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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 20:02

Grâce à l’éros, Lévinas va pouvoir « admettre une communication » ( qui échoue sinon lorsque l' on pose autrui comme liberté [ ce que démontre Sartre dans sa propre théorie ]) car « l’éros diffère de la possession et du pouvoir », il n’y a ni lutte, ni fusion, ni connaissance; c’est la place exceptionnelle de la relation avec l’altérité, le mystère ( et ici Lévinas se fait lui-même « mystérieux », « féminin », si j’en crois sa thèse) : « c’est-à-dire avec l’avenir, avec ce qui dans un monde, où tout est là, n’est jamais là avec ce qui peut ne pas être là quand tout est là ». Voilà une affirmation bien énigmatique, comme la suivante : « là où tous les possibles sont impossibles, là où on ne peut plus pouvoir, le sujet est encore sujet par l’éros ». Lévinas ne nous donne pas encore la solution, mais un indice, introduisant un « suspense » philosophique : « l’amour n’est pas une possibilité, il n’est pas dû à notre initiative, il est sans raison, il nous envahit et nous blesse et cependant le "je" survit en lui ». Key word : possession, pouvoir, lutte, fusion, connaissance. Key names : Lévinas, Sartre. Key works : Lévinas, Le temps et l’autre. Sartre, l’Être et le Néant, troisième partie, chapitre III les relations concrètes avec autrui, I , amour, langage, masochisme; II , indifférence, désir, haine, sadisme. P.S.: j’ai mis le mot « amour » au pluriel dans le titre, car, en français, il est masculin ( au singulier ) et féminin ( au pluriel ); or, il est beaucoup question du féminin dans ce chapitre sur l’éros. Patrice Tardieu.

 

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Published by Patrice TARDIEU - dans érotisme
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