Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:59

La vie rêvée par Pierre-Joseph Proudhon, père de l’anarchisme. Qu’est-ce que la propriété ? Aristote.
Tocqueville va réfléchir sur « l’égalité [ relative ou non ] qui rend les hommes indépendants les uns des autres, leur fait l’habitude et le goût de ne suivre que leur volonté », et « les dispose à considérer d’un œil mécontent toute autorité ». D’où la tendance à la revendication, à la révolte, et à l’anarchie. Tocqueville s’en alarme : «  à l’instant où le pouvoir national qui les contient tous vient à manquer, il semble que le désordre doit être aussitôt à son comble, et que, chaque citoyen s’écartant de son côté, le corps social va tout à coup se trouver réduit en poussière ». D’où l’absurdité des soi-disant groupes ou sociétés « anarchistes ».
Pierre-Joseph Proudhon, dès 1840, s’est dit « anarchiste » ; il est considéré comme « le père de l’anarchisme » en se rendant célèbre par son ouvrage Qu’est-ce que la propriété ? [ C’est le vol !  ]. Dans sa querelle avec Karl Marx, de façon visionnaire,  il dénonça  « le fonctionnarisme du communisme d’État » qui conduit au « machinisme administratif » et « à la destruction de toute pensée libre », « instrument de tyrannie » qui conduit au totalitarisme. Proudhon qualifie Marx de « ténia [ parasite intestinal ! ] du socialisme ». Mais son anarchisme n’était pas aussi violent que celui de Lucchesi assassinant l’impératrice Elisabeth d’Autriche en 1898, de la bande anarchiste espagnole « La Main Noire » commettant des attentats et tuant le Président du Conseil en 1897, de Bresci ôtant la vie en Italie au roi en 1900,  de Czolgosz tirant deux coups de pistolet sur le Président des États -Unis William McKinley, dans L’État de New York, qui meurt le 14 septembre 1901, Theodore Roosevelt , son Vice-Président, lui succédant.
En fait, l’anarchisme de Proudhon est celui d’une répartition plus juste de la propriété ( il a été lui-même co-propriétaire un temps d’une petite imprimerie ! ). Et il est très traditionnel en ce qui concerne les femmes. Il rejette l’amour libre délivré de tout lien civil ou religieux qu’il qualifie de « Pornocratie des femmes dans les temps modernes » ( ouvrage de 1875 ). En effet l’affranchissement sexuel de la femme est le symptôme, selon lui, de la décomposition sociale, de la destruction de la famille. Ceci dit, de l’homme ou de la femme chacun a une qualité qui prévaut : c’est la beauté féminine vis-à-vis de la force masculine, la grâce féminine étant même une qualité qui prédomine. Le mariage est donc l’union de la « forme » et de la « matière » [ j’ajouterai : Proudhon reprend les concepts de « morphè » et de « hylè » d’ Aristote disant que « le sujet du désir, c’est la matière, comme une femelle désire un mâle » ( Physique, I, 9, 192 a 24 )]. Proudhon condamne le concubinage qui n’est, d’après lui, que « commerce de volupté ». Il reprend l’idée d’Auguste Comte qu’une femme peut exprimer un idéal qui donne la félicité [ Rappelons-nous l’adoration de Comte pour Clotilde de Vaux ] ; et il fait l’éloge de la monogamie et condamne l’adultère, l’inceste, le stupre, le viol et la prostitution. 
Gustave Courbet a représenté deux fois Proudhon. Il figure sur son immense toile de trois mètres cinquante neuf de haut et cinq mètres quatre-vingt dix-huit de large [ Musée du Louvre ], intitulée « L’atelier du peintre, allégorie réelle » ; derrière la femme qui sert de modèle, on y trouve, parmi d’autres personnalités, notre philosophe au front dégarni avec ses petites lunettes qui avait écrit à la demande de Courbet Du Principe de l’art. Mais le tableau le plus significatif est sans doute le « Portrait de P.-J. Proudhon en 1853 ». C’est une charmante scène familiale où l’on voit Proudhon assis sur les marches de son perron, vêtu de sa blouse beauceronne ( qui lui avait été donnée par un co-détenu dans la prison de Sainte-Pélagie où il avait été incarcéré à la suite de violents articles contre Napoléon III devenu d’abord Président de la République en 1848, avant de devenir Empereur le 2 décembre 1852 ), avec son encrier, ses papiers et ses livres, ses deux filles encore petites, Catherine et Marcelle à côté de lui et la chaise où se trouvent des draps et le panier de couture de sa femme Euphrasie. Voilà la vie « rêvée » du père de l’anarchisme ! On voit qu’il est très loin du terrorisme anarchiste international, mais aussi de ceux qui parlent de libération de la femme, d’autogestion et de révolution libertaire.
Notons que Daniel Guérin dans son livre paru en 1965 et réédité en 1970, avec une postface sur mai 1968, affirme que la société anarchiste autogérée va naître en Yougoslavie, en Algérie, et en Russie [ il dit exactement en URSS, dissoute en 1991 ! ] et dirigée actuellement par Poutine, un ancien du KGB ! Quant à la Yougoslavie, à la suite de guerres interethniques et religieuses, entre serbes orthodoxes , croates catholiques et musulmans de Bosnie- Herzégovine, elle s’est déchirée dans cette guerre civile violente. Et en ce qui concerne l’Algérie depuis son indépendance en 1962, on a vu surgir le parti unique jusqu’en 1989, puis la guerre civile durant la « décennie noire » des années 1990 ( affrontement entre les groupes islamistes et les militaires algériens ), pour se terminer en 1999 par une domination autocratique qui perdure aujourd’hui. Comment Daniel Guérin a-t-il pu écrire une chose pareille ? Le total aveuglement de cette prédiction saute aux yeux .
Key Works : Le Droit au milieu de la force renversé par les sauvageons, mouvement historique chaotique, Tocqueville, Philo blog 7 octobre 2016 ; Les indiens farouches des États -Unis qui ont reçu à la fois l’oppression et les lumières occidentales, Tocqueville, Philo blog 15 octobre 2016 ; Le problème des noirs aux États -Unis, l’aller et le retour en Afrique, le Liberia, Tocqueville, Philo blog 29 octobre 2016 ; Les cent fleurs, le grand bond en avant, la révolution culturelle, Mai 1968 en Chine, Philo blog 13 novembre 2016 ; Dictature tropicale, pouvoir, richesse, concentration de la puissance politique, économique et militaire, Philo blog 1 décembre 2016 ; Que faut-il pour devenir Président des États -Unis ? La démocratie parvenue à ses limites, Philo blog 22 décembre 2016 ; L’utile, le pragmatisme américain et la French Theory de Derrida, Philo blog 1 janvier 2017 ;  Le New Deal de Donald Trump et celui de Roosevelt. Le mur fiscal à construire, Philo blog du 23 janvier 2017 ; Le grand mur de Trump et la muraille de Chine, l’art et la manière. Machiavel et Thomas More, Philo blog 2 février 2017 ; Dangers,  Démagogie, Démocratie, comment flatter le peuple, le grand nombre, accroître sa popularité , Philo blog 16 février 2017 ; La dialectique des Présidents des États -Unis, Obama et Trump. Hegel, Philo blog 3 mars 2017 ; Le dogme de la démocratie et la banalité du mal de l’homme ordinaire, incivilités et désobéissance, Philo blog 9 mars 2017 ; Omnipotence de la majorité, pouvoir du peuple, tyrannie, liberté de faire ce que l’on veut ou pas, Philo blog 18 mars 2017.
Patrice Tardieu.
   


      


           


 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:45

Omnipotence de la majorité, pouvoir du peuple, tyrannie, liberté de faire ce que l’on veut ou pas.
Tocqueville va nous parler de l’omnipotence de la majorité et de ses effets. Il considère comme détestable la « maxime qu’en matière de gouvernement la majorité d’un peuple a le droit de tout faire ». Et pourtant il place dans les volontés de la majorité l’origine de tous les pouvoirs ! Cependant la toute puissance est en soi politiquement une chose mauvaise et dangereuse, c’est « le germe de la tyrannie » dans une monarchie comme dans une république, car cela peut aboutir à quelque chose « d’inique ou de déraisonnable ». Tocqueville donne l’exemple suivant : aux États -Unis, dans l’État de Pennsylvanie, en 1835, les noirs ont le droit de vote, mais la majorité de la population n’est pas d’accord sur le droit de vote des noirs et les noirs  « s’abstiennent volontairement d’y paraître » !
A l’appui de cela, je dirais que Montesquieu avait déjà vu magnifiquement le problème :
« Comme dans les démocraties le peuple paraît à peu près faire ce qu’il veut, on a mis la liberté dans  ces sortes de gouvernements ; et on a confondu le pouvoir du peuple avec la liberté du peuple » ; « mais la liberté politique ne consiste pas à faire ce que l’on veut » ;
« c’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. » ( De l’Esprit des Lois, livre XI chap. II, III & IV ).
Autre point à méditer:
Dans les États despotiques, « les hommes y étant tous égaux … », « tous esclaves… » ( De l’Esprit des Lois, livre III, chap. VIII ).
Key Works : Le Droit au milieu de la force renversé par les sauvageons, mouvement historique chaotique, Tocqueville, Philo blog 7 octobre 2016 ; Les indiens farouches des États -Unis qui ont reçu à la fois l’oppression et les lumières occidentales, Tocqueville, Philo blog 15 octobre 2016 ; Le problème des noirs aux États -Unis, l’aller et le retour en Afrique, le Liberia, Tocqueville, Philo blog 29 octobre 2016 ; Les cent fleurs, le grand bond en avant, la révolution culturelle, Mai 1968 en Chine, Philo blog 13 novembre 2016 ; Dictature tropicale, pouvoir, richesse, concentration de la puissance politique, économique et militaire, Philo blog 1 décembre 2016 ; Que faut-il pour devenir Président des États -Unis ? La démocratie parvenue à ses limites. Philo blog 22 décembre 2016 ; L’utile, le pragmatisme américain et la French Theory de Derrida, Philo blog 1 janvier 2017 ;  Le New Deal de Donald Trump et celui de Roosevelt. Le mur fiscal à construire, Philo blog du 23 janvier 2017 ; Le grand mur de Trump et la muraille de Chine, l’art et la manière. Machiavel et Thomas More, Philo blog 2 février 2017. Dangers, Démagogie, Démocratie, comment flatter le peuple, le grand nombre, accroître sa popularité, Philo blog 16 février 2017 ; La dialectique des Présidents des États -Unis, Obama et Trump. Hegel. Philo blog 3 mars 2017 ; Le dogme de la démocratie et la banalité du mal de l’homme ordinaire, incivilités et désobéissance, Philo blog 9 mars 2017.
Patrice Tardieu.


      


           


 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article
9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 09:16

Le dogme de la démocratie et la banalité du mal de l’homme ordinaire, incivilités et désobéissance. 
Tocqueville va nous expliquer ce qu’est le dogme de la démocratie, autrement dit de la souveraineté du peuple. Il se trouve « plus ou moins au fond de presque toutes les institutions humaines », mais enseveli ! Parfois dans les ténèbres ! Les despotes à toutes les époques s’en servent sous des expressions fallacieuses comme la volonté générale, le bien de tous, sous prétexte qu’ils commandent et que les autres obéissent, ce qui  justifie leur pouvoir [ rappelons la stupéfaction d’Hannah Arendt devant l’obéissance aveugle d’Eichmann qui ne faisait que suivre les ordres, d’où le thème qui fit scandale sur la banalité du mal de l’homme ordinaire ; mais, j’ajouterais que, de nos jours, c’est plutôt l’incivilité et la désobéissance qui prévalent dans certains endroits que personne ne peut contenir, le problème s’est inversé !  ]. Pour Tocqueville, il est un lieu géographique où la souveraineté du peuple est gravée dans les mœurs et les lois, c’est l’Amérique ; et c’est là qu’on pourra y juger « ses avantages et ses dangers » ! Car il y a eu deux obstacles à celle-ci. D’abord [ jusqu’en 1776 ] il y a un obstacle extérieur puisque ce sont encore des colonies anglaises dépendantes de l’État britannique, la « démocratie » ne s’y manifeste que cachée dans les assemblées communales. Le deuxième obstacle est intérieur puisque le droit électoral est lié aux impôts, au cens ( en fonction d’une redevance qui donne accès au vote, surtout dans le Sud ). « Une sorte d’influence aristocratique tendait à resserrer en peu de mains l’exercice des pouvoirs sociaux » commente Tocqueville, mais « le dogme de la souveraineté du peuple sortit de la commune et s’empara du gouvernement », « il devint la loi de la loi » et « comme on ne pouvait plus arracher la force des mains du peuple, et qu’on ne détestait point assez la multitude pour prendre plaisir à la braver [ admirons cette formule ironique de Tocqueville, comme la suivante : ], on ne songea plus qu’à gagner sa bienveillance à tout prix » ! J’ajouterais que l’on voit ici clairement le passage de « la démocratie » à la démagogie ! 
D’où la réflexion paradoxale de Tocqueville : « les lois les plus démocratiques furent votées à l’envi, par les hommes dont elles froissaient le plus les intérêts » et il ajoute : « ainsi, chose singulière !, on vit l’élan démocratique d’autant plus irrésistible dans les États  où l’aristocratie avait le plus de racines ». Tocqueville donne comme paradigme l’État du Maryland, fondé par de grands seigneurs, qui proclama le premier le vote universel en 1801 ! C’est l’avènement de la démocratie en Amérique ! Pour Tocqueville, il y a trois sortes de pouvoir : la monarchie qui force le corps social à aller dans une certaine direction ; le système « mixte » de l’aristocratie ( l’élite et le peuple ) ; enfin la démocratie où la société agirait par elle-même et sur elle-même, c’est le cas des États -Unis où le peuple choisit les législateurs, élit le pouvoir exécutif et le shérif ( chef de la police ), rend faible et restreinte l’administration. Conclusion : « le peuple règne sur le monde politique américain comme Dieu sur l’univers. Il est la cause et la fin de toutes choses ; tout en sort et tout s’y absorbe ». C’est cela la « démocratie » ! [ D’où le fait que n’importe qui peut devenir Président des États -Unis ! ].
Key Works : Le Droit au milieu de la force renversé par les sauvageons, mouvement historique chaotique, Tocqueville, Philo blog 7 octobre 2016 ; Les indiens farouches des États -Unis qui ont reçu à la fois l’oppression et les lumières occidentales, Tocqueville, Philo blog 15 octobre 2016 ; Le problème des noirs aux États -Unis, l’aller et le retour en Afrique, le Liberia, Tocqueville, Philo blog 29 octobre 2016 ; Les cent fleurs, le grand bond en avant, la révolution culturelle, Mai 1968 en Chine, Philo blog 13 novembre 2016 ; Dictature tropicale, pouvoir, richesse, concentration de la puissance politique, économique et militaire, Philo blog 1 décembre 2016 ; Que faut-il pour devenir Président des États -Unis ? La démocratie parvenue à ses limites. Philo blog 22 décembre 2016 ; L’utile, le pragmatisme américain et la French Theory de Derrida, Philo blog 1 janvier 2017 ;  Le New Deal de Donald Trump et celui de Roosevelt. Le mur fiscal à construire, Philo blog du 23 janvier 2017 ; Le grand mur de Trump et la muraille de Chine, l’art et la manière. Machiavel et Thomas More, Philo blog 2 février 2017. Dangers, Démagogie, Démocratie, comment flatter le peuple, le grand nombre, accroître sa popularité, Philo blog 16 février 2017 ; La dialectique des Présidents des États -Unis, Obama et Trump. Hegel. Philo blog 3 mars 2017.
Patrice Tardieu.   


           


 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:50

La dialectique des Présidents des États -Unis, Obama et Trump. Hegel.
Je trouve que Barack Hussein Obama et Donald Trump forment un couple dialectique, une opposition en miroir quasi « hégélienne » ! L’un est noir et brun, l’autre blanc et blond ;
 l’un est favorable à l’Islam ( cf. son discours du Caire le 4 juin 2009 en Égypte, son prénom hérité de sa famille, Hussein, son refus après la fusillade d’Orlando de parler d’Islam radical ), l’autre veut interdire le territoire américain aux musulmans, en particulier aux iraniens ; 
L’un est poli et respectueux des femmes, l’autre veut « catch them by their pussy » ( les séduire en les prenant par leur « minou » car c’est celui-ci qui les dirige ) ! Peut-être a-t-il vu la série Girls [ impulsives et irrationnelles ] de Lena Dunham ? En  tout cas, c’est lié à son expérience [ quand on est une star, dit-il de lui-même, c’est facile !] ); je n’ose rappeler le cas de Dominique Strauss-Kahn ( DSK ), nommé un temps par Lionel Jospin Ministre de l’Économie et profitant du forum économique mondial de Davos en Suisse pour abuser sexuellement de la journaliste italienne Myrta Merlino en 1990 , et accusé de se servir de son poste de Directeur du FMI ( de 2007 à 2011 )  pour imposer une relation sexuelle à Piroska Nagy, et « d’attaque violente et sadique » par la femme de chambre Nafissatou Diallo en 2011, affaire qui se terminera par une grosse somme d’argent pour étouffer toute suite. Ajoutons qu’en 2003 il aurait violé Tristane Banon, mais sa plainte était trop tardive ! Quant au procès relatif au Carlton de Lille qui fournissait un réseau de prostitution, tous les mis en examen du 26 mars 2012 ( y compris DSK ) ont été relaxé le 12 juin 2015, notamment « Dodo la Saumure » qui a rebaptisé son « établissement » en Belgique « D S Klub » alors que DSK ne respectait aucune règle dans la relation brutale qu’il avait avec ces malheureuses créatures. J’ai vu dans une émission télévisée son ex-femme, Anne Sinclair, le 28 février 2017, indulgente pour son ex-mari, mais impitoyable contre le sexisme de Trump ! ;      
l’un est pour le « care », d’où le fameux « Obama Care » [ proclamé le 23 mars 2010 ] ( la théorie du « care » vient de l’américaine Carol Gilligan qui observe que les décisions morales ne sont pas les mêmes chez les hommes plutôt calculateurs et individualistes que chez les femmes qui sont dans des relations où priment le soin, et le soutien à autrui ) [« to care » signifie en anglais « se soucier, s’inquiéter, se préoccuper » ], être utile [cf. le pragmatisme américain] , l’autre abolit le 17 janvier 2017 « l’Obama Care » trop difficile à appliquer ( Obama, lui-même élevé avec tendresse par la troisième épouse de son père ! ) ;
L’un va être accusé par l’autre de n’être pas né sur le territoire américain, si bien qu’il n’aurait jamais dû être élu ! Penchons-nous un instant sur le trajet singulier du père d’Obama né en 1936 au Kenya  (qui était à ce moment là colonie du British Empire ), mais qui abandonne en 1959 sa première femme et son fils en bas âge pour étudier à l’université de Hawaï. Là il épouse sa seconde femme, une étudiante, qui met au monde le futur Président né le 4 août 1961, dont il divorce. C’est sa troisième femme qui finalement s’occupera d’Obama fils, car son père est reparti au Kenya ! Il s’y occupe de pétrole, de transports, rentre au Ministère des Finances, se remarie avec une américaine puis une kényane ! Il y connaît aussi une disgrâce, sombre dans l’alcoolisme, et se tue dans un accident d’automobile en 1982. Finalement il est enterré au Kenya. Barack Obama a-t-il été légitimement élu car il faut être né aux États -Unis pour que cela soit légal selon l’article II de la Constitution ? Oui, car l’île d’Hawaï ( anciennement île Sandwich, ainsi nommée par Cook en 1778, tué par les indigènes ! ) est devenue territoire américain en 1898, transformée en État de la Fédération en 1959, trois ans avant la naissance d’Obama ! Ouf !
L’histoire des États -Unis n’est pas un long fleuve tranquille, on voit ressurgir le drapeau des confédérés du Sud, et le mouvement « pro-life » ( anti-avortement des évangélistes , car on ne peut aller contre la volonté de Dieu ).
Un mot maintenant sur la dialectique de Hegel. Elle est mue par « die aufheben », un « dépassement qui conserve », la figure du maître et celle de l’esclave [ on peut retrouver ici tout le paradoxe de l’histoire des États -Unis des noirs et des blancs, du Sud et du Nord ], ne sont qu’une seule et même figure de la Conscience de Soi, dans La Phénoménologie de l’Esprit, tout comme l’être et le néant, dans La Science de La Logique, ne sont qu’une seule et même figure de l’Être, §§ 39 & 40.   
Key Works : La dialectique du maître et de l’esclave et du serviteur, Hegel, Kojève, Hyppolite, Lefebvre, Jarczyk et Labarrière, Philo blog 24 novembre 2011 ; Le Droit au milieu de la force renversé par les sauvageons, mouvement historique chaotique, Tocqueville, Philo blog 7 octobre 2016 ; Les indiens farouches des États -Unis qui ont reçu à la fois l’oppression et les lumières occidentales, Tocqueville, Philo blog 15 octobre 2016 ; Le problème des noirs aux États -Unis, l’aller et le retour en Afrique, le Liberia, Tocqueville, Philo blog 29 octobre 2016 ; Les cent fleurs, le grand bond en avant, la révolution culturelle, Mai 1968 en Chine, Philo blog 13 novembre 2016 ; Dictature tropicale, pouvoir, richesse, concentration de la puissance politique, économique et militaire, Philo blog 1 décembre 2016 ; Que faut-il pour devenir Président des États -Unis ? La démocratie parvenue à ses limites. Philo blog 22 décembre 2016 ; L’utile, le pragmatisme américain et la French Theory de Derrida, Philo blog 1 janvier 2017 ;  Le New Deal de Donald Trump et celui de Roosevelt. Le mur fiscal à construire, Philo blog du 23 janvier 2017; Le grand mur de Trump et la muraille de Chine, l’art et la manière. Machiavel et Thomas More, Philo blog 2 février 2017 ; Dangers, Démagogie, Démocratie, comment flatter le peuple, le grand nombre, accroître sa popularité, Philo blog 16 février 2017.
Patrice Tardieu.
 

         

 

 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 12:12

Dangers, Démagogie, Démocratie, comment flatter le peuple, le grand nombre, accroître sa popularité.
Tocqueville nous a expliqué que « le temps, les événements et les lois ont rendu l’élément démocratique, non pas seulement prépondérant, mais pour ainsi dire unique ». Résultat : il n’y a pas d’influence durable d’une famille particulière, ni même d’un corps social, ni d’emprise individuelle proprement dite. L’idée d’égalité pénètre le monde ambiant, et devient une passion qui est pour Tocqueville « un goût dépravé » pour la seule égalité par rapport à la liberté et induit la préférence à « l’égalité dans la servitude à l’inégalité dans la liberté ». En effet, les faibles veulent attirer ceux qui détiennent les trois biens rares par essence ( richesses, prestige, imposer sa volonté à autrui ) à leur niveau, si bien que « la liberté n’est pas l’objet principal et continu de leur désir ; ce qu’ils aiment d’un amour éternel, c’est l’égalité », et « ils consentiraient plutôt à périr qu’à la perdre ». Le danger est grand alors car  « quand les citoyens sont tous à peu près égaux, il leur devient difficile de défendre leur indépendance contre les agressions du pouvoir ». Leçon à méditer.    
Key Works : Le Droit au milieu de la force renversé par les sauvageons, mouvement historique chaotique, Tocqueville, Philo blog 7 octobre 2016 ; Les indiens farouches des États -Unis qui ont reçu à la fois l’oppression et les lumières occidentales, Tocqueville, Philo blog 15 octobre 2016 ; Le problème des noirs aux États -Unis, l’aller et le retour en Afrique, le Liberia, Tocqueville, Philo blog 29 octobre 2016 ; Les cent fleurs, le grand bond en avant, la révolution culturelle, Mai 1968 en Chine, Philo blog 13 novembre 2016 ; Dictature tropicale, pouvoir, richesse, concentration de la puissance politique, économique et militaire, Philo blog 1 décembre 2016 ; Que faut-il pour devenir Président des États -Unis ? La démocratie parvenue à ses limites. Philo blog 22 décembre 2016 ; L’utile, le pragmatisme américain et la French Theory de Derrida, Philo blog 1 janvier 2017 ;  Le New Deal de Donald Trump et celui de Roosevelt. Le mur fiscal à construire, Philo blog du 23 janvier 2017; Le grand mur de Trump et la muraille de Chine, l’art et la manière. Machiavel et Thomas More, Philo blog 2 février 2017.
Patrice Tardieu.
 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article
2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 10:39

Le grand mur de Trump et la muraille de Chine, l’art et la manière. Machiavel et Thomas More.
Selon sa promesse de campagne électorale du 16 juin 2015, Donald Trump, devenu Président des États -Unis, a signé le 25 janvier 2017 un décret pour la construction d’un mur entre son pays et le Mexique. J’avais comparé dans mon article précédent le New Deal de Trump à celui de Franklin Roosevelt ( 1882-1945 ), et puisque j’en suis aux comparaisons qui peuvent être éclairantes, non sans audace, je vais maintenant comparer le mur de Trump, ce que le Président chinois Xi Jinping va immédiatement comprendre, à la Grande Muraille ( « ch’ang ch’eng », « le long mur » ) de la Chine, de « 10.000 Li » ( 21196,18 km ), même si la frontière entre le Mexique et les USA ne fait que 3141 km ( de l’Océan Atlantique à l’Océan Pacifique, la « tortilla border » ). Il faut remonter à la dynastie Ming ( 1368 -1644 ) qui voulait se protéger des invasions, et même bien avant, à la période « des Royaumes combattants », au sixième siècle av. J.C. , qui avaient élevé des murs de terre compressée ! Suivis par l’Empereur cruel Quin Shi Huang ( mort en 210 av. J.C. ) qui imposa le travail forcé à des milliers d’hommes pour construire son mur. Il y eut aussi une période plus « diplomatique » ( je n’ose dire « à la Obama », encore célébré mercredi premier février 2017 ) avec Gaozu qui offrit des princesses pour avoir la paix ( suggérons à Trump d’envoyer quelques belles femmes, lui qui s’y connaît, au Président mexicain Enrique Pena Nieto ) ! Mais l’Empereur Wendi reprit l’idée de murailles, qui seront réparées et prolongées sur un territoire plus étendu par l’Empereur Wudi, ce qui contint les mongols, et créa aussi le commerce florissant de la route de la soie ( il faut toujours parler business aux hommes d’affaires ).
Post-scriptum : 
Trump est trop naïf, s’il avait été un politicien habile, il n’aurait pas dû tenir ses promesses… Je lui conseille de lire plutôt Le Prince de Machiavel ( 1513 ) que L’Utopie ( 1516 ) de Thomas More.  
Key Works : Le Droit au milieu de la force renversé par les sauvageons, mouvement historique chaotique, Tocqueville, Philo blog 7 octobre 2016 ; Les indiens farouches des États -Unis qui ont reçu à la fois l’oppression et les lumières occidentales, Tocqueville, Philo blog 15 octobre 2016 ; Le problème des noirs aux États -Unis, l’aller et le retour en Afrique, le Liberia, Tocqueville, Philo blog 29 octobre 2016 ; Les cent fleurs, le grand bond en avant, la révolution culturelle, Mai 1968 en Chine, Philo blog 13 novembre 2016 ; Dictature tropicale, pouvoir, richesse, concentration de la puissance politique, économique et militaire, Philo blog 1 décembre 2016 ; Que faut-il pour devenir Président des États -Unis ? La démocratie parvenue à ses limites. Philo blog 22 décembre 2016 ; L’utile, le pragmatisme américain et la French Theory de Derrida, Philo blog 1 janvier 2017 ;  Le New Deal de Donald Trump et celui de Roosevelt. Le mur fiscal à construire, Philo blog du 23 janvier 2017.
Patrice Tardieu.
    

 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 10:59

Le New Deal de Donald Trump et celui de Roosevelt. Le mur fiscal à construire.
Mao, « le plus grand criminel de l’histoire » ( cf. L’Obs n°2702 du 18 au 24 août 2016 ) devant Hitler et l’Allemagne nazi, Lénine, Staline et l’URSS, doit se retourner dans sa statue d’or et de jade ( inaugurée à Shenzhen fin 2013 ) en entendant le Président chinois Xi Jinping proclamer à Davos ( ville suisse où se tient le Forum économique mondial annuel ) qu’il faut à tout prix ( c’est le cas de le dire ) le « libre échange économique » , c’est-à-dire le capitalisme le plus débridé !
 Il s’élève contre le protectionnisme et le « New Deal », non de Roosevelt qui voulait une reprise industrielle en restaurant le pouvoir d’achat des travailleurs et des dépenses publiques pour stimuler la reprise ( en 1933 et 1936 ), mais celui de Donald Trump investi officiellement, le 20 janvier 2017, Président des États -Unis avec sa peau de renard roux sur la tête et ses tweets tonitruants de trois heures du matin.
Le fameux « mur » à construire entre les États -Unis et le Mexique ne sera qu’une barrière de taxes financières, en particulier sur les pièces automobiles mexicaines qui se trouvent dans toutes les voitures américaines actuelles ; cela pour relancer le « New Deal » trumpien en faveur de la fabrication aux USA de tous les véhicules, et sans doute d’autres biens.
Key Works : Le Droit au milieu de la force renversé par les sauvageons, mouvement historique chaotique, Tocqueville, Philo blog 7 octobre 2016 ; Les indiens farouches des États -Unis qui ont reçu à la fois l’oppression et les lumières occidentales, Tocqueville, Philo blog 15 octobre 2016 ; Le problème des noirs aux États -Unis, l’aller et le retour en Afrique, le Liberia, Tocqueville, Philo blog 29 octobre 2016 ; Les cent fleurs, le grand bond en avant, la révolution culturelle, Mai 1968 en Chine, Philo blog 13 novembre 2016 ; Dictature tropicale, pouvoir, richesse, concentration de la puissance politique, économique et militaire, Philo blog 1 décembre 2016 ; Que faut-il pour devenir Président des États -Unis ? La démocratie parvenue à ses limites. Philo blog 22 décembre 2016 ; L’utile, le pragmatisme américain et la French Theory de Derrida, Philo blog 1 janvier 2017.
Patrice Tardieu. 

    

 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 19:44

 

L’utile, le pragmatisme américain, niveau moyen démocratique, et la French Theory de Derrida.
Tocqueville observe  l’égalité démocratique, en 1835, en Amérique du Nord, relative, changeante rapidement, des fortunes, comme nous l’avons vu, mais aussi l’égalité démocratique des esprits. En effet « l’instruction primaire y est à la portée de chacun, l’instruction supérieure n’y est presque à la portée de personne », l’égalité « culturelle » règne ! Tocqueville affirme qu’il n’y a « ni ignorant ni savant ». Il explique que « presque tous les américains ont de l’aisance ; ils peuvent donc facilement se procurer les premiers éléments des connaissances humaines ». Mais la quasi totalité doit travailler dès quinze ans, les seules études poursuivies, s’ils en poursuivent, seront dans le domaine de l’utilité immédiate. Je dirais que l’on comprend mieux que la seule véritable « philosophie américaine » soit le « pragmatisme » [ du grec « pragmatikos », « ce qui concerne l’action utile » ] et les célèbres maximes de William James [ né à New York en 1842 ] : « le vrai est une idée qui réussit ; le vrai est ce qui se vérifie ; la vérité est une valeur vitale comme la richesse, la force et la santé ; une idée n’est pas utile parce qu’elle est vraie, elle est vraie parce qu’elle est utile ; l’idée acquiert sa validité grâce au travail qui la produit ; le juste est ce qui est avantageux à notre conduite ». Je ne parle pas évidemment des philosophes américains récents influencés par la « French Theory » de Derrida ! 
Tocqueville ajoute la remarque suivante : « quand on pourrait avoir le goût de l’étude, on n’a pas le temps de s’y livrer ; et quand on a le temps de s’y livrer, on n’en a plus le goût » [ encore une de ces formules merveilleuses de Tocqueville, éclairante et bien frappée ]. Conclusion : « il se rencontre une multitude immense d’individus qui ont le même nombre de notions en matière de religion, d’histoire, de sciences, d’économie politique, de législation, de gouvernement ». Autrement dit il règne un niveau moyen général « démocratique » ! Une immense foule semblable !
Key Works : Lait spermatique ; l’approche dialectique ; galactique ; déconstructiviste de Derrida, Philo blog, 28 mai 2014 [ j’y explique la virtuosité avec laquelle Jacques Derrida, un des philosophes les plus connus et les plus traduits à l’étranger, qui a enseigné aux États- Unis, commente, dans son livre Glas, sur une colonne, l’ouvrage de Hegel intitulé L’esprit du christianisme et son destin, et, en face, sur une autre colonne de la même page des ouvrages de Jean Genet, avec en plus des incises. On peut qualifier de « dialectique » la pensée de Hegel, de « galactique » ( galaxie de la rêverie spermatique ) celle de Genet, et de « déconstructiviste » la méthode de Derrida. Si l’on veut lire un ouvrage d’un abord plus facile d’accès, on peut se plonger, dans La vérité en peinture et le chapitre « Restitutions » où il est question du duel entre Heidegger et Shapiro à propos du tableau de Van Gogh représentant des souliers délacés ( j’y ai consacré plusieurs articles de mon Philo blog du 9 septembre au 28 septembre 2014 ). Les plus courageux pourront poursuivre du Premier octobre 2014 au 16 octobre 2014, où il est question aussi du Mal d’archives de Derrida ].
Patrice Tardieu.         
    

 

 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article
22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 11:26

Que faut-il pour devenir Président des États- Unis ? La démocratie parvenue à ses limites.
Qu’est-ce que la démocratie aux États- Unis ?
Avec un peu de recul, la réponse peut être la suivante : n’importe qui peut devenir Président ! Un acteur de cinéma de second plan, jouant les cow-boys, comme Ronald Reagan (1981- 1989 ) ; un élève débile selon ses propres mots ( « a D student », « un élève D » [ la notation aux USA se fait avec des lettres, de A à D, du meilleur au plus nul ] ), George W. Bush (  2001- 2009 ), fils de George Bush ( Président lui-même de 1989 à 1993 ) ; un noir aux prénoms musulmans, malgré tous les préjugés que nous avons vus, Barack Hussein Obama ; enfin Donald Trump, élu le 8 novembre 2016, un aventurier de la finance et un show man hors pair et jamais avare de bourdes ( par exemple que la Chine de Taiwan reprenne militairement la Chine continental pour former « la Chine unique » ! ), plus proche de l’inspecteur Clouseau [ personnage hilarant joué par Peter Sellers le plus souvent, dans des films comiques ] que de Clausewitz [ philosophe qui s’est penché sur l’essence et la nature de la guerre et des conflits, la stratégie, la défense et l’attaque ] selon un ancien membre du Département américain. 
Je poursuis donc la très fine analyse qu’a faite Tocqueville sur l’origine de la démocratie aux États- Unis qui ne manque pas de clairvoyance. Il a essayé, dit-il, « de montrer la direction que la démocratie, livrée en Amérique à ses penchants et abandonnée presque sans contrainte à ses instincts, donnait naturellement aux lois, la marche qu’elle imprimait au gouvernement, et en général la puissance qu’elle obtenait des affaires ». Cela commence par les colonies anglaises du Nord connues sous le nom d’ États de la Nouvelle Angleterre, par opposition au Sud où l’esclavage est tout de suite introduit. Il y règne à la fois « l’esprit de religion et l’esprit de liberté », [ rappelons que Donald Trump est un protestant presbytérien qui se rend à un des plus anciens temples des États- Unis au cœur de Manhattan ] d’où les liens étroits entre certaines croyances et la libération de tous dogmes politiques. En effet l’essence de la démocratie est l’égalité de tous. Mais, dira-t-on, il y a des riches et d’autres qui ne le sont pas ! 
A quoi Tocqueville rétorque que cela n’a rien à voir avec la transmission aristocratique de son patrimoine à travers les siècles. En effet «  la fortune y circule avec une incroyable rapidité, et l’expérience apprend qu’il est rare de voir deux générations en recueillir les faveurs ». Deuxième observation de Tocqueville, l’émigration d’Est en Ouest en Amérique du Nord permet d’observer « la démocratie parvenue à ses dernières limites ». Tous ces pionniers improvisent un nouveau mode de vie sur un terrain inconnu et ne se connaissent pour ainsi dire pas les uns les autres, chacun ignorant le parcours de son voisin. Cela enclenche l’individualisme, et  un phénomène que l’on pourra observer dans les années 1950, celui de « la foule solitaire » selon l’expression de David Riesman, et j’irai même jusqu’au début du free jazz ( environ 1960 ) avec le cri angoissant du saxophone alto en plastique blanc d’Ornette Coleman et la trompette de Don Cherry qui expriment la solitude dans la foule de la « Lonely woman ».
 ( à suivre ).
Key Works : Le Droit au milieu de la force renversé par les sauvageons, mouvement historique chaotique, Tocqueville, Philo blog 7 octobre 2016 ; Les indiens farouches des États- Unis qui ont reçu à la fois l’oppression et les lumières occidentales, Tocqueville, Philo blog 15 octobre 2016 ; Le problème des noirs aux États- Unis, l’aller et le retour en Afrique, le Liberia, Tocqueville, Philo blog 29 octobre 2016 ; Les Cent fleurs, le grand bond en avant, la révolution culturelle, Mai 1968 en Chine, Philo blog 13 novembre 2016 ; Dictature tropicale, pouvoir, richesse, concentration de la puissance politique, économique et militaire, Philo blog 1 décembre 2016.
Patrice Tardieu.

 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 06:27

Dictature tropicale, pouvoir, richesse, concentration de la puissance politique, économique et militaire.
Fidel Castro vient de mourir tranquillement à 90 ans, vendredi 25 novembre 2016 à Santiago de Cuba, ce dictateur qui a accumulé le pouvoir et la richesse, au nom du national socialisme tropical, qui a fasciné plus d’un étranger, comme Régis Debray hypnotisé également par Che Guevara, mort en « martyr » en Bolivie ( ses « saintes » reliques ont été rapatriées à Cuba ) , ou Madame Mitterrand venue embrasser Fidel Castro lors de son séjour en France. Il a réussi à dissimuler son projet de mainmise sur son pays avec son frère Raùl par la concentration du pouvoir politique, économique et militaire entre leurs mains, derrière l’écran de fumée de son cigare ( symbole pourtant de l’homme riche !  ) ; et l’exploitation de la feuille de tabac et de la canne à sucre qui demande un entretien continu par la population asservie, en particulier les jeunes. Il faudrait récrire à nouveau frais l’étatisme de ces soi-disant « démocraties » ( « souveraineté du peuple » ) qui centralisent à outrance leur pouvoir despotique sur la population et impose son ordre ; et ouvrir les yeux sur ces « guérilleros » devenus mafieux…à sa propre population et à ses séides qui viendront à ses funérailles dimanche 4 décembre 2016.


 

Repost 0
Published by Patrice TARDIEU - dans civilisations
commenter cet article

Articles Récents

Liens