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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 23:45

Aragon, chantre des Organes de répression, Alexandre Soljenitsyne poète et écrivain.
La grande différence entre Aragon et Soljenitsyne est qu’Aragon a chanté le Guépéou, la police politique qui envoyait dans les camps, et le Goulag, « rééducation de l’homme par l’homme », et que Soljenitsyne séjourna de 1945 à 1953 dans « L’Archipel du Goulag » : « L’Archipel est une terre sans écriture, et la tradition orale s’interrompt avec la mort des habitants. Seuls quelques embruns épars vous atteignent parfois, éclairés par la lumière réfléchie de la lune, à peine perceptibles » ( tome 1, p. 329 ) et qu’il fut expulsé d’URSS en 1974, à cause de cet ouvrage à peine commencé.
Je sais gré à Georges Nivat de nous avoir présenté cet écrivain et poète qui a risqué sa vie en publiant d’abord les poèmes qu’il avait retenus par cœur, et tenté de rendre compte de toutes ces vies perdues ( entre 30 et 80 millions d’individus ! ), depuis Lénine, créateur du Goulag, jusqu’à l’écroulement de l’URSS en 1991. Soljenitsyne reviendra dans son pays en 1994. Merci aux Nouveaux Chemins de la Connaissance de France Culture, ce jeudi 19 février 2015, de faire resurgir cette magnifique et singulière personne.
Key Word : le Goulag, camps. Key Names : Aragon, Soljenitsyne. Key Works : Aragon, [ poème à la gloire du Guépéou, et ,apologie du Goulag ]. Soljenitsyne, L’Archipel du Goulag ( 3 tomes, éditions du Seuil, 1974 - 1976 ) ; Le Chêne et le Veau ; Lettres aux dirigeants de l’Union Soviétique.
Patrice Tardieu.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 21:35

Traces de poèmes qui s’effacent, sables de l’exil, Saint-John Perse le Pérégrin

Dans le flot des stances de l’exil de Saint-John Perse, on peut trouver ceci:

« Et ce n’est point errer, ô Pérégrin,

Que convoiter l’aire la plus nue pour assembler aux syrtes de l’exil un grand poème né de rien, un grand poème fait de rien…[…]

J’ai fondé sur l’abîme et l’embrun et la fumée des sables.[…]

Les milices du vent dans les sables d’exil…[…]

L’exil n’est point d’hier! Ô vestiges, ô prémisses[…]

Ah! toute chose vaine au van de la mémoire[…]il en est comme de la cendre au lait des femmes, trace infime…[…]

Je vous dirai tout bas le nom des sources où, demain, nous baignerons un pur courroux. »

On voit que Saint-John Perse épanche son âme d’exilé à travers ces stances pleines de mémoire et de courroux mais qui ne sont que traces de poèmes qui s’effacent.

Key word

: exil, stance, pérégrin [voyageur, exilé], abîme, embrun, sables, vestiges, van [panier pour trier] de la mémoire, trace infime, histoire de l’âme, sources, pur courroux.

Key name

: Saint-John Perse.

Key works

: Saint-John Perse, Exil, Œuvres Poétiques I et II.

L’île de notre nostalgie (3.1.f).

Patrice Tardieu

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 23:00

Chants de l’exil, Charles d’Orléans, Du Bellay, Saint-John Perse.

Le chant de l’exil de Saint-John Perse fait écho à celui de Charles d'Orléans au XVème siècle :

"Je m'avisai que c'était nonsavance

De tels soupirs dedans mon coeur garder..."

En regardant vers le pays de France

ou encore à celui de Du Bellay, exilé, accablé par le sort, et qui ne trouve plus l'inspiration :

"Las! où est maintenant ce mépris de Fortune?[...]

Où sont ces doux plaisirs qu'au soir sous la nuit brune [...]

...Et les Muses de moi, comme étranges s'enfuient." Regrets VI

Key word

: nonsavance [non-savoir], soupirs, mépris de Fortune, doux plaisirs sous la nuit brune, perte de l’inspiration poétique.

Key names

: Saint-John Perse (révoqué par le gouvernement de Vichy en 1940, il vit exilé aux Etats-Unis); Charles d’Orléans (fait prisonnier à Azincourt en 1415, il reste vingt-cinq années captif en Angleterre); Du Bellay (en Italie, à Rome, à partir de 1553, il est nostalgique de la France).

Key works

: Saint-John Perse, Exil; Charles d’Orléans, En regardant le pays de France; Du Bellay, Regrets.

L’île de notre nostalgie (3.1.e).

Patrice Tardieu

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 13:07

Concluons. Les deux tableaux de Fabre loin d’être uniquement de purs exercices de style néo-classique « ennuyeux », « froids » ou même « ridicules » (mais le rire est souvent une manière de censurer ce que l’on ne veut pas entendre), ouvrent une perspective à la réflexion sur l’inceste, la mort et le sacré, sur le problème de l’ordre et du désordre social. Poussin dans L’enlèvement des Sabines établissait la société sur le rapt et la violence, David reprenant ce thème en appelait à la réconciliation des camps ennemis. Fabre n’offre pas de solution, sinon la fuite, l’exil et le repli sur soi pour se préserver des blessures du temps; et sans doute est-ce pour cela, que d’une manière générale, il déplaît. Mais lorsque Fabre rentre enfin en France, David vient juste de mourir exilé.

 

 

 

 

Notes :

 

(1) Racine Andromaque Acte V, scène 5, vers 1613-1627.

(2) Paul Valéry Ebauche d’un serpent  vers 21-22, 29-30, 309-310.

(3) Thèse de Claude Lévi-Strauss dans Regarder Ecouter Lire Plon 1993 p.20.
(4) Pour la différence entre le regard et les yeux, consulter :

 Patrice Tardieu Sainte Agathe et la Mésopotamie La Rencontre n°42, 4ème trimestre 1997, p.18.

(5) Havelock Ellis Etudes tome xiii p.203 Mercure de France 1932.

(6) Ovide Les Métamorphoses Livre IV, 474 sqq.

(7) Paul Valéry Fragments du « Narcisse » II, vers 71.

(8) voir Paul Ricoeur Soi-même comme un autre Seuil 1990.

(9) Platon Parménide 142 e. Plotin  Ennéades VI, 9.

 

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