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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 22:57

Pour Georges Bataille, il y a un parallèle à faire entre les scènes décrites par Sade d’une grande violence destructive et les rites sacrificiels religieux « d’une excessive cruauté: on donna des enfants à des monstres de métal rougi, on mit le feu à des colosses d’osier bondés de victimes humaines, des prêtres écorchèrent des femmes vivantes et se vêtirent de leurs dépouilles ruisselant de sang ». Il signale que le supplice de la croix joint la conscience chrétienne au divin. La présence du sacré est reliée à des mouvements d’horreur. D’autre part, « Sade contribua à la conscience que l’homme prend lentement de lui-même ». En effet, l’étude des religions a peu fait avancer la connaissance du sadisme, mais le sadisme ( universellement admis dans toutes les langues de nos jours ), au contraire, permet de mieux comprendre les horreurs sacrificielles. Il y aurait donc « une irrésistible propension à détruire » au fond de l’homme… Key word : violence destructive, excessive cruauté, supplice de la croix. Key names : Georges Bataille, Sade. Key work : Georges Bataille, préface à Justine de Sade, édition Jean-Jacques Pauvert, 1955, p. XII-XVIII. Patrice Tardieu 

 

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Published by Patrice TARDIEU - dans Marquis de Sade
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Saint-Songe 02/10/2013 19:17


Relire les Sylves de Stace, sommes-nous au purgatoire, chemin "du milieu", quoique...quellement tellement..., nous oscillons ?.. Il me souvient, je marchais en clairière quand une dame, égarée en
pleine forêt,  me demanda quel était bien le chemin du "milieu" de la forêt quand nous nous trouvions alors à un carrefour de quatre (routes), là, je lui ai répondu : en forêt comme en soi,
le chemin du milieu (de l'être) est toujours celui qui est au plus près de notre écoute (celui qu'on prend est toujours le bon)... Elle prit à droite quand je continuai tout droit, lui rappelant
: vous suivez ainsi votre "milieu" et moi le mien... Pour rentrer au Paradis Stace reste avec le narrateur de "la divine Comédie", alors que lui, Virgile, à la fin du
Purgatoire, s'en est allé... Personnellement, je garde "la sagesse de Salomon", ce qui me porte à la grande solitude dans un jardin (de l'être) bien en retrait du monde civil(isé ?),
pierres tailladées en angulaire sur de petits cailloux blancs de l'imagination, le pavement de galets de l'inspiration, assis sur un banc de marbre blanc sous une ombrelle de bambou au De Rerum
Natura des choses et des êtres, comme de l'Univers, des fleurs de Patience de-ci de-là parmi les cactus (gens puissants de la ville, et les Politiciens ?) - Il n'y a pas plus têtu qu'un
philosophe, il vous en souvient (puisque les NCC sont à la page Diderot, né ce 5 0ct..1713 ...) ? Etre à sa "chose", alors ?..

Patrice TARDIEU 02/10/2013 21:14



Ce sont surtout pour moi les chemins en "forêt" profonde ("silva": "bois") dans les sentiers du questionnement philosophique...Il est vrai que "silva" ou "sylva" peut signifier aussi  en
latin "esquisse", d'où les "Sylves" de Stace , de courts poèmes...Stace que l'on retrouve dans la Divine Comédie de Dante...



Saint-Songe 02/10/2013 02:39


Oui. Il est fort étrange de constater que, la plupart du temps, l'homme "detruit" toujours ce(ux) qu'il(s) aime(nt), à commencer par lui-même (ses goûts, son idéal, a-t-il en face de lui l'idéal
auquel il espérait que, non content d'y être arrivé, il le supprime, le "tue", sinon réellement, du moins : symboliquement, et le voilà comme faisant tout le contraire de ses ambitions, il se
retrouve quasi nu ("roi nu", déchéance du "roi nu"), sans rien ni personne, démuni de tout, abandonné de tous ; un peu à l'image des dictateurs déchus de l' Histoire, avec un grand " H" ; ils ont
pris cette grande " H " qui les servit pour s'étêter eux-mêmes, se décapiter..) A croire que Thanatos remporte toujours la victoire sur L' Eros, que l' Inconscient gagne toujours le pas d'avance
sur le conscient (conduit par l'ego, le plus souvent), que la déraison motive plus l' Homme que la raison ne l'aveugle sur tout et tous. Il fait tout l'inverse de ce qu'on lui prédisait (lui
eût-on dit : tu seras riche plus tard, mon fils, qu'il dilapidera toute sa fortune ; tu seras célèbre, toi, qu'il fera tout pour ne pas l'être ; tu obtiendras tous les honneurs, qu'il s'enlaidira
à l' Elephant Man, afin de tous les perdre aux yeux de tous ceux qui avaient cru en lui.." L' Homme serait-il "sadique" par nature ?... Que peut faire l' Homme arrivé au sommet d'une montagne,
sinon en redescendre, se jeter dans le vide, retourner en vallée de l'obscur, goûter de l' Hadès ou regravir un autre sommet ?.. Les forces de la nuit chassent bien celles du jour, le soleil
ayant remporté toutes les batailles sur les ombres salaces ?.. Le cosmos s'équilibre dans un constant et éternel combat jour / nuit, idem en les forces négatives et positives de l' Homme : un
jour, il positivera toutes ses qualités, le lendemain, il les détruira toutes en une, afin qu'on "rit" de lui et le moque partout, et par tous "les chemins " qui ne mènent "nulle part"....

Patrice TARDIEU 02/10/2013 17:36



Ces chemins qui ne mènent nulle part en apparence ( de Heidegger) sont au coeur de la Sylve de l'Être.



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