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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 22:22

Femme passionnée, ardente, orgasme supérieur à celui de l’homme, androgynie, Böhme, Polyclès.
Wilhem Stekel va expliquer « la psychologie de la femme [ soi-disant ] frigide » en l’opposant à « la femme passionnée » définie dès l’antiquité comme ayant un orgasme supérieur à celui de l’homme, et passée dans la religion gréco-latine puisque le roi des dieux, Zeus, d’humeur badine, soutint à Junon, son épouse : « la volupté que vous éprouvez est plus grande que celle que ressent l’homme ». Pour trancher la question, ils font appel à Tirésias qui avait été transformé d’être masculin en être féminin, puis qui reprit son sexe premier. Il affirma que Zeus avait raison, le plaisir est plus intense chez la femme ( je donne la référence : Ovide, Les Métamorphoses, III, 323 ).
Stekel aborde ensuite le problème statistique, mais, on ne peut en établir aucune car « en ce qui concerne les choses sexuelles, toutes les femmes sont menteuses et dissimulent leur libido » ! En effet « de nombreuses femmes qui se sont présentées comme froides et insensibles, finissent par avouer leur nature passionnée et ardente ». Cependant, certaines femmes « déclarent brûler de désir, être avides de l’orgasme sans qu’il soit possible d’y parvenir ». D’autres encore, à la moindre caresse de la région pubienne disent craindre la douleur, mais justement c’est la peur de la douleur qui la provoque. Parfois l’écartement des cuisses produit le réflexe endolori des muscles constricteurs du vagin.
Tout à coup Stekel propose une typologie tripartite : il y aurait la femme absolument frigide, la femme relativement frigide, et enfin, paradoxe, la femme passionnée et frigide. Puis revirement : la femme n’existe pas ( il y a un nombre infini de nuances de femme, donc pas de typologie ). Cette affirmation se retrouvera dans les Écrits et les Séminaires de Jacques Lacan mais certainement pas au sens de cette lapalissade numérique ( il y a des femmes ). Je m’explique : selon moi, Lacan reste profondément freudien sur ce point ; pour lui, « la femme n’existe pas » parce qu’il n’y a qu’une seule sexualité, la phallique. Tout, y compris la sexualité de la femme, est lié au « Phallus » ou plutôt ici à l’absence de Phallus ( écrit ainsi car il est « symbolique » au sens ordinaire de ce terme, [mais le « symbolique » au sens lacanien est « le langage »] ). Fille comme garçon se définissent par rapport au phallique ( avoir ou n’avoir pas de pénis, de verge ), à la présence ou au manque de l’organe mâle de copulation. D’où le thème freudien et lacanien de la castration et de l’envie du pénis dans la sexualité de la femme ; sans parler de la « bouche pleine de dents » du vagin, « vagina dentata », le « vagin denté », terreur de la sexualité masculine ( peur de l’émasculation ) !
En fait, Stekel cite Weininger [ « ce jeune philosophe si hautement doué » écrit Freud dans une note de ses Cinq Psychanalyses ] qui insiste sur la bisexualité originaire de tout être humain. [ Le clitoris n’étant qu’un pénis resté embryonnaire, sous son capuchon de moine, en toute modestie ( dirais-je ), à moins qu’il n’ait été excisé comme chez beaucoup de femmes africaines, ce qui est un crime organisé contre le plaisir de la femme, quelle que soit la coutume ou la tradition invoquée, puisque c’est la première et principale source de jouissance féminine, comme l’a montré l’enquête de Shere Hite interrogeant trois mille êtres humains de sexe féminin de quatorze à soixante-dix-huit ans.
Cette bisexualité originaire peut exceptionnellement produire un hermaphrodisme physique et psychique. Je rappellerais le mythe de l’androgyne dans Le Banquet de Platon, 189d - 193d, où chacun recherche sa « moitié » perdue. Mais, peut-être faudrait-il noter avec Jacob Böhme qu’Adam représente l’intégrité initiale de l’être humain, c’est-à-dire androgyne, à la fois homme et femme comme chez Platon. Ce n’est qu’ensuite que va être isolée Ève, la féminité. L’être sexué est alors l’être déchiré en homme et en femme. Pour Böhme, Jésus est un nouvel Adam, sans être à proprement parlé un hermaphrodite.
Dans la nature, l’hermaphrodisme existe, il est simultané chez l’escargot à la fois mâle et femelle et alterné chez l’huître, tour à tour mâle et femelle ; sans parler des fleurs avec étamine ( organe mâle ) et pistil ( organe femelle ).
Dans la religion antique grecque, Hermaphrodite est le fils d’Hermès, le messager des dieux, et d’Aphrodite, déesse de la beauté et de l’amour. Voici comment il finit par réunir les deux sexes : se rendant en Asie Mineur et arrivé près de Halicarnasse, il s’arrêta pour se baigner dans une fontaine ; il était d’une incomparable beauté et la nymphe Samacis s’éprit de lui, l’enlaça totalement et demanda aux dieux de l’unir avec elle en un seul corps, ce qui lui fut accordé. Polyclès d’Athènes en fit une sculpture et l’Hermaphrodite du Louvre est une réplique de cette œuvre . La beauté est reliée à l’art que d’aucuns veulent détruire.
Key Word : sexologie, volupté plus grande de la femme que celle de l’homme, bisexualité originaire, hermaphrodisme physique et psychique, l’androgyne, l’art antique en danger.
Key Names : Stekel, Ovide, Lacan, Freud, Weininger, Shere Hite, Platon, Jacob Böhm, Alain Besançon, Polyclès d’Athènes.
Key Works : Patrice Tardieu, De l’homme ou de la femme qui a le plus de volupté dans les plaisirs sexuels ? , Philo blog 16 octobre 2011 ; Identité dans la différence de la religion polythéiste et monothéiste, Noé biblique, mythologique, Philo blog 9 mai 2012 ; Festin de l’amour, fusion mystique, jouissance de la substance, Hegel, Arnauld et Nicole, Couperin, Philo blog 15 mai 2012 ; Candaulisme, Nyssia callicysthe, Saint-John Perse, James Pradier, Lucien Clergue, Philo blog 24 juillet 2012 [ « callicysthe » signifie « belle en sexe » ] ; Adam androgyne, pas hermaphrodite, nécessité de la Vierge pour la conception de Jésus, Jacob Böhm, Philo blog 6 avril 2013 ; Particularité anatomique intime de certaines femmes qui les assimilent à des hommes, Sade, Philo blog 19 septembre 2013 ; Érotisme des corps, êtres qui se mêlent et s’ouvrent, érotisme des cœurs , des amants, Philo blog 29 octobre 2013 ; Trouble érotique qui dépasse tout, jouissance, passion amoureuse, fusion avec le divin, Philo blog 10 novembre 2013 ; Psyché s’interroge sur son amant nocturne, ce mari qui lui fait l’amour et s’endort, Philo blog 24 novembre 2013 ; Ne faire qu’un avec l’être aimé, avec l’Un, retour à l’unité perdue, se perdre dans l’Un, Plotin, Philo blog 2 décembre 2013 ; Cunnilingus, cunnus, cuniculus, pornographie, nyctalopie, débauche, Parrhasios, Tibère, Philo blog 8 décembre 2013 ; Volupté, mystère féminin dont la profanation n’abolit pas le mystère, Dante, Goethe, Lévinas, Philo blog 16 décembre 2013 ; Caresser n’est pas toucher, la volupté n’est pas un plaisir comme les autres, place du féminin, Philo blog 26 décembre 2013 ; L’Éros, saisir, posséder, connaître l’autre, fusionner, l’événement transcendant, Lévinas, Philo blog 1 janvier 2014 ; La caresse dont l’amante garde mémoire, altérité de l’autre féminin et du divin, Luce Irigaray, Philo blog 7 janvier 2014 ; La femme est elle-même l’énigme de la féminité, zones érogènes, dispositions pulsionnelles, Hite, Philo blog 9 janvier 2014 ; La soi-disant envie du pénis de la fille, le sexe masculin excroissance incongrue, gênante, risible, Philo blog 15 janvier 2014 ; Le complexe de castration explique-t-il la féminité ? Trois directions du développement du féminin, Philo blog 17 janvier 2014 ; Narcissisme féminin, vaut-il mieux être aimée ou aimer ? S’unir à l’autre, le détachement, sérénité, Philo blog 23 janvier 2014 ; L’homme et la femme jamais parfaitement en phase l’un avec l’autre, malentendu, dysrythmie, Philo blog 27 janvier 2014 ; Beauté du sexe féminin chantée par Saint-John Perse, attachement amoureux de la femme, Philo blog 30 janvier 2014 ; Jouissance féminine supérieure à la jouissance masculine, passions amoureuses, Kawabata, Philo blog 6 février 2014 ; Excitation, turgescence, congestion, humidité, appareil sexuel douloureusement sensible, Philo blog 20 mars 2014 ; Secrets d’alcôve, lit conjugal, question de quantité, d’attention ou don des dieux ? Philo blog 7 avril 2014 ; D’où vient l’éclat de la beauté des femmes ? Par quoi la splendeur du sensible est-elle illuminée ? Philo blog 27 avril 2014 ; La porte, les montants et la clef du sexe féminin, la métaphore de la rose pour les amants, les poètes, Philo blog 9 juillet 2014 ; Diversité sexuelle, femmes non féminines, hommes non virils, bisexualité originaire, Philo blog 7 juillet 2014 ; Hermaphrodisme, juste milieu entre ce qui est façonné mâle et ce qui est façonné féminin ? Philo blog 11 juillet 2014 ; L’amour n’a-t-il jamais connu de loi ? Est-il un rebelle que nul ne peut apprivoiser ? Bizet, Philo blog 13 juillet 2014 ; Découvrir la somme de masculin et de féminin qui se trouve dans un couple, loi de l’attraction, Philo blog 15 juillet 2014 ; Chassés-croisés dans les âges de l’attraction sexuelle, quadrille des couples, danse, Philo blog 19 juillet 2014 ; Même loi imposée aux garçons, mêmes mœurs imposées aux filles, la négation de l’individuel, Philo blog 7 août 2014 ; Volonté de femmes d’être émancipées non extérieurement mais intérieurement, Philo blog 11 août 2014 ; Intensité du désir, l’être de la femme tout entier sexuel comme celui des hommes féminins, Philo blog 23 août 2014 ; La maîtresse et l’amant dans la liste des auteurs officiels en philosophie de l’Éducation Nationale, Philo blog 17 septembre 2014 ; Vision freudienne conflictuelle de la relation entre hommes et femmes faisant fi du désir féminin, Philo blog 12 octobre 2014 ; Hannah Arendt écrit à Heidegger : « à toi le si proche, dédicace cachée, offerte en t’aimant », Philo blog 22 octobre 2014 ; Le sexologue en mariage libre avec une féministe lesbienne, faire du pied sous la table, Philo blog 26 octobre 2014 ; Goût délicat des femmes, passions tendres, élégance du sentiment, art de vivre, Hume, Philo blog 2 novembre 2014 ; Cavalière chevauchant son partenaire qui la prend sur son dos comme un cheval, equus eroticus, Philo blog 7 décembre 2014 ; Amour fou au point de perdre la propriété de son corps, érotisme d’ordre mystique, Pauline Réage, Philo blog 30 octobre 2015 ; Séduction érotique, biblique, politique, Judith et Holopherne, Artemisia Gentileschi, Lacan, Philo blog 28 novembre 2015 ; Mourir à la place de l’autre, rejoindre l’autre dans la mort, revenir à la vie sans l’autre, Verdi, Gluck, Philo blog 29 décembre 2015 ; La femme soi-disant frigide, tomber amoureux, l’errance, l’inaccompli et l’individu, W. Stekel, Philo blog 29 janvier 2016.
Stekel, La femme frigide. Ovide, Les Métamorphoses, III, 323. Lacan, La signification du Phallus, Écrits ; Séminaires. Freud, La Vie sexuelle, Cinq psychanalyses. Otto Weininger, Sexe et Caractère, Le Rapport Hite de Shere Hite, Platon le Banquet, 189d- 193d . Jacob Böhm, Mysterium Magnum. Alain Besançon, L’image interdite. Polyclès d’Athènes, Hermaphrodite ( sculpture dont il y a une réplique au Louvre ).
Patrice Tardieu.









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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 10:41

Excitation érotique liée au rêve éveillé masochiste, goût du malheur de femmes, Reik, Hélène Deutsch.
Y-a-t-il un masochisme « féminin » de la femme [ au sens où Freud distingue, comme nous l’avons vu, un masochisme ou bien féminin, ou bien moral, ou bien primaire ] ? La réponse de Théodore Reik est catégorique : « Une femme ne désire pas être punie, insultée, torturée ou flagellée, mais veut être aimée ». Et il nous donne l’exemple suivant : « Un masochiste [ homme ] trouvera que des peintures ou dessins représentant les élèves d’un pensionnat de jeunes filles fouettées par leur maîtresse sur les fesses nues sont très excitantes. C’est un transfert à l’autre sexe ». Autrement dit, c’est un être masculin qui projette cette image. D’autant plus que le masochiste mâle parodie un comportement « féminin » qu’il voudrait trouver chez la femme, selon Reik ; c’est en quelque sorte un sadique qui mime sa victime ! « Le masochiste a l’idée cachée et inconsciente que la femme apprécierait comme agréable le traitement auquel il se soumet, qu’elle le désirerait même ardemment ». Reik donne l’exemple de « l’equus eroticus » ( sans le nommer ainsi ni en tracer la généalogie qui remonte à une image, depuis le Moyen-Âge, d’Aristote traité de cette manière ! ) : « scènes où le masochiste est un animal soumis à sa maîtresse ; il imagine être un pur sang chevauché par une femme ». En fait, le masochisme de la femme ne se manifesterait, selon Reik, que dans le rêve éveillé, comme celui d’une de ses patientes. Le voici : un sultan a conquis la ville natale de la rêveuse, dans sa tente somptueuse il joue aux échecs avec son grand vizir ; pendant la partie, les plus belles femmes de la ville, complètement nues, lui sont présentées, y compris elle-même. Il lève les yeux un court moment et fait un signe de la tête sans rien dire pour indiquer qui il veut qu’on lui « réserve », et continue dans l’indifférence le jeu avec le vizir. Cela évoque à Reik la conduite insultante de Napoléon dans sa chambre à coucher de Schönbrunn envers les femmes viennoises qu’on lui amenait, qui levait les yeux une minute de ses dossiers politiques, passait dans la chambre à côté et criait à la dame « Déshabillez-vous », pour revenir rapidement aux affaires de l’État. L’humiliation de la situation avait provoqué une certaine excitation érotique de la rêveuse, masochiste car basée sur la nudité exigée par le sultan ( elle était très pudique ), le peu de cas qu’il faisait de ces belles étrangères devenues objet de plaisir, le fait d’être soumise comme une esclave sexuelle. Conclusion de Reik : « Les femmes fières, généralement inaccessibles, sont fréquemment aptes à imaginer de pareilles fantaisies [ en allemand « Phantasie », « rêve, délire » ; en anglais « fantasy » que je traduirais par « fantasme » ], pleines d’une humiliation sexuelle agréable ». Ces fantasmes se retrouvent chez certaines patientes de Reik. Une toute jeune fille imagine qu’elle est un mousse maladroit que le capitaine fait attacher au mât et la laisse là pendant des heures, les cordes lui rentrant dans la chair. Une autre ne peut jouir pendant le rapport sexuel avec son mari que s’il la saisit à la gorge. Une troisième se voit en aristocrate française pendant la Terreur, maltraité par un bourreau brutal, avec une spectatrice qui la tournait en dérision. Cette même rêveuse se voit vendue dans une maison de tolérance et forcée à se soumettre aux caprices des clients. Une dernière, ayant lu qu’un missionnaire blanc s’était fait dévorer par des cannibales, se demandait quelle partie du corps de sa mère ils préféreraient déguster, les hanches, les cuisses ou les seins. Selon Reik, la grande différence est que « le masochisme de la femme atteint rarement la sévérité exagérée de celle de l’homme, et la pousse rarement à se détruire et à gâcher sa vie comme c’est parfois le cas pour l’homme masochiste ».
On retrouve, exprimée à sa manière, la théorie de Reik chez Hélène Deutsch dans La Psychologie des femmes I, VII : « Toute la vie humaine se fonde sur un effort pour fuir l’inconfort et la souffrance, et la notion que les femmes sont masochistes et cherchent la douleur et la souffrance rencontre le scepticisme » ; cependant parfois « les tendances actives de sublimation de la fillette sont attachées au père alors que les imaginations sexuelles prennent un caractère extraordinairement passif et masochiste ». Et puis elle dépasse ce que dit Reik puisqu’elle ajoute : « Il est frappant de constater combien souvent les femmes qui gardent l’activité de leur Moi et qui s’en servent pour leurs sublimations, sont extrêmement passives et masochistes dans leur comportement sexuel ; ou bien elles restent érotiquement solitaires, évitant tout danger, ou bien elles deviennent les victimes d’hommes brutaux ». Hélène Deutsch donne l’exemple de l’épisode « garçonnier » de certaines filles qui, pour se faire accepter dans un groupe de garçons, supporte d’être battues de temps en temps, et d’être contraintes à des actes ridicules et humiliants, c’est-à-dire masochistes. Et elle ajoute : « la vie imaginative des fillettes au cours de la puberté révèle un contenu manifestement masochiste. Les imaginations conscientes masochistes de viol sont cependant indubitablement érotiques puisqu’elles sont associées à la masturbation ». Avec la nuance suivante : « la prédominance de l’élément narcissique dans les imaginations érotiques est en lui-même un triomphe sur l’élément masochiste. Bien des femmes gardent ces imaginations masochistes jusqu’à un âge avancé ». Il peut même y avoir une situation « triangulaire » imaginée où le sujet féminin est contraint à une « orgie masochiste » par une femme. Enfin Hélène Deutsch affirme : « Il existe une sorte plus dangereuse d’imaginations sexuelles, ce sont les imaginations de prostitution », avec le témoignage suivant. « Une femme que j’ai étudiée manifestait directement cette scission en menant une vie stricte et respectable où s’intercalaient des périodes pendant lesquelles elle allait par les rues et s’offrait aux passants pour des sommes insignifiantes ».
Hélène Deutsch passe alors à de « tragiques exemples du lien d’amour masochiste ». Elle raconte le cas d’une jeune fille qui épousa un criminel qui fut emprisonné et dont elle divorça, se remaria avec un homme riche et honorable, eut un enfant, mais ayant appris la libération du premier, sans hésitation se remit avec lui, ne le quitta plus ; logeant dans un quartier sordide, elle connut une vie de misère, d’humiliations, de grossesses successives, donnant naissance à des enfants illégitimes car il refusait de se remarier, ayant pour seule crainte qu’il ne se retrouve en prison ! Un autre cas est celui d’une jeune fille charmante arrivant dans une maison d’accueil, le visage bouffi, en larmes, saignant des coups de son amant alcoolique qui l’avait conduite au seuil de la mort. Les assistantes sociales la gardèrent un temps et ne purent la dissuader de retourner à lui. « Elle était asservie par son masochisme, la plus impérieuse de toutes les formes d’amour ». Il s’agit de « servage psychique » si bien que ces femmes se placent « sous la sujétion d’hommes brutaux, faibles, ou indignes de confiance », même si elles savent qu’elles sont trompées. Hélène Deutsch soutient la théorie suivante : la progression n’est pas la même, l’homme est devenu masochiste d’abord par culpabilité ( masochisme « moral » ) qui a engendré son érotisme passif, tandis que la femme débute par un masochisme érogène ( lié à Éros ) qui n’acquiert que secondairement son aspect fautif. « La sujétion masochiste-érotique de la femme varie énormément en intensité et, tant qu’elle procure autant de satisfaction que de souffrance, il est difficile de l’influencer ».
Se pose alors la question de comment la femme « peut employer les énergies passives-masochistes qui résident dans son Moi tout en évitant les dangers qui menacent sa personnalité ». Il faut faire retour à la puberté « où l’amour de soi narcissique est à son acmé, en même temps que l’accentuation et la mobilisation du masochisme féminin ». C’est l’amour de soi qui peut contrecarrer tous les dangers. Servir une cause avec abnégation n’est rien d’autre que du « masochisme qui prend le faux nom d’héroïsme », de « sacrifice » qui est « le masque de pulsions sadiques » retournées contre le Moi. Mais alors, si elles y renoncent, leur vie leur semble vide. D’où cette affirmation d’Hélène Deutsch : « Le goût du malheur est incomparablement plus fort chez les femmes que chez les hommes ». Elle prend l’exemple des femmes qui adhèrent à des mouvements révolutionnaires avec ardeur, esprit de sacrifice et besoin de souffrir pour leurs idées, et elle ajoute : « de telles femmes cherchent et trouvent habituellement l’amant qui les tyrannise, et cet amant leur donne ce que le père n’a pas su leur donner ». Elle dresse ensuite une galerie de portraits : la petite sténographe qui supporte les humeurs de son patron, l’épouse qui ne peut abandonner son mari brutal « parce qu’elle l’aime; malgré, en réalité à cause de sa brutalité », la collaboratrice qui consacre ses dons à l’œuvre du maître, la paysanne slave qui déclare « il ne m’aime plus, il ne me bat plus »; " toutes sont heureuses ou misérables selon le degré de leur masochisme féminin", mais selon l’utilisation et l’assimilation de celui-ci, « la femme obtient une harmonieuse féminité, ou devient névrosée, ou acquiert une personnalité masochiste pathologique ». En effet « elles provoquent la situation masochiste ou s’en accommodent à cause de la souffrance qu’elles y trouvent, et non en dépit de cette souffrance ». D’ailleurs, « toute la préparation psychologique de la femme aux fonctions sexuelles et de reproduction est liée à des idées masochistes ».
Dans une note ajoutée, Hélène Deutsch répondra à Karen Horney que « l’une des tâches de la femme est la maîtrise de son masochisme, son orientation dans la vie normale et de se protéger ainsi des dangers que, selon Horney, je considérerais comme le lot « normal » de la femme ».
Key Word : la sujétion masochiste-érotique de la femme.
Key Names : Théodore Reik, Hélène Deutsch, Freud, Aristote, Napoléon, Luis Bunuel.
Key Works : Patrice Tardieu, Masochisme, satisfaction dans la souffrance, honte, humiliation, le Yin, le Yang, Théodore Reik, Freud, Philo blog 16 septembre 2015 ; L’enlèvement d’Europe par un taureau blanc, Léda amoureuse d’un cygne, la flûte de Pan, Philo blog 23 janvier 2015 ; L’être qui vit dans la passion ne peut raisonner, il n’a ni vice ni vertu, Aristote monté et bridé, Philo blog 21 décembre 2014 ; Cavalière chevauchant son partenaire qui la prend sur son dos comme un cheval, equus eroticus, Philo blog 7 décembre 2014 ; Goût délicat des femmes, passions tendres, élégance du sentiment, art de vivre, Hume, Philo blog 2 novembre 2014 ; Le sexologue en mariage libre avec une féministe lesbienne, faire du pied sous la table, Philo blog 26 octobre 2014 ; Hannah Arendt écrit à Heidegger: « à toi le si proche, dédicace cachée, offerte, en t’aimant » , Philo blog 22 octobre 2014 ; Derrière le rêve les fantasmes refoulés; la jeune femme se hâtant lentement, marmoréenne, Philo blog 16 octobre 2014 ;
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Théodore Reik, Le Masochisme. Hélène Deutsch, La Psychologie des femmes. Freud, Délire et rêves dans la Gradiva de Jensen.
Luis Bunuel, Belle de Jour ( film 1967 ), avec Catherine Deneuve dans une scène onirique où elle reçoit, sur le visage et sur sa robe blanche, de la boue noirâtre, entrecoupée de scènes « réalistes » de sa prostitution volontaire dans la journée.
Patrice Tardieu.











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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 11:36

Masochisme, satisfaction dans la souffrance, honte, humiliation, le yin, le yang, Théodore Reik, Freud.
Reik, devenu membre de « l’Institut Psychanalytique de Vienne » (anciennement « Société psychologique du mercredi » ) grâce à Freud, débute son ouvrage intitulé Le Masochisme ainsi : « Comment les philosophes en sont-ils arrivés à penser que l’homme est un animal qui cherche le plaisir et essaye d ’écarter la souffrance ? ». On s’attendrait à ce qu’il cite Aristippe de Cyrène, ce philosophe du cinquième-quatrième siècle avant J.-C., pour qui seul l’instant présent existe ( le passé n’est plus, le futur n’est pas encore ) et que « le plaisir est un bien, même s’il vient des choses les plus honteuses » si bien que « tous les êtres vivants recherchent le plaisir et fuient la douleur ». Reik fait référence à Bertrand Russell qui soutient dans Analysis of Mind que la tendance est plutôt d’éviter la souffrance. Mais alors comment rendre compte du masochiste qui non seulement ne la fuit pas mais la recherche, est attiré par elle ? Il évoque rapidement, en passant, Krafft-Ebing, pourtant le fondateur et l’explorateur de ce concept.
Krafft-Ebing se base sur des documents qu’on lui a communiqués à titre privé, du vivant même de Sacher-Masoch ( d’où le terme « masochisme » créé par Krafft-Ebing ), auteur de La Vénus à la fourrure, où il se montre « l’esclave dévoué comme un chien » de celle-ci, mêlé au fétichisme de la fourrure, expérience qu’il fit, avant et après son mariage avec sa première femme. Krafft-Ebing reproduit un contrat en bonne et due forme entre une « maîtresse » qui « pourra punir selon son bon plaisir son esclave », et un autre contrat avec sa future femme où il est dit qu’il renonce à son moi, qu’elle pourra le corriger sans qu’il puisse se plaindre car son corps comme son âme lui appartiennent, qu’elle peut abuser de la plus grande cruauté sans qu’il puisse se plaindre ou s’enfuir. Mais Krafft-Ebing fait une remarque surprenante ; ces contrats ont parfois une clause temporelle comme celle-ci : « A l’expiration de six mois, cet intermède de servitude sera considéré comme non avenu par les deux parties, et elles n’y feront aucune allusion sérieuse. Tout ce qui aura eu lieu devra être oublié, avec retour à l’ancienne liaison amoureuse ». Et d’ajouter que le couple ensuite souvent vit dans l’harmonie la plus heureuse, tout en ayant une sexualité conforme à leur façon de sentir. Krafft-Ebing insiste : « En dehors de ces épisodes relativement courts, ils ont de l’affection l’un pour l’autre ». Ils vivent en bonne entente. « Ils s’entretiennent entre eux, comme si de rien de tel n’était arrivé; ils vont ensemble au théâtre, ils se donnent des distractions intellectuelles ». Et dire que l’on affirme que Krafft-Ebing n’a pas les idées larges !
Reik va exposer ensuite le point de vue de Freud qui distingue trois formes de masochisme : primaire ou érogène, féminin, moral [ Trois Essais sur la théorie de la sexualité, note 24 ]. Reik commence par le masochisme moral qu’il considère exister chez tout le monde, c’est la tendance à chercher la souffrance et à en tirer du plaisir sous « l’effet d’un désir inconscient d’être puni » que l’on retrouve dans de nombreux « groupes sociaux, nationaux et religieux » car « au cours de l’enfance, les punitions proviennent des parents ; une fois adultes, c’est Dieu, ou bien un destin maléfique ». En effet, une autorité cachée à l’intérieur du psychisme prend la place du juge qui condamne des actes défendus, c’est le surmoi ; tout comme le criminel qui recherche la punition. Reik évoque les personnages de Dostoïevski et leurs tourments. Reste à expliquer comment « la souffrance, la honte, l’humiliation, la gêne physique et morale soient les préliminaires d’une satisfaction sexuelle ».
D’où le masochisme « féminin » [ je dois dire que ce qualificatif vient sans doute chez Freud comme chez Reik du préjugé que la sexualité « féminine » consiste dans une attitude « passive » ] où une atmosphère « d’essence féminine » serait à la fois « redoutée et inconsciemment désirée par beaucoup de femmes, l’idée, en imagination, d’être outragées sexuellement, et imprégnées [ du latin « impraegnare », « féconder »] à leur corps défendant ». Mais tout de suite Reik parle « d’un homme qui désire être battu, insulté, attaché, qui est humilié par une femme et complètement dominé par elle, et qui de cette idée tire un intense plaisir ». Et il nous donne un cas auquel il a eu affaire, en l’analysant. Voici la scène qui s’est répétée pendant des années. Une femme grande, belle et dominatrice devait frapper ses fesses couvertes d’un pantalon noir et l’orgasme survenait avec les coups. D’où venait tout cela ? Petit garçon, dans une station thermale, il avait vu le postérieur de sa mère couvert de boue noire. Le patient s’identifiait donc à sa mère et il attendait la claque que le père administrait régulièrement sur la croupe des femmes de ménage, de sa mère, de la femme de chambre, et de la nurse, comprenant le sens érotique de la tape. Reik en tire l’explication suivante : l’analysé a pris la place de la femme fustigée, tandis que celle qui est derrière lui représente le père. Mais un jour il se retourna et la « magie » de la scène disparut. La femme portait autour du cou de la fourrure que Reik analyse comme étant la barbe du père ! Je trouve extraordinaire cette hypothèse car la fourrure est par excellence la parure de la femme chez Sacher-Masoch ( et de son sexe avant une date récente ) !
Notons que dans le taoïsme, Le livre de la Voie ( le « Tao ») attribué à Lao-tseu [ Lao-zi ] se trouve l’affirmation suivante : « Le Tao [ Dao ] a produit l’Un, l’Un a produit le Deux [ le Yin et le Yang ] et le Deux a produit le Trois, le Trois tous les êtres qui s’adossent au Yin et au Yang » ( §42 ). Or, le Yang, en chinois, est le mot qui désigne le principe masculin, c’est-à-dire le lumineux, le positif, ce qui est au soleil, ce qui est clair, lisse, la face, ce qui est ouvert, évident, actif, vivifiant, visible…et le Yin, le principe féminin, le négatif, l’ombre, le sombre, le dos, le caché, le secret, le froid , le velu [ les poils pubiens de la femme !] …
Revenons à Théodore Reik ; la seule affirmation qui me semble juste ici de Reik est que, pour le masochiste, « être battu signifie être aimé ».
Enfin, troisième forme freudienne du masochisme, qualifié par Reik « d’érotogène » et de « primaire » par Freud. « Ceci est du masochisme littéralement pur, une excitation sexuelle particulière, indépendante de l’attitude du sujet envers l’objet [ l’autre ] écrit Reik. C’est en quelque sorte un choc mécanique qui provoque l’érection à partir de la peau, des muqueuses ou des muscles, comme les harmoniques d’un violon, base de l’excitation masochiste.
Reik termine par la dernière théorie de Freud celle d’Au-delà du principe de plaisir, dominée par la bataille titanesque entre la pulsion de mort qui veut guider les vivants vers le repos éternel, la non-vie, et l’éros qui veut multiplier la vie à tout prix. Reik y voit même « le rôle du sadisme dans la vie sexuelle normale, tel qu’il paraît dans l’approche et la conquête de la femme et même dans l’acte sexuel, peut être considéré comme un symptôme de l’apaisement des instincts de mort. La bête de proie paraît être apprivoisée et même dressée à des jeux et des morts amoureux. […] Dans le sadisme l’objet est maintenant cruellement et violemment aimé ». Et d’ajouter : « l’instinct de mort associé à Éros nous offre une de nos vues les plus profondes dans la nature de l’être ».
Key Word : masochisme moral, féminin, érogène, le velu de la femme dans le taoïsme et dans la langue chinoise, être battu, être aimé, Éros et Thanatos.
Key Names : Théodore Reik, Freud, Aristippe de Cyrène, Bertrand Russell, Krafft-Ebing, Sacher-Masoch, Dostoïevski, Lao-tseu, François Cheng, Sade.
Key Works : Patrice Tardieu, De Lacan à Aristippe de Cyrène:qu’est-ce qu’un objet? Philo blog 29 décembre 2006 ; Dialectique, taoïste, machiavélique, érotique, phénoménologique et psychanalytique, de la charcuterie, Philo blog 8 février 2007 ; Obscénité et violence à l’origine du monde, Philo blog du 12 février 2008 au 4 avril 2008 ; Jouissance inhumaine: Sade, Lacan, Hegel, Philo blog du 30 septembre 2008 au 3 janvier 2009 ; Éros, Désir, Thanatos, adolescent androgyne, Visconti, Mahler, Thomas Mann, Philo blog 11 février 2012 ; Plongeon dans la passion, dans la mort, Phèdre, Racine, Aristote, Sénèque, sarcophage de Paestum, Philo blog 7 septembre 2012 ; Seul critère: le plaisir, Aristippe de Cyrène, notre affect semblable à celui d’autrui? Philo blog 14 octobre 2012 ; Aristippe de Cyrène, le pathos, sensation que le sujet éprouve, les mots et autrui, Philo blog 17 octobre 2012 ; Présent, instant, plaisir, hédonisme, Aristippe de Cyrène, Horace, Kierkegaard, Philo blog 19 octobre 2012 ; Algophilie n’est pas masochisme, se piquer avec des épingles, Clérambault et Sacher-Masoch, Philo blog 10 novembre 2012 ; Ce qui est né doit mourir, ce qui est mort doit renaître, immuable âme, ne pleurer ni les vivants ni les morts, Philo blog 30 avril 2013 ; Honte et sensualité, goûts et désirs marqués à vie pour Jean-Jacques Rousseau par Mademoiselle Lambercier, Philo blog 7 juillet 2013 ; Douleur infligée par une femme belle et cruelle, dialectique maître esclave, Sacher-Masoch, Philo blog 9 juillet 2013 ; La puissance de la femme: la passion de l’homme, esclave ou tyran, Nietzsche, Sacher-Masoch, Philo blog 11 juillet 2013 ; Jouissance masochiste suprasensuelle, Sacher-Masoch et Louis II de Bavière, Philo blog 13 juillet 2013 ; Embarcation, linceul blanc, image à rêver, l’île des morts, Arnold Böcklin, Serguei Rachmaninov, Philo blog 30 août 2013 ; Luxure et cruauté, utilité du mal, équilibre naturel écologique, Marquis de Sade, Leibniz, Philo blog 7 septembre 2013 ; Expirer en jouissant, volupté excessive, picotement des nerfs, combat des Parques et de Vénus, Sade, Philo blog 13 septembre 2013 ; Sade avec Sainte Thérèse d’Avila transpercée par la flèche en or de l’ange jusqu’aux entrailles, Philo blog 21 octobre 2013 ; Perte d’identité dans la fusion érotique, vertige, excès, paroxysme, Baudrillard, Bataille, Hölderlin, Philo blog 25 octobre 2013 ; Les poils pubiens peuvent-ils expliquer l’invention « féminine » du tissage? Fabuleux Freud! Philo blog 25 janvier 2014 ; Image de l’homme dévoré par ses propres désirs, juste vengeance de Vénus contre Narcisse, Diane, Philo blog 4 février 2014 ; Miroir et féminité, larmes, jalousie rusée, Narcisse masochiste au comportement féminin? Philo blog 26 février 2014 ; Rêveries diurnes, scènes érotiques de châtiment corporel, plaisir de la honte, A Rebours, Là-bas, Philo blog 7 juin 2014 ; Cavalière chevauchant son partenaire qui la prend sur son dos comme un cheval, equus eroticus, Philo blog 7 décembre 2014 ; La flagellation qui provoque la honte en public comparée à l’exhibitionnisme, Havelock Ellis, Philo blog 29 janvier 2015.
Théodore Reik, Le Masochisme. Aristippe de Cyrène in Diogène Laërce, Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres, livre II, Aristippe. Bertrand Russell, Analyse de l’esprit. Krafft-Ebing, Psychopathia sexualis. Sacher-Masoch, La Vénus à la fourrure. Dostoïevski, Les Possédés. Lao-tseu, Le Livre de la Voie, François Cheng, Vide et Plein , { j'y vois le sexe féminin et le sexe masculin dans la pensée chinoise } le langage pictural chinois, Sade, Œuvres . Freud, Trois Essais sur la théorie de la sexualité, Essais de psychanalyse.
Maîtresse, film de Barbet Schoeder, avec Gérard Depardieu et Bulle Ogier ( 1975 ). La Vénus à la fourrure, pièce de théâtre de David Ives ( histoire d’un metteur en scène et d’une actrice qui veulent mettre sur les planches le livre de Sacher-Masoch ), devenue film, en 2013, de Roman Polanski, avec Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric.
Patrice Tardieu.











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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 23:41

La flagellation qui provoque la honte en public comparée à l’exhibitionnisme. Havelock Ellis.
Nous avons vu que la « monstration » se substitue, dans l’exhibitionnisme, à l’action, d’autant plus que le lieu n’y est pas approprié ( comme l’irruption des Femen torse nu à Notre-Dame de Paris ).Un autre exemple de Havelock Ellis est celui d’un homme d’affaires parisien qui s’exhibait imperturbablement dans les églises, en particulier à Saint-Roch, devant les dames en prière ! Le scandale, sans doute, me semble-t-il ajoute pour lui du « piment » à la chose. Havelock Ellis cite l’exemple de celui qui « jouissait en s’imaginant faire éprouver du plaisir à une fille innocente ». Tout semble se passer dans l’imagination. Havelock Ellis fait alors une curieuse comparaison avec la flagellation. Il écrit : « le flagellant touche la femme avec une verge, qui est elle-même le symbole du pénis […]; il inflige à des régions intimes les marques de la congestion sanguine et les mouvements spasmodiques qui sont associés à l’excitation sexuelle, tout en lui faisant ressentir ( ou du moins le flagellant s’imagine qu’elle le ressent ) toutes les émotions qui correspondent à une honte délicieuse ». S’il en est ainsi, on voit, sous un autre angle, mais amplifié, la sanction pour « fornication » du Coran, sourate XXIV ( « An-nûr », « la lumière » ) : « Fustigez la fornicatrice et le fornicateur de cent coups de fouet administrés à chacun d’eux […]. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition » ( verset 2 ),[ causant donc la honte de surcroît ]. La « fornication » est une relation sexuelle en dehors du mariage; mais celle-ci est permise avec une esclave, une prise de guerre, vierge ou mariée avant ( sourate IV, An-Nisa‘ », « les femmes », versets 3 et 24 ). Je recommande les deux volumes, avec commentaires savants et abondants, explication de l’arabe coranique en français par le Cheik Si Boubakeur Hamza, père de Dalil Boubakeur, devenu après son père l’actuel Recteur de la Mosquée de Paris et qui, désormais, depuis les événements tragiques de janvier 2015, appelle les musulmans à prier pour la France et ses Institutions, et pourtant c’était lui qui avait intenté un procès à Charlie Hebdo, dirigé à l’époque par Philippe Val, en 2005, pour avoir repris les caricatures du quotidien danois Jyllands-Posten. Key Word : sexologie, comparaison exhibitionnisme et flagellation publique. Key Name : Havelock Ellis. Key Works : Patrice Tardieu, Plus l’homme est viril et la femme femme, moins ils se comprennent [ et plus ils s’attirent ]. Le mouvement des Femen, Philo blog du 2 août 2014. Havelock Ellis, le Symbolisme sexuel. Patrice Tardieu.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 12:39

L’exhibitionnisme, jouissance sexuelle absurde; substitution de la monstration à l’action.
Un autre problème sexologique est celui de l’exhibitionniste car sa jouissance sexuelle semble quelque peu absurde : il ne recherche en aucun cas une relation, il expose à toute vitesse ses parties génitales puis disparaît ! Le sexologue Albert Moll, dans ses Recherches sur la Libido, soutenait que c’était dénué de sens et qu’il faudrait éclaircir cette « folie ». Mais l’autre fondateur de la sexologie, Havelock Ellis, propose l’explication suivante : c’est un acte fondamentalement « symbolique » [ je dirais au sens platonicien du « sumbolon », de la « conjonction de deux choses »]. Ce serait un « renversement [ je précise : « perversio » en latin ] de la courtisation [ le fait de courtiser ] »: « l’exhibitionniste découvre les organes du sexe masculin devant un témoin féminin et c’est dans le choc éprouvé par la pudeur sexuelle de ce témoin, et dans sa réaction au spectacle, que l’exhibitionniste trouve un substitut aux émotions produites d’ordinaire par le coït normal ». A l’appui, il donne divers exemples. Un homme alors qu’il se déshabillait dans une cabine de bains, constata que la voisine l’observait à travers une fente. Cela lui fit de l’effet et se produit alors la « conjonction » entre la vue de son membre par une inconnue et l’excitation supposée de celle-ci. L’acte exhibitionniste se substitue à l’acte sexuel ! Key Word : sexologie, exhibitionnisme. Key Names : Albert Moll, Havelock Ellis, Platon. Key Works : Albert Moll, Recherches sur la Libido.( Untersuchungen über die Libido sexualis ), Havelock Ellis, Études de Psychologie Sexuelle. Platon, Banquet, 192 d. Patrice Tardieu.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 00:34

L’enlèvement d’Europe par un taureau blanc, Léda amoureuse d’un cygne, la flûte de Pan.
Nous avons vu la curiosité du pape Alexandre VI et de sa fille Lucrèce Borgia pour le coït de six chevaux de course avec deux juments. Quelle leçon peut en tirer un sexologue comme Havelock Ellis ? « L’accouplement des grands animaux est souvent un spectacle violent et magnifique, et qui, bien loin d’être obscène, a vivement intéressé des personnes de haute culture ». Disons que de nos jours dans certains cirques, comme celui parfois de Zingaro, cela est donné à tout public. Ajoutons que la « zooérastie » [ « amour pour les animaux » ] ne date pas d’aujourd’hui, la mythologie gréco-latine et l’art ne cessent de reprendre ce thème : Europe, fille d’un roi de Phénicie, n’hésite pas à monter sur le dos d’un taureau blanc qui l’enlève. Ce rapt érotique mouvementé est somptueusement représenté sur le tableau de Véronèse. Léda, femme d’un roi de Sparte, est séduite par un cygne, comme le montre le tableau de Léonard de Vinci ou celui de Corrège. Le dieu phallique d’Arcadie, Pan, sans doute après les amours caprines d’Hermès, naît avec les pieds et les cornes d’un bouc; ce « faune » est le compagnon de Dionysos et il invente la flûte à sept tuyaux, appelée « flûte de Pan ». Key Word : sexologie, zooérastie. Key Names : Havelock Ellis, Véronèse, Léonard de Vinci, Corrège. Key Works : Patrice Tardieu, Les pisseuses dans l’art, rayon de lumière sur un jet dans l’obscurité, érotisation de la miction, Philo blog du 07/01/2015; Picasso .Suzanne surprise au bain par deux vieillards. Le Livre de Daniel, Philo blog du 18/01/2015 ; Excitation voluptueuse de regarder l’accouplement de chevaux, Alexandre VI et Lucrèce Borgia, Philo blog du 19/01/2015. Véronèse, L’enlèvement d’Europe ( Palais ducal de Venise ). Léonard de Vinci, Corrège, Léda. Patrice Tardieu.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 00:16

Excitation voluptueuse de regarder l’accouplement de chevaux, Alexandre VI et Lucrèce Borgia.
Un autre sujet d’étude pour le sexologue Havelock Ellis est la « zooérastie », mot inventé par Krafft-Ebing, que l’on pourrait traduire étymologiquement par « amoureux des bêtes », car, selon ce dernier, caresser la fourrure d’un animal ferait le même effet que celui « de la chevelure, des nattes, du velours et de la soie », provoquant une « excitation voluptueuse » si bien que Krafft-Ebing range dans le fétichisme cette action ! Albert Moll conteste de la mettre dans cette catégorie car l’équitation peut provoquer une semblable excitation [ pensons à la dame qui chevauche Aristote, "equus eroticus" ! ] sans qu’il s’agisse de fétichisme proprement dit [ je renvoie aux articles de mon Philo blog ]. Par contre le spectacle de l’accouplement d’un étalon et d’une jument a toujours fasciné, qu’Havelock Ellis range dans le groupe de la « zoophilie mixoscopique » [ le fait « d’aimer regarder le commerce intime des bêtes »]. Il note: « on a souvent constaté que la copulation des animaux est un spectacle extrêmement mystérieux et intéressant pour nos enfants, tant garçons que filles. Rien d’étonnant à cela; car ce spectacle leur donne l’intuition qu’il s’agit d’un acte naturel dont on leur fait, à eux, un secret; mais c’est là un secret dont ils sentent en eux-mêmes quelques éléments intimes ». D’après le « Diarium » [ « Journal » ] célèbre du secrétaire du pape Alexandre VI ( Rodrigo Borgia ), six chevaux de course furent conduit à coïter avec deux juments dans une cour pendant que ce politique rusé et sa fille, d’une grande beauté, Lucrèce Borgia, sœur de César Borgia, héros de Machiavel, les observaient d’un balcon du Vatican ! Le roi de France François premier dont Jean Clouet a peint sur bois le portrait, à la même époque, aimant les divertissements scabreux, et voulant satisfaire la curiosité des dames de la cour, les emmenait, dans la forêt de Saint-Germain, voir les biches et les cerfs en rut ! Key Word : sexologie, zoophilie mixoscopique. Key Names : Havelock Ellis, Krafft-Ebing, Albert Moll, Aristote, Machiavel ; Rodrigo, César et Lucrèce Borgia. Key Works : Patrice Tardieu, Le fétichisme de la culotte, le cul des voitures, « Shake your booty ». Freud. Philo blog 07/10/2014. Fétichisme du pied, celle qui s’avance avec une démarche souple et tranquille, la vie, l’existence, Philo blog 10/10/2014. Passions des fétichistes: sein, nattes, soulier, linge touchant le corps de la femme, et autres articles, Philo blog du 18/10/2014 au 30/11/2014. L’être qui vit dans la passion ne peut raisonner, il n’a ni vice ni vertu. Aristote monté et bridé. Philo blog 14/12/2014. Passion érotique des étoffes chez la femme, Gaëtan Gatian de Clérambault, Philo blog 02/11/2012. Machiavel, Le Prince. Patrice Tardieu

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 01:36

Picasso. Suzanne surprise au bain par deux vieillards. Le Livre de Daniel.
Toujours dans l’optique sexologique, j’attirerais l’attention sur La Pisseuse, toile de Picasso immédiatement reconnaissable, d’une baigneuse se soulageant sur la plage ! Et, du même ( mais c’est une aquatinte et eau-forte sur cuivre ) Pisseuse surprise par deux vieillards qui est sans doute un clin d’œil à Suzanne surprise par deux vieillards de ses illustres prédécesseurs : Véronèse, Rembrandt, Rubens, Van Dyck, Tintoret…histoire tirée du chapitre XIII, 1- 64, deutérocanonique, du Livre de Daniel. La voici : Suzanne est une très belle femme mariée convoitée par deux juges âgés; un jour où il fait très chaud, elle a envie de prendre un bain dans son parc dont elle ordonne à ses servantes de fermer les portes et d’aller chercher de l’huile et des parfums, toutes ignorant que les deux vieillards y sont dissimulés, à l’affût. Ils surgissent et lui font le chantage suivant : nous dirons que tu les a éloignées exprès pour recevoir un amant, si tu ne nous cèdes pas ! Finalement Daniel va confondre de faux témoignage les deux scélérats pris séparément car ils se contredisent sur le lieu où se serait déroulé l’adultère qui n’était qu’une projection de leur propre désir ! Key Word : sexologie, projection des désirs. Key Name : Picasso. Key Works : Patrice Tardieu, Picasso, les paraboles, Philo blog du 06/05/2008 au 27/05/2008 et le 15/12/2008 ; Seins : l’idole et l’icône ( 2 ) « sculpture à la Picasso », Philo blog du 6/01/2009. Picasso, la Pisseuse ; Pisseuse surprise par deux vieillards. Véronèse, Rubens, Van Dick, Tintoret, Suzanne au bain ( titre habituel ). Patrice Tardieu.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 00:40

Les pisseuses dans l’art, rayon de lumière sur un jet dans l’obscurité, érotisation de la miction.
Les « belles pisseuses », voilà un nouvel objet d’étude pour le sexologue Havelock Ellis. Il se penche sur le célèbre peintre hollandais de La Ronde de Nuit mais aussi graveur de l’Alcôve (où un couple s’unit sexuellement), de Joseph et la femme de Putiphar ( où celle-ci, tout le bas de son corps dénudé, essaie de le retenir pour qu’il lui fasse l’amour ) et du Moine ( où celui-ci s’accouple à une glaneuse dont on ne voit que les genoux ! ): « L’eau-forte de Rembrandt, communément appelée La Femme qui pisse, est un bel essai de faire briser des rayons de lumière sur un jet partiellement resté dans l’obscurité, thème artistique qui est indemne de toute obscénité ». Il y oppose le cas suivant : « un jeune homme qui invitait des jeunes filles à danser mi-nues chez lui, à sauter et à uriner devant lui, ce qui lui procurait l’éjaculation, est au contraire un exemple typique de symbolisme urolagnique [ érotisation de la miction ] ». Il donne aussi l’exemple d’un jeune russe de vingt-sept ans qui cherchait à se trouver dans une situation où ses aventures amoureuses l’amenaient à recevoir le pipi dans la bouche. Je signalerais que le magistral tableau de Jordaens, Le Roi Candaule, Gygès et la Reine Nyssia ( vue nue de dos rentrant dans son lit à baldaquin aux lourdes tentures, les deux personnages masculins, épiant la reine callipyge, pleins de désir ) qui vient sans doute d’épancher sa vessie avant de se coucher car il y a un rutilant pot de chambre à ses pieds ! Key Word : sexologie, symbolisme urolagnique. Key Names : Havelock Ellis, Rembrandt, Jordaens. Key Works : Patrice Tardieu, Candaulisme : Nyssia callicysthe [ belle en sexe ] philo blog du 16/01/2009 au 09/08/2009. Havelock Ellis, Études de Psychologie Sexuelle. Rembrandt, l’Alcôve, Joseph et la femme de Putiphar, le Moine, la Femme qui pisse. Jordaens, le Roi Candaule, Gygès et la Reine Nyssia. Patrice Tardieu.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 00:18

Belles pisseuses dans l’art, rayon de lumière sur un jet dans l’obscurité, érotisation de la miction.
Les « belles pisseuses », voilà un nouvel objet d’étude pour le sexologue Havelock Ellis. Il se penche sur le célèbre peintre hollandais de La Ronde de Nuit mais aussi graveur de l’Alcôve (où un couple s’unit sexuellement), de Joseph et la femme de Putiphar ( où celle-ci, tout le bas de son corps dénudé, essaie de le retenir pour qu’il lui fasse l’amour ) et du Moine (où celui-ci s’accouple à une glaneuse dont on ne voit que les genoux ! ): « L’eau-forte de Rembrandt, communément appelée La Femme qui pisse, est un bel essai de faire briser des rayons de lumière sur un jet partiellement resté dans l’obscurité, thème artistique qui est indemne de toute obscénité ». Il y oppose le cas suivant : « un jeune homme qui invitait des jeunes filles à danser mi-nues chez lui, à sauter et à uriner devant lui, ce qui lui procurait l’éjaculation, est au contraire un exemple typique de symbolisme urolagnique [ érotisation de la miction ] ». Il donne aussi l’exemple d’un jeune russe de vingt-sept ans qui cherchait à se trouver dans une situation où ses aventures amoureuses l’amenaient à recevoir le pipi dans la bouche. Je signalerais que le magistral tableau de Jordaens, Le Roi Candaule, Gygès et la Reine Nyssia ( vue nue de dos rentrant dans son lit à baldaquin aux lourdes tentures, les deux personnages masculins, épiant la reine callipyge, pleins de désir ) qui vient sans doute d’épancher sa vessie avant de se coucher car il y a un rutilant pot de chambre à ses pieds ! J’attirerais enfin l’attention sur La Pisseuse, toile de Picasso immédiatement reconnaissable, d’une baigneuse se soulageant sur la plage ! Et, du même ( mais c’est une aquatinte et eau-forte sur cuivre ) Pisseuse surprise par deux vieillards qui est sans doute un clin d’œil à Suzanne surprise par deux vieillards de ses illustres prédécesseurs : Véronèse, Rembrandt, Rubens, Van Dyck, Tintoret…histoire tirée du chapitre XIII, 1- 64, deutérocanonique, du Livre de Daniel. La voici : Suzanne est une très belle femme mariée convoitée par deux juges âgés; un jour où il fait très chaud, elle a envie de prendre un bain dans son parc dont elle ordonne à ses servantes de fermer les portes et d’aller chercher de l’huile et des parfums, toutes ignorant que les deux vieillards y sont dissimulés, à l’affût. Ils surgissent et lui font le chantage suivant : nous dirons que tu les a éloignées exprès pour recevoir un amant, si tu ne nous cèdes pas ! Finalement Daniel va confondre de faux témoignage les deux scélérats pris séparément car ils se contredisent sur le lieu où se serait déroulé l’adultère qui n’était qu’une projection de leur propre désir ! Key Word : sexologie, symbolisme urolagnique. Key Names : Havelock Ellis, Rembrandt, Jordaens, Picasso. Key Works : Patrice Tardieu, Picasso, les paraboles, Philo blog du 06/05/2008 au 27/05/2008 et le 15/12/2008. Candaulisme : Nyssia callicysthe [ belle en sexe ], Philo blog du 16/01/2009 au 09/08/2009. Mystère féminin, se donner tout en se dérobant, sa puissance est son altérité. Caravage Rembrandt. Philo blog du 18/12/2013. Havelock Ellis, Études de Psychologie Sexuelle. Rembrandt, l’Alcôve, Joseph et la femme de Putiphar, le Moine, la Femme qui pisse. Jordaens, le Roi Candaule, Gygès et la Reine Nyssia. Picasso, la Pisseuse ; Pisseuse surprise par deux vieillards. Véronèse, Rubens, Van Dick, Tintoret, Suzanne au bain ( titre habituel ). Patrice Tardieu.

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