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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 22:44

Georges Bataille revient tout à coup sur ses dires: « Et pourtant le langage de Sade est loyal! ». En effet, on a l’impression d’une solitude coupée du genre humain, vouée à la négation car même s’il ne doit rien aux autres, il ne doit pas tricher avec lui-même. « En vérité, [remarquons le ton théologique ici!] le solitaire de Sade, perdu de frénésie voluptueuse, trouve dans la solitude ce que d’autres n’osèrent trouver » dans les valeurs de l’humanité perçues comme ce qui limite leurs désirs. Le solitaire découvre la liberté de la révolte et « la force nécessaire à franchir les bornes », portant, dit paradoxalement Bataille, « le plus loin possible cette humanité qui lui appartient » et son langage serait celui de la victime ( Bataille reprend ici la thèse de Jean Paulhan dans sa Préface aux Infortunes de la Vertu de Sade), lui-même étant emprisonné et s’en prenant à Dieu, à l’univers, à la Nature, « à tout ce qui risquait de ne pas admettre la souveraineté de ses passions ». Key word : langage loyal, ne pas tricher avec soi-même, forces nécessaires à franchir les dernières bornes. Key names : Jean Paulhan, Georges Bataille. Key works : Jean Paulhan, Préface aux Infortunes de la Vertu de Sade. Georges Bataille, Préface à Justine de Sade, édition Jean-Jacques Pauvert, 1955, p. XXIV-XXVI. Patrice Tardieu.

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Published by Patrice TARDIEU - dans Marquis de Sade
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