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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 22:25

Satyre, symbole de la toute puissance sexuelle, regard révulsé, James Pradier, Upanishad, Honoré d’Urfé, Nietzsche.

Nietzsche oppose fortement la représentation du satyre de l’antiquité à celle du « berger de l’idylle moderne », « minaudant et paré », « tendre et frêle pasteur soufflant dans ses pipeaux ». Ajoutons que l’on trouve cela dans la poésie lyrique du Moyen-Âge, en particulier la pastourelle des troubadours qui se prolongera au dix-septième siècle avec la préciosité et la littérature courtoise dans les salons comme le roman l’Astrée d’Honoré d’Urfé qui continue la tradition pastorale européenne. Le satyre, au contraire, d’après Nietzsche, est un génie naturel qui représente « la vérité et la nature dans toute leur force », « symbole de la toute puissance sexuelle », homme des bois qui n’est pas encore enfermé derrière les verrous de la civilisation, type original de l’homme avec ses émotions les plus élevées et les plus fortes, enthousiaste à l’approche de Dionysos, dieu souffrant pour lequel il est compatissant. L’homme civilisé, à côté de lui, paraît « une caricature mensongère ». Cependant Nietzsche ajoute cette notation: « le satyre était un être sublime et divin au regard révulsé et douloureux de l’homme dionysiaque ». Cette dernière référence est troublante car le regard en dedans de soi, tourné vers l’intérieur et non vers l’extérieur, est une citation qui vient, selon moi, des textes védiques hindouistes ( Katha-Upanishad, IV, 1). Or l’hindouisme est au bouddhisme, ce que le judaïsme est au christianisme: le terrain sur lequel il a poussé.

Key word

: berger de l’idylle moderne, poésie lyrique, pastourelle, littérature courtoise; le satyre, génie naturel, symbole de la toute puissance sexuelle, homme des bois, regard révulsé et douloureux de l’homme dionysiaque.

Key names

: Nietzsche, Honoré d’Urfé; James Pradier; Dionysos.

Key works

: Satyre et bacchante, sculpture de James Pradier, schéma de Patrice Tardieu, Philo blog 04/07/2009. Katha-Upanishad, IV, 1.Nietzsche, La Naissance de la Tragédie (traduction de Geneviève Bianquis). Honoré d’Urfé, l’Astrée.

Patrice Tardieu

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 22:11

Nihilisme, signe d’une âme désespérée et lasse, château de la mort, folie d’Ophélie, Shakespeare, Schopenhauer, Nietzsche.

Nous avons affirmé que Nietzsche n’a jamais soutenu le nihilisme, voici ce qu’il en dira dans Par-delà Bien et Mal, §10: « signe d’une âme désespérée et lasse à mourir ».Et dans Ainsi parlait Zarathoustra, deuxième partie, le prophète, il écrit: « Une doctrine se répandit, traînant une croyance à sa suite, tout est vain, tout est égal, tout est révolu ». Le « prophète » en question est Schopenhauer prêchant « l’anéantissement bouddhique » ou « extinction (nirvana)», entre autres ascétismes. C’est une sorte de cauchemar dans « le château de la mort », qui se trouve déjà dans la Naissance de la Tragédie: « l’homme ne voit plus partout que l’horreur ou l’absurdité de l’être »; il comprend la folie d’Ophélie qui se noie. On voit que le thème de la folie hante Nietzsche.

Il cite de nouveau « la sagesse du Silène »: « ne pas naître, n’être pas, n’être rien » ou sinon: « mourir bientôt ». Mais ce qui sera notre consolation métaphysique, c’est l’esthétique: « En ce péril extrême, l’art s’approche de la volonté menacée[ qui doit se retourner contre elle-même dans l’ascétisme, selon Schopenhauer ] lui seul peut transformer ce dégoût pour l’horreur et l’absurdité de l’existence en images avec lesquelles on peut tolérer de vivre ».

Disons en conclusion que le refus du nihilisme traverse toute l’œuvre de Nietzsche.

Key word

: nihilisme, signe d’une âme désespérée et lasse, château de la mort, horreur ou absurdité de l’être, folie; l’esthétique, notre consolation métaphysique.

Key names

: Nietzsche, Schopenhauer, Shakespeare, Ophélie.

Key works

: Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, deuxième partie, le Prophète; Par-delà Bien et Mal, §10; la Naissance de la Tragédie. Schopenhauer, le Monde comme Volonté et Représentation, livre IV. Shakespeare, Hamlet.

Patrice Tardieu

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 23:26

Extase dionysiaque, abîme d’oubli; monde sorti de ses gonds, nihilisme envers l’existence. Jacobi, Shakespeare, Schopenhauer, Nietzsche.

L’extase dionysiaque comporte, nous dit Nietzsche, « un élément léthargique ». C’est le thème de l’oubli salutaire qu’il développera souvent. En effet cet « abîme d’oubli » permet de séparer le monde dionysiaque de la réalité quotidienne, objet de dégoût qui enclenche, comme nous l’avons vu, l’ascétisme religieux, l’extinction du vouloir-vivre. Curieusement Nietzsche va rapprocher « l’homme dionysiaque » de Hamlet. Tous deux ont un « regard lucide » sur l’essence des choses: on ne peut « remettre d’aplomb un monde sorti de ses gonds ». Si bien que pour agir il faut s’envelopper du « voile de l’illusion », sinon on voit « l’effroyable réalité » qui paralyse toute action. Hamlet n’est pas un rêveur, c’est parce qu’il a perdu toute consolation qu’il n’agit plus. D’où ce bond « au-delà d’un monde d’après la mort, au-delà des dieux eux-mêmes ». D’où ce nihilisme envers l’existence, et envers Dieu et l’au-delà. C’est précisément ainsi que l’entendait Jacobi, inventeur du mot « nihilisme » que reprendra Nietzsche et qu’il refusera toujours comme une doctrine négative. Nietzsche est le philosophe de l’affirmation, même et surtout après la « mort de Dieu ».

Key word

: extase dionysiaque, oubli salutaire, abîme d’oubli, réalité quotidienne, dégoût, ascétisme religieux, monde sorti de ses gonds, perte de toute consolation, nihilisme envers l’existence.

Key names

: Shakespeare, Schopenhauer, Jacobi, Nietzsche; Dionysos, Hamlet.

Key works

: Friedrich Jacobi, Comment le criticisme entreprend de faire entendre raison à la raison et de donner un nouveau but à la philosophie (1802). Schopenhauer, le Monde comme Volonté et comme Représentation, livre IV, §§68, 70, 71. Nietzsche, la Naissance de la Tragédie. Shakespeare, Hamlet.

Patrice Tardieu

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 22:51

Puissance, volupté indestructible de la vie, refus de l’extinction, de l’anéantissement bouddhique.

Nietzsche va énoncer toute sa théorie esthétique et existentielle: « La consolation métaphysique que nous laisse toute tragédie vraie, ce sentiment que la vie, si l’on va au fond des choses, malgré la variété des apparences, est d’une puissance et d’une volupté indestructibles ». Nietzsche, extrêmement fin et subtil dans la sensibilité à la souffrance et qui observe « le terrible processus destructeur de l’histoire universelle », ainsi que les « cruautés de la nature », refuse « d’aspirer à l’anéantissement bouddhique du vouloir ». Comment? Par l’art qui le sauve et lui permet de retrouver la vie.

Ici, Nietzsche utilise et se démarque de Schopenhauer. Rappelons que pour ce dernier, « la vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l’ennui », la souffrance qui provient du manque que structure tout désir, puis l’ennui une fois ce désir satisfait, et ce, jusqu’à la mort. Mais il existe un moyen pour échapper à cette terrible oscillation, c’est l’art qui nous fait considérer les choses sous un angle purement esthétique et désintéressé (Schopenhauer a lu Kant). Enfin l’anéantissement bouddhique, encore plus radical: la négation absolue du vouloir-vivre.

Le « nirvana » que certains occidentaux traduisent en pensée de manière fallacieuse par « bonheur » vient du verbe sanscrit « nirva » qui signifie « éteindre » et, dans la croyance bouddhiste, « éteindre toute velléité de réincarnation » afin de ne plus se réincarner en montant ou en descendant dans l’échelle des vivants en fonction de notre « karma », racine « kr » notre « faire » dans cette vie-ci. Nietzsche, lui, ne veut rien éteindre.

Key word

: consolation métaphysique, tragédie vraie, puissance et volupté indestructible de la vie, refus de l’extinction, de l’anéantissement bouddhique du vouloir, rôle de l’art.

Key names

: Nietzsche, Schopenhauer, Kant, le Bouddha.

Key works

: Le Bouddha, les Stances de la Loi, §153: « Naître et renaître, voilà le malheur ». Schopenhauer, le Monde comme Volonté et comme Représentation, livre IV, §57. Kant, Critique du Jugement. Nietzsche, la Naissance de la Tragédie.

Patrice Tardieu

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 22:57

Paradoxe du lied, poésie lyrique, chuchotement de la tendresse, hurlement de la folie, Nietzsche, Schopenhauer.

Il y a pourtant un paradoxe du lied, pour Nietzsche, c’est qu’il associe poésie et musique, or « le langage, organe et symbole des phénomènes, n’arrive jamais à traduire l’être intime de la musique ». Le langage poétique se met alors à imiter la musique. « Le poète lyrique a besoin de tous les mouvements de la passion, depuis le chuchotement de la tendresse jusqu’au hurlement de la folie »; c’est à travers le prisme de la musique qu’il exprime sa volonté, son désir, ses soupirs. « Le poète, génie apollinien, interprète la musique à l’aide du symbole de la volonté, tandis que lui-même, entièrement détaché de l’avidité du vouloir, n’est qu’un œil solaire limpide et sans ombre ». On voit que Nietzsche ne s’est pas beaucoup éloigné de l’opposition fondamentale de Schopenhauer: d’un côté la représentation et ses images, de l’autre le fonds des choses, cette force souterraine sans image que la musique manifeste.

Key word

: paradoxe du lied, poésie et musique, chuchotement de la tendresse, hurlement de la folie, volonté, désir, soupir, le poète génie apollinien œil solaire limpide, la musique sans image force souterraine.

Key names

: Nietzsche, Schopenhauer; Apollon.

Key works

: Nietzsche, la Naissance de la tragédie. Schopenhauer, le Monde comme Volonté et comme Représentation.

Patrice Tardieu

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 20:27

Le lied; l’existence et le monde justifiés comme phénomène esthétique; Schopenhauer, Schubert, Nietzsche.

Le « lied » est un mot allemand qui signifie « mélodie », il plonge ses racines dans le Moyen-Âge comme notre « lai », mais les lieder les plus connus sont ceux de Schubert, en particulier son « Erlkönig »( « le Roi des aulnes ») qui est une transfiguration poétique et musicale sur l’existence et le voyage vers la mort; l’aulne étant cet arbre qui pousse au bord de l’eau, symbole du courant de la vie auquel nul n’échappera, pas même l’enfant peut-être, selon mon interprétation.

Nietzsche va s’opposer à Schopenhauer à propos du lied. Dans le Monde comme Volonté et comme Représentation, livre III,§51, Schopenhauer soutient que le lied est un mélange de pure contemplation calme de l’âme et de volonté trouble subjective soit libre soit entravée provoquant les émotions, souffrances, états passionnels de joie ou de tristesse personnelles. Dans le lied, il y a donc à la fois « la tête et le coeur », l’identité miraculeuse de la connaissance et de la volonté.

Pour Nietzsche, le lied ne saurait être ce mélange car tout artiste est en fusion avec l’univers. Le lied ne peut être cet art imparfait, « mêlé et divisé », « bondissant au hasard » à cause du vouloir individuel. Le monde de l’art s’impose à l’artiste dans sa vision esthétique. Et « l’existence et le monde ne sont éternellement justifiés que dans la mesure où ils sont un phénomène esthétique » affirme Nietzsche.

Key word

: le lied, un lai, pure contemplation, volonté trouble, émotions, souffrances, états passionnels, la tête et le cœur, fusion avec l’univers, l’existence et le monde justifiés comme phénomène esthétique.

Key names

: Schopenhauer, Nietzsche, Schubert.

Key works

: Patrice Tardieu, compositeur: musique et textes; musicien; Dix lieder pour récitante, voix de contralto, piano et saxophone ténor, créés en concert en 1981. Schopenhauer, le Monde comme Volonté et comme Représentation, livre III,§51. Nietzsche, la Naissance de la tragédie. Schubert, le Roi des aulnes.

Patrice Tardieu

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 22:38

Dithyrambes dramatiques dans la douleur originelle du tréfonds des choses, Dionysos, Euripide, Aristote, Nietzsche.

Nous avons vu combien la tragédie d’Euripide est violente, très loin de la représentation aimable que les peintres ont faite des bacchanales, tragédie qui se rapproche, au contraire, selon moi, de la « thèriotès », de la « sauvagerie », de la « brutalité » dont parle Aristote dans son Éthique à Nicomaque, livre VII.

Nietzsche revient sur le problème du « je » dans l’art. Il faut distinguer selon lui le « je » de l’homme éveillé, réel et empirique, le « je » que nous sommes dans la vie ordinaire, « fouillis de passions et de volitions vers un objet qui nous paraît réel », et le « je » du génie dionysiaque qui plonge « son regard dans le tréfonds des choses », dans la « douleur originel ». C’est ce que montre la tragédie, même si elle est touchée du laurier d’Apollon qui produit « des étincelles imagées » sur ses dithyrambes dramatiques, terribles et sanglants.

Key word

: bacchanales violentes, thèriotès, sauvagerie, brutalité, le « je » empirique, le « je » ordinaire fouillis de passions et de volitions, le « je » du génie dionysiaque, regard dans le tréfonds des choses, dans la douleur originelle, la tragédie, le laurier d’Apollon, dithyrambes dramatiques.

Key names

: Euripide, Aristote, Nietzsche; Dionysos, Apollon.

Key works

: Aristote, Éthique à Nicomaque, livre VII. Euripide, les Bacchantes. Nietzsche, la Naissance de la Tragédie.

Patrice Tardieu

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 23:11

Tragédie, thiase, thyrse, délire bachique, Dionysos, Penthée désemparé, Nietzsche, Euripide.

La tragédie est enclenchée: « Penthée » vient de « penthéô » qui signifie en grec « pleurer, déplorer, être en deuil »; il a un nom prédestiné, ce que lui fait remarquer Dionysos! Sa mère, comme toutes les femmes, est devenue une bacchante partie dans le bois des alentours, formant le thiase bruyant, dansant, chantant, criant, en l’honneur de Bacchus, lui dont le culte est sanglant puisqu’il s’agit de boire le sang et de manger crue la chair d’un bouc que l’on identifie à Bacchus lui-même, c’est-à-dire à Dionysos, dont c’est la « passion » en quelque sorte, si je puis dire. Penthée s’est laissé trompé par le dieu lui-même en se déguisant en femme pour les observer. Mais celles-ci l’ont repéré et « le malheureux reste immobile, désemparé, abandonné », d’autant plus que sa propre mère l’attaque. Il lui dit: « C’est moi, mère, je suis ton fils, Penthée, que tu as mis au monde[…]. Aie pitié de moi, mère[…] ne tue pas ton fils ». Mais celle-ci, dans son délire bachique n’entend rien, et avec ses sœurs, possédées elles aussi, le démembre, pour finalement planter elle-même sur son thyrse la tête de son fils Penthée qu’elle ramènera triomphante en ville! Ce n’est que progressivement que son ivresse se dissipera et qu’elle prendra conscience de toute l’horreur tragique de son action.

Je vois dans ce culte dionysiaque une préfiguration de l’eucharistie chrétienne ( le vin et le pain, le sang et le corps de Jésus )! Et peut-être une clef à « l’opposition » nietzschéenne entre « Dionysos » et « le Crucifié » dans leur homologie profonde. Nietzsche, en 1889, signait indifféremment « Dionysos » ou « Le Crucifié » auxquels il s’identifiait!

Key word

: tragédie, bacchante, le thiase, la passion; immobile, désemparé, abandonné; pitié, délire bachique, les possédées, le thyrse, ivresse, horreur tragique, eucharistie, homologie dans l’opposition.

Key names

: Nietzsche, Euripide; Penthée, Bacchus, Dionysos.

Key works

: Euripide, les Bacchantes. Nietzsche, la Naissance de la tragédie, Ecce Homo, l’Antéchrist.

Patrice Tardieu

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 22:51

Bacchanales, hystérie, désordre, dithyrambe, divinité de l’amant, Dionysos deux fois né.

Nous n’avons pas encore parlé de Dionysos-Bacchus dans la tragédie d’Euripide les Bacchantes. Bacchus a pour épithète « dithurambos »(« dithyrambe ») qui signifie en grec « deux fois né ». C’est toute la tragédie dithyrambique qui se déploie à partir de cela. En effet Dionysos est le fruit d’une mortelle, Sémélè, et de Zeus, le roi des dieux. Mais Sémélè a des doutes sur la divinité de son amant et lui demande d’apparaître « dans toute sa gloire ». Lorsque Zeus s’exécute, Sémélè est calcinée par le foudre de Zeus( Jupiter). Zeus a tout juste le temps de coudre son fils dans sa cuisse en attendant la gestation définitive et la naissance (d’où l’expression « sortir de la cuisse de Jupiter »). Et justement c’est ce que Penthée, roi de Thèbes, conteste: ce soi-disant « nouveau dieu » ne fait qu’apporter désordre dans sa ville qu’il a vidé de toutes ses femmes pour les envoyer dans les bois danser des « bacchanales »; cette « hystérie » des femmes diagnostiquée par Hippocrate, contemporain d’Euripide.

Key word

: dithyrambe, deux fois né, tragédie dithyrambique en l’honneur de Bacchus, divinité de l’amant, apparaître dans toute sa gloire, le foudre de Zeus, nouveau dieu, désordre, bacchanales, hystérie.

Key names

: Euripide, Dionysos, Bacchus, les Bacchantes, Sémélè, Zeus, Jupiter, Penthée, Hippocrate.

Key works

: Patrice Tardieu, réflexion sur l’hystérie, articles sur Philo blog du 21/10/2012 au 09/01/2013. Euripide, les Bacchantes. Pierre Grimal, La Mythologie et les dieux.

Patrice Tardieu

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 22:58

Bacchantes, blessure, sang, serpent, stupeur, thyrse, Théramène, Euripide, Descartes, Racine.

Nous avons vu les actions des bacchantes d’Euripide, voici maintenant comment elles sont décrites: « tout ce qu’elles mettent sur leurs épaules y reste suspendu sans y être attaché, sans tomber[…]même l’airain et le fer. Dans leurs cheveux elles portent du feu: il ne les brûlent pas. Les habitants, de colère, se jettent sur leurs armes en se voyant dépouillés par les bacchantes[…]. Le fer de leurs traits ne fait pas de blessure; mais elles, avec leurs thyrses qu’elles lancent blessent leurs adversaires[…]. Elles lavent le sang qui les couvre; et les gouttes qui coulent le long de leurs joues, avec leur langue les serpents les lèchent ». On voit que même « l’inoffensif » thyrse, bâton entouré de lierre et de pampre avec une pomme de pin au sommet, peut devenir une arme redoutable. Nous verrons qu’il sera même l’instrument de la tragédie d’Euripide qui n’hésite pas à susciter la stupeur et l’étonnement (que l’on retrouvera comme première dans les Passions de l’âme de Descartes) et dont Racine s’inspirera dans Phèdre, en particulier le récit de Théramène (acte V, scène 6), qui a pour modèle l’Hippolyte d’Euripide.

Key word

: bacchantes, blessure, thyrses, sang, serpents, stupeur, étonnement.

Key names

: Euripide, Descartes, Racine; Théramène, Hippolyte.

Key works

: Euripide, les Bacchantes, Hippolyte. Descartes, les Passions de l’âme. Racine, Phèdre.

Patrice tardieu

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