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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 23:52

Casanova, le peuple et la démocratie, Hobbes, Rousseau, Voltaire

Casanova a beaucoup écrit sur les femmes mais il a aussi des opinions sur le peuple. Il a rencontré Voltaire et Rousseau. Rappelons que pour Rousseau « il n’a jamais existé de véritable Démocratie et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné.[…] S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes » ( Du Contrat Social, livre III, chap.IV De la Démocratie ).

Casanova se réclame de Hobbes : le sage gouvernement doit maintenir le peuple par les « digues » de l’autorité. Casanova va même plus loin : il faut contenir cet « esprit de rébellion » qui fleurit surtout dans toute grande ville, endormir cet esprit démocratique, utiliser la superstition pour le faire obéir car le peuple « n’est qu’un animal d’une grandeur immense qui ne raisonne pas » ( Casanova reprend l’image hobbienne du léviathan, monstre symbole de la société ). En effet le peuple est semblable partout, « il n’a ni lois, ni système, ni religion; ses dieux sont le pain, le vin et la fainéantise ». Finalement le peuple ne « peut être heureux qu’écrasé, foulé, tenu en laisse ». Pourquoi ? C’est que «  tout peuple est une union de bourreaux » écrit Casanova.

Key word

: les femmes, le peuple, il n’a jamais existé de véritable démocratie et il n’en existera jamais, contre l’ordre naturel, le grand nombre, le petit nombre, seul un peuple de dieux se gouvernerait démocratiquement, un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes, maintenir le peuple par des digues, l’esprit de rébellion partout dans les grandes villes, esprit démocratique, la superstition, le peuple est un animal d’une grandeur immense qui ne raisonne pas, image hobbienne du léviathan monstre symbole de la société, le peuple n’a ni lois ni système ni religion, les dieux du peuple sont le pain le vin et la fainéantise, le peuple ne peut être heureux qu’écrasé foulé tenu en laisse, tout peuple est une union de bourreaux.

Key names

: Casanova, Voltaire, Rousseau, Hobbes.

Key works : Léviathan

( Hobbes ), Du Contrat Social, livre III, chap.IV De la Démocratie ( Rousseau ), Dictionnaire philosophique ( Voltaire ), Histoire de ma vie ( Casanova ).

Patrice Tardieu

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Published by Patrice TARDIEU - dans politique et religion
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commentaires

Saint-Songe© 10/11/2011 12:31



C'est pour cela que c'est donc un "effet mère" (l'éphémère de d'âme Jeanne, un papillon...., par déduction....)



Patrice TARDIEU 11/11/2011 00:53



Qelle image !



Saint-Songe© 09/11/2011 16:19



Casanova, il préfère la Liberté aux femmes, m'est avis.... La liberté, l'une des digues du "peuple", s'il en est....



Patrice TARDIEU 10/11/2011 00:32



Je suis d'accord avec vous.



Jeanne R. 09/11/2011 01:39



Cher Patrice Tardieu,
Casanova reprenant l'image de Hobbes à propos du peuple... à savoir que ce dernier est comme un animal (d'une grandeur immense), lequel ne raisonne
pas" ;
j'ajouterai à cela, que ce serait un moindre mal, parce qu'il vaut mieux qu'il ne raisonne pas, ce peuple, que le voir raisonner mal, ce qui
serait pire encore.
Casanova rejoint encore Hobbes ("l'homme est un loup pour l'homme...") en déclarant à son tour que "Tout peuple est une union de bourreaux" ce qui paraît on ne peut plus juste car, dans notre
monde contemporain, des dizaines d'exemples ont donné raison à Casanova.
Je conclus ainsi : l'homme est son pire ennemi.
A vous lire,
Jeanne



Patrice TARDIEU 10/11/2011 00:27



En effet; je pense consacrer quelques articles à ce problème.



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