIIème siècle, particulièrement à la cour.

#7

Considération sur la Révolution française, Payot, 1974, p.97.

#8.

Maurice Blondel, Lettre sur les exigences de la pensée [...] (1896), P.U.F., 1956; l' Action, tome 1, le problème des causes secondes et le pur Agir (1936), P.U.F., 1949; tome 2, l'action humaine et les conditions de son aboutissement (1937), P.U.F., 1963, p.345.

#9.

Le sacré est aussi l'interdit. Le mot arabe "harem" signifie cela. La Mecque et Médine sont villes saintes, interdites à tous sauf au musulman, "harem". De même la partie recluse de la demeure où sont enfermées femmes et concubines est "harem", lieu où seul le maître de maison a le droit de pénétrer. Cf. Alev Lytle Croutier, Harem, the world behind the veil, Abbeville Press Publishers, 1944, p.17.

#10

J'entends par là "qui manifeste le sacré".

#11

Henry Duméry, Critique et religion, SEDES, 1957, p.230.

#12

Nous nous permettons d'utiliser, en dehors de son contexte, ce concept créé par Raymond Aron, en 1955, à propos du marxisme, cf. Mémoires, Julliard, 1983, p.326.

#13

Une autre étymologie est suggérée par Cicéron : le mot "religio" proviendrait de "religere", recueillir.

#14

Comte, Système de politique positive, éd. Société positiviste, 1929, p. 65.

#15

On sait qu'en arabe "Islam" signifie soumission, résignation. Comte a une grande admiration pour le Prophète et met le Coran côte à côte avec la Bible.

#16

Comte, Catéchisme positiviste, éd. Garnier - Flamarion, 1966, p.60, 62, 78-80, 64, 237-238.

#17

Id., Cours de philosophie positive, 46ème leçon, éd. Hermann, 1975.

#18

Id., Discours sur l'esprit positif, éd. 10/18, 1963, p.106.

#19

Paul-Laurent Assoun, Le fétichisme, P.U.F., 1994.

#20

Comte, Catéchisme positiviste, p. 272, 188,256.

#21

Platon, Apologie de Socrate, 30a. C'est ainsi que je traduirais "ten emen toi theoi huperesian" ; ou encore par "ma soumission à l'office du dieu".

#22

Platon, Phédon 118a.

#23

"Semeion daimonion", Platon, Phèdre, 242b.

#24

Platon, Euthyphron, 10a.

#25

Id., Apologie, 23b.

#26

Id., Phèdre, 243b.

#27

Id., Criton, 51c, 54d-e. Notons que "faire violence à son père", c'est très exactement ce qu'Euthyphron veut faire en le traînant devant les tribunaux, afin d'être juste et pieux.

#28

Léon Robin, trad. et notes des Oeuvres complètes de Platon, La Pléiade, 1950, p. 1383.

#29

Nietzsche, Le Gai Savoir, § 340.

#30

Platon, Phédon, 114d. Il est curieux de remarquer l' impact de cet engagement religieux sur Gandhi (qui traduisit l'Apologie) et ses partisans en 1922 : "L'exécution de Socrate fit, pour nous, de l'immortalité une réalité vivante".

#31

Platon, Euthyphron, 7b-8a ; République, livre II, 362e-368e.

#32

Id., Phédon, 73c-74a ; 106e-107a.

#33

"J'ai cru voir venir à moi une femme belle et gracieuse, vêtue de blanc, qui m'interpella par mon nom et qui me dit : Socrate, dans trois jours, tu arriveras dans la Phthie fertile". Id., Criton, 44a-b.

#34

Id., Phédon, 85b.

#35

Id., Phèdre, 244a-b ; 265e.

#36

Erasme, Eloge de la folie suivi de la Lettre à Dorpius, éd. Garnier, 1964, p. 90-91, 113, 118.

#37

Le mot "enchiridion" en grec, signifie "ce qui se tient dans la main", c'est à la fois un "manuel" et un "poignard", comme déjà le Manuel-poignard d'Epictète.

#38

Actes des Apôtres, XXVI, 24. Précédemment Paul a rencontré à Athènes des stoïciens et des épicuriens qui portent les mêmes accusations que contre Socrate : "Il semble qu'il annonce des divinités étrangères. [...] Tu nous fait entendre des choses étranges" (XVII, 18-20).

#39

Paul est mort avant la rédaction du tout premier Evangile autour de 70 par Marc. L'énoncé le plus ancien du christianisme est la lettre de Paul aux Thessaloniciens vers 50.

#40

Paul, Première épître aux Corinthiens, 18-24. Paul cite un passage de l'Ancien Testament, partiellement, qui est le suivant : "c'est pourquoi je frapperai encore ce peuple par des prodiges et des miracles ; et la sagesse de ses sages périra, et l'intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra." Esaïe, XXIX, 14.

#41

Patrice Tardieu, Soli Deo gloria, Revue la Rencontre, 3ème tr. 2000.

#42

Charles de Bovelles, Du ravissement de Paul (1531).

#43

Alain Besançon, Le tsarévitch immolé, Plon, 1967, p. 241, 60-62, 145-146, 230. Pour décrire sa méthode l' auteur écrit : "Une symbolique n'explique pas ; elle figure" (p.29). Cette démarche a été reprise dans le livre d'André Glucksmann sur l'attaque du World Trade Center le 11 septembre 2001 : Dostoïevski à Manhattan, publié en janvier 2002. Pour notre part, nous aimerions attirer l'attention sur le fait que "danger" vient du latin "Dominus", "Seigneur" ! Mettre les Etats-Unis "en danger", c'est les dominer ; telle est la tâche des tueurs à gages de Dieu.

#44

Coran, sourate XXIV, verset 2 ; sourate IV, verset 57 ; sourate LII, versets 17 à 20. Remarquons que les deux dernières ont pour réquisit la résurrection des corps. Quant à la première elle est en contradiction avec la sourate IV, verset 15 qu'elle atténue puisqu'il y est question d'aller jusqu'à la mort de la femme soupçonnée de fornication en la murant vivante. Toutefois la tradition a retenu un hadîth (paroles du Prophète) qui recommande la lapidation.

#45

Coran, XXIV, 35, qu'Avicenne interprète de la manière suivante : Dieu est lumière car il est la cause de tout, la niche représente l'intelligence, l'olivier, la réflexion.

#46

Pour Sohrawardî (1155-1191), Dieu est la lumière absolue, infinie, originelle qui anime et anéantit toutes choses, Lumière des Lumières. Ce musulman perse semble faire renaître l'antique religion de Zoroastre.

#47

Coran, XVII, "le voyage nocturne" ('Isrâ) et tradition.

#48

Il s'agit d'Abû Hâmid Ghazâlî, frère d'Ahmad Ghazâlî le mystique cf. Patrice Tardieu, Soleils de l'amour, miroirs de la mort, in Revue Idées, fév. 2002, p. 89.

#49

Coran, III, 154 : "Fussiez-vous restés dans vos demeures que la mort aurait frappé dans leurs lits ceux dont le destin était de mourir". Réponse à ceux qui reprochaient au Prophète les morts, après la défaite de la bataille d'Uhud.

#50

Averroès, discours décisif, Dévoilement des méthodes de démonstration des dogmes de la religion musulmane, GF, 1996 et 2000.

#51

Ajoutons, pour conforter notre thèse cet épisode de sa vie, entre 610 et la nuit du Ramadan 612 de la Révélation. Il fait des retraites prolongées dans la grotte du mont Hîra, de plus en plus longues et fréquentes. Il est déchiré par une grave crise qui "devait d'abord se manifester chez lui par le désarroi, le désespoir, l'exaltation dans le jeûne, les veilles, le dégoût du monde. [...] C'était, pensait-il, des esprits mauvais, des djinns [des démons] qui s'étaient emparés de lui et faisaient de lui un possédé. Il se crut fou". Cheick Si Boubakeur Hamza, commentaire du Coran, Fayard-Denoël, 1972, tome 2, p. 1004.

#52

Lévitique, XX, 10, 13, 14, 18, 27. L'expression "retranchés du milieu de leur peuple" pourrait signifier soit la peine capitale, soit le bannissement, soit l'excommunication rituelle.

#53

Lévitique, I, 9, 13,17; IX, 6; XVI, 1. Evoquons également le sacrifice du bouc émissaire chargé d'apurer les dettes du peuple envers Dieu (XVI, 8).

#54

Zohar, II, 239b.

#55

"Goy" au départ est équivalent à "nation" (n' importe laquelle), puis à "non-juif" sans nuance péjorative.

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