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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 20:54

Maladie d’amour, regard médical de Proust sur toutes choses, hérédité physiologique et psychologique.

Le narrateur s’attarde sur les différents visages des jeunes filles, tout en soulignant le caractère héréditaire sous-jacent, par exemple de la chevelure d’Andrée : « une ligne aussi fine était creusée dans les cheveux, souple et profonde comme celle dont le vent sillonne le sable » et qu’il retrouve chez la mère d’Andrée : « les cheveux tout blancs […] étaient fouettés de la même manière, formant ici un renflement, là une dépression comme la neige qui se soulève ou s’abîme selon les inégalités du terrain ». Mais ceci est non seulement vrai de la morphologie physique, lorsqu' il les imaginait cruellement, au tout début, en vieilles dames, mais aussi de la morphologie psychique qui provient toujours selon Proust de caractères venus d’un ancêtre. Certains sociologues ont cru pouvoir puiser chez Proust le modèle social devenu en quelque sorte physiologique à force d’habitude. C’est une erreur totale car pour Proust, c’est l’inverse qui se produit : l’ensemble des caractères héréditaires corporels et psychologiques réapparaissent un jour ou l’autre. N’oublions pas que le « regard médical » n’est jamais absent dans son œuvre, y compris sur cette « maladie » qu’est l’amour.

Key word

: visages de jeunes filles, caractère héréditaire sous-jacent, la mère et la fille, la chevelure, morphologie physique et psychique, caractères venus d’un ancêtre, erreur de certains sociologues sur Proust pour lequel l’ensemble des caractères héréditaires corporels et psychologiques réapparaissent un jour ou l’autre, regard médical sur la maladie d’amour.

Key names

: Proust, Andrée.

Key work

: A l’ombre des jeunes filles en fleurs.( Proust ).

L’île de notre nostalgie ( 2.2.p ).

Patrice Tardieu

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Published by Patrice TARDIEU - dans amour
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commentaires

Jeanne R. 27/02/2012 15:37


Très cher Patrice Tardieu,
Si l'amour est une "maladie", l'amour est incurable chez Proust !
A vous lire,
Jeanne

Patrice TARDIEU 27/02/2012 23:46



Très chère Jeanne,


effectivement, car " les faits ne pénètrent pas nos croyances".


 



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