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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 12:47
 

 

Nous allons décliner, de manière rhapsodique, ce que peut évoquer la « couleur » blanche à travers une cavalcade philosophique, mais qui traversera aussi, au galop, bien des domaines, tel un cheval débridé...

 

Les Assyriens et les Babyloniens régnèrent sur la Haute-Asie cinq cent vingt ans jusqu’au VIIIème siècle av. J.C.. Ils furent renversés par les Mèdes, mais le désordre faisait rage, si bien qu’ils décidèrent d’élire Déiocès. Celui-ci exigea une ville unique, Ecbatane, actuellement Hamadan, des remparts, avec son palais au centre et que nul ne le vît, lui qui rendait la justice, exerçait son pouvoir sur tous, surveillait et punissait, sans être vu (le panoptisme ne date donc pas de l'époque moderne, comme le prétend Michel Foucault). Il fit construire plusieurs lignes de murailles concentriques, chacune avec sa couleur et dépassant la précédente : blanche, noire, pourpre, bleue, orangée, argent, or. Nous ne franchirons aucune de ces enceintes, restant aux créneaux blancs de la première.

 

Quatre cents ans plus tard, Socrate, qui attend avec sérénité la mort, raconte le rêve suivant : « Il me semblait qu’une femme venait vers moi, belle et majestueuse, portant des vêtements blancs. Elle m’appelait et me disait : Socrate, au troisième jour, tu pourrais être arrivé dans la fertile Phthia »Criton 44b. Ces paroles reprennent, en fait, celles d’Achille qui menace Agamemnon de ne pas combattre et de retourner dans sa patrie, en Thessalie : « et si le dieu glorieux qui ébranle la terre nous donne une heureuse traversée, je serai à Phthia le troisième jour » Iliade IX, 363. Cette femme, vêtue de blanc, n’est rien d’autre que le « chez soi »; nostalgie du retour au ventre maternel, « regressus ad uterum » par la mer, liquide amniotique. Artémidore, dans son Onirocritique, livre II, écrit:  « Le tombeau, comme la femme, enveloppe le corps entier ». La matrice aura été le premier berceau de l’homme, le sexe de la femme le second, et la tombe le troisième. En grec, l’antique ville de Phthia évoque le verbe « phthio », périr; et on sait que les Parques avaient filé deux destinées possibles pour Achille, soit il allait mourir glorieux devant Troie, soit inconnu après une longue vie passée de retour chez lui. Quant à Socrate il est coutumier de l’interprétation des songes : cela lui a été prescrit par le dieu (Apologie 33c), il suit ce que le rêve l’a incité à faire. Il a vu un cygne blanc se poser sur ses genoux, se couvrir de plumes et s’envoler, la veille où Platon, pur et noble comme l’oiseau d’Apollon, vint se joindre à ses disciples. Cependant Platon n’était pas là au moment même de la mort de Socrate : « Platon, je crois, était malade » fait-il dire au narrateur. Ce « je crois » est bien étrange. La « maladie »ici évoquée était-elle le refus de voir la femme drapée de blanc, lui le « cygne blanc »? L’art de mourir de Socrate, une boisson trop forte, aussi forte que la ciguë? Et pourtant le chant du cygne est encore plus puissant juste avant de mourir (Phédon 84e). Peut-être le cheval noir de son âme l’emporta-t-il sur le coursier blanc conduit par l’aurige (Phèdre 253 d-e)?

Exactement mille cinq cents ans plus tard (car L’Interprétation des rêves fut publiée en 1899 et non en 1900 comme imprimé) Freud relate ce que l’obscurité lui avait révélé : « Tu dois rendre ta vie à la nature « et il ajoute « c’est donc bien réellement vers les Parques que je vais ». Mais qui sont ces femmes revêtues de blanc? Personne d’autres que celles venues en chemise de nuit voir l’enfant pendant son sommeil. De nouveau l’image de la mère glisse sur celle de la mort, et l’on comprend mieux l’attirance et la répulsion dans le rêve d’angoisse qui engendrera le fantasme des fantômes et des spectres (ce que signifie le mot « phantasma » en grec) à partir de ces visiteurs du soir. Le fondateur de la psychanalyse, pour sa part, explique : « Mon rêve des trois Parques est un rêve de faim, très net, mais il ramène le besoin de nourriture à la nostalgie de l’enfant pour le sein maternel ». On se souvient de la célébration du Beau tétin par Clément Marot :

« Tétin bien fait, plus blanc qu’un oeuf,

Tétin de satin blanc tout neuf »

et surtout de la vision de Saint Bernard de Clairvaux buvant le lait de Marie. Une miniature du XVème siècle représente la Sagesse aspergeant la bouche et la barbe de deux vénérables, de chaque côté de sa poitrine.

« La vision des castrats inconnus du rêveur est la vision des anges; sur eux, la paix »dit Ibn Sîrîn, interprète des songes du VIIème-VIIIème siècle, pour qui rêver d’un mort vêtu de blanc signifie une situation favorable dans l’au-delà, et chez qui nous retrouvons la symbolique de l’oiseau platonicien :

« Un homme vint trouver Ibn Sîrîn, et lui dit : j’ai vu sur les murs de la mosquée de Médine un pigeon blanc dont la beauté m’a étonné; puis un faucon est survenu et l’a emporté. Ibn Sîrîn commenta : si ta vision est véridique cela signifie qu’al Hajjâj va épouser la fille d’Abd-Allah ben jaffâr al-Tayyâr. Peu de jours après, al-Hajjâj l’épousa. On demanda alors à l’imâm comment il en avait conclu à ce mariage. La blanche colombe est une femme pure, répondit-il, et les murs (shurfa) de la mosquée sont à la mesure de son honneur (sharaf). Je n’ai pas vu dans Médine de femme plus pure ni plus noble qu’elle. Quant au faucon, il s’agit d’un prince inique et stupide et nul ne m’a paru pire qu’al-Hajjâj ben Yussuf. Et l’assemblée de s’étonner de la perspicacité de l’imâm ».

Cette pureté du blanc explique peut-être que la sculpture finit par renoncer à la profusion des couleurs de la peinture et ne s’habille plus que de la splendeur du marbre. Paul Klee, n’écrit-il pas : « La donnée blanche est la lumière en soi »? Le blanc, couleur des Druides, de l’intangibilité sacerdotale, du baptisé, du Vicaire du Christ, ou du guerrier couvert de duvet qui sera immolé dans le rituel aztèque pour assurer la régénération du soleil. « Ce qui est blanc, n’est-ce pas ce qui ôte du sombre? » se demande Ludwig Wittgenstein dans ses Remarques sur les couleurs II, 6. C’est l’ostentation du divin, « l’ek-stase » de la transfiguration mortelle; après le passage à l’être de la naissance qui nous jette au monde, la mort, l’éblouissement de la « naissance négative « au non-être.

 

Mais le blanc est-il une couleur? N’est-ce pas plutôt une non-couleur, l’absence de couleur, ou comme le dit Kandinsky «  un rien avant toute naissance, avant tout commencement, [...] un silence absolu [...], un monde où toutes les couleurs se sont évanouies »? « Un blanc » dans un texte est un espace non écrit; il semble désigner un manque, ce qu’on laisse « en blanc ». Au XVIIIème siècle « un vent blanc « signifie qu’il n’est pas suivi de pluie. En poésie, un vers blanc est celui qui n’est pas rimé. Nietzsche dans Aurore n’aurait-il pas raison d’intituler son paragraphe 426 « Cécité des penseurs aux couleurs »? Rappelons-nous du raisonnement des Cyrénaïques, philosophes du IVème siècle avant J.C. : « Que nous éprouvions la blancheur, cela peut être tenu pour infaillible et irréfutable. Mais que l’agent de cette affection soit blanc, nous ne sommes pas en mesure de l’affirmer, car il est vraisemblable qu’on puisse éprouver une affection de blancheur à partir du non-blanc [...]. Chacun de nous perçoit sa propre affection, mais nul ne saurait dire si l’affection qu’il éprouve à partir du blanc est conforme à celle de son voisin ». L’objet blanc désigne non seulement l’absence de couleur, mais il n’est qu’un nom, étant donné le caractère incommunicable de toute sensation, un « jeu de langage » dira Wittgenstein au XXème siècle, qui ajoute : « Dans tout problème philosophique sérieux l’incertitude descend jusqu’aux racines, en effet, imaginons un peuple de daltoniens, ce qui pourrait fort bien se produire. Ils n’auraient pas les mêmes concepts de couleurs que nous ». Ajoutons ce fragment d’Héraclite : « Errants dans la nuit : mages, bacchants masculins et féminins, initiés ». Le monde coloré a déjà été qualifié dans son chatoiement par Parménide comme celui de la « doxa », de l’opinion, par opposition au chemin de l’être. Platon accentuera ce point en ne voyant qu’ apparence dans la couleur; « chrôma », désignant en grec la teinture, le fard; ainsi dans ces paroles du poète Alexis du IVème siècle av. J.C. : « Une femme a-t-elle les sourcils roux? On les colore au noir de fumée. Est-elle par hasard noiraude? Elle s’enduit de blanc de céruse. A-t-elle le teint trop blanc? Elle se farde d’incarnat ». Pourtant, pour Platon le beau en soi est sans couleur, l’Idée du Beau est incolore. « Quand on vient me dire que telle chose est belle en raison de sa couleur éclatante, de sa forme ou de n’importe quoi du même genre »dit Socrate, dans le Phédon 100 d, « je tourne poliment le dos à tout cela ». Il laisse, pourrait-on dire, l’absence de couleur, « en blanc », au lieu même du Beau.

Mais comment les couleurs naissent-elles? Condillac au XVIIIème siècle, dans son Traité des sensations s’est attelé à cette tâche. Il imagine une statue ou plutôt un être humain emmuré, et ouvre petit à petit tous ses sens. Là encore nous partons d’un « blanc », d’un manque, dans la sensibilité, d’un « a-chromatisme » philosophique, avant toute construction du monde. Ce n’est qu’au chapitre XI que notre statue commencera à distinguer peu à peu une couleur après l’autre, selon le plaisir ou la lassitude que chacune provoquera en elle, attirant son attention, depuis les plus vives jusqu’aux plus sombres. Diderot ira encore plus loin dans sa Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient puisqu’il démontrera, avec pour preuve un aveugle né, que pour penser, on a nullement besoin de coloris : « Saunderson professa les mathématiques dans l’université de Cambridge avec un succès étonnant. Il donna des leçons d’optique; il prononça des discours sur la nature de la lumière et des couleurs ». L’aveugle est « indifférent » à la couleur (et à la pudeur), mais il peut en parler. On sait que Bachelard dans Le rationalisme appliqué chap.6 opposera les « couleurs intelligibles » des sciences physiques avec leur ordination linéaire de l’infra-rouge à l’ultra violet, aux « couleurs sensibles » à l’ordination circulaire qui permet le mélange qu’opère le peintre et le teinturier. Le paradoxe de ces « couleurs intelligibles » comme l’avait déjà vu Malebranche est qu’elles sont toutes invisibles, « en blanc » donc, tout comme l’espace des sciences physiques qui n’est en aucun lieu puisqu’il est un espace pensé (Entretiens sur la métaphysique). L’idée de la couleur bleue n’est pas bleue, pas plus que l’idée d’un triangle n’est triangulaire. C’est pourquoi un aveugle peut devenir géomètre, mais s’il n’a jamais eu l’expérience du bleu, il ne peut le ressentir. La couleur sensible relève donc d’une expérience subjective du monde intérieur, de notre « âme »; mais nous connaissons-nous, tel est le problème ( De la recherche de la vérité XIème éclaircissement).

Schopenhauer dans son texte Sur la vue et les couleurs reprendra cette argumentation. La lumière solaire n’est pas blanche en elle-même, elle est « a-colore »; tout vient de notre « oeil »; l’excitant externe n’est que la « cause occasionnelle »( pour reprendre le vocabulaire de Malebranche); les anomalies de la vision le prouvent et démontrent le caractère strictement subjectif de la couleur que nous n’attribuons que par une projection spatiale de nos sensations, médiatement, aux objets, qui n’ont rien de « colorés » en eux-mêmes. L’invention du daguerrotype appuie ce caractère inessentiel et secondaire de la couleur pour le monde objectif.

En ce point de notre réflexion, l’univers tout entier semble donc « en blanc », au sens où l’on parle d’un chèque « en blanc ».

 

Cependant le blanc n’est pas l’absence de toutes couleurs, il en est plutôt la totalité. Comment le définir sinon comme ce qui diffuse sans absorption toutes les radiations dans toutes les directions, ce qui s’oppose par là au noir qui absorbe toutes les ondes? Le blanc est donc l’unité de toutes les couleurs visibles. Le philosophe retrouve les couleurs. Heidegger ne dit-il pas : « voir dévoile toujours des couleurs [...]. Au sens le plus pur et le plus original de ce « vrai », c’est-à-dire dévoilant seulement sans jamais pouvoir voiler » (Etre et Temps ? 7 B le concept de logos)? Il retrouve la réflexion d’Aristote « le visible est couleur » (De Anima II, 7, 418 a 26), qui pose également le problème suivant : « le blanc est surface, et pourtant ce sont là deux choses formellement différentes, la surface et le blanc »(Physique IV, 3, 210 b 4-8). La question agitait déjà les deux protagonistes d’un dialogue de Platon :

- Socrate : Appelons figure cette chose qui, seule entre toutes, s’accompagne toujours de la couleur (« khrôma »). [...]

- Ménon : Mais si on ignore justement la figure colorée (« khroa »), que vaut ta réponse? [...] comment la définis-tu, Socrate?

- Socrate : Que tu es excessif, Ménon! Tu ne cesses de proposer des difficultés à un vieillard pour le forcer à répondre, mais toi-même, tu ne veux pas faire le moindre effort [...]. Même les yeux bandés, on saurait, Ménon, à la façon dont tu parles que tu es beau et que de nombreuses personnes te poursuivent. [...] Sache qu’une couleur est un effluve de figures, proportionné à l’organe de la vue. (Ménon 75b-76d).

Le blanc est proprement ce qui déchire (« tékousan ») les yeux, et Platon expliquera dans le Timée 67d-e comment à partir de trois teintes (blanc, noir, rouge) et d’un ton (brillant ou non) surgissent les couleurs suivantes : gris, pourpre, bistre, roux, vert, doré, ocre, bleu lapis, glauque, qui seront mis en parallèle avec le chaud et le froid, l’âpre et l’âcre.
Même Descartes, doutant de l’existence du monde extérieur dans la première
Méditation, et se référant aux couleurs composées par le peintre, se demande s’il n’y a pas « quelques véritables couleurs ». On sait l’acharnement des photographes pour redonner vie, c’est-à-dire du rouge par opposition au blanc, aux visages blafards, livides, de leurs portraits qui semblaient prémonitoires. Matisse renversa de même la primauté du dessin considéré comme noble et artistique par Poussin et son école, sur la couleur artisanale et « féminine ». Les « blancs » dans les tableaux de Cézanne, fait remarquer Merleau-Ponty, dans L’oeil et l’esprit IV, ne se situe en aucun lieu; les couleurs ne sont plus un simple simulacre de celles de la nature, elles permettent de s’approcher du coeur même des choses.

Le blanc, c’est l’Un-Tout d’Héraclite l’obscur (« o skoteinos ») qui questionne vers la clarté. Le blanc englobe le visible et l’invisible, le jour et la nuit, le bien et le mal, le pur et l’impur, la paix et la guerre, la justice et l’injustice, la santé et la maladie, le besoin et le plaisir, la vie et la mort. Les contraires ne contredisent pas la nature, ils sont la nature. Rien n’est caché, tout est là; il suffit de le penser par le « logos » (la raison, la parole-parabole) qui, lui, ne fait pas partie du tout pour pouvoir dire le tout. Les bacchants masculins et féminins errent dans la nuit parce qu’en ne célébrant que Bacchus, c’est-à-dire la vie, ils oublient dans leur course effrénée nocturne et sauvage que la mort fait partie de la vie.

« Embrassements

Touts et non-touts

Accordé et désaccordé

Consonant et dissonant

Et de toutes choses l’Un

Et de l’Un toutes choses »

tel est ce fragment parvenu jusqu’à nous, d’Héraclite.

Tentons d’expliquer le culte immémorial du taureau blanc associé à la Déesse-Mère de manière étonnante puisqu’on le prendrait volontiers pour l’emblême de l’agressivité virile avec ses cornes phalliques qui peuvent pénétrer la chair. Mais justement chacune se plie vers l’autre et forme comme une lyre (produisant la plus belle harmonie contre-tendue si l’on en croit Héraclite) et laissant à l’intérieur un vide qui n’est pas sans évoquer la matrice féminine. Ce culte qui apparaît sur les parois rocheuses des grottes néolitiques se trouve aussi représenté par la célèbre statue d’Artémis polymastos (aux multiples mamelles) d’Ephèse, source nourrissante de toutes choses, utérus symbolique de l’univers. En effet, ces grappes de seins sur sa poitrine ne seraient, semble-t-il, rien d’autres que des testicules de taureaux sacrifiés, castrés! C’est métamorphosé en taureau d’une blancheur éblouissante que Zeus séduit Europe. Minos, roi de Crète en est le fruit. Pasiphaé, la reine, s’éprend du taureau blanc couvert d’écume envoyé par Poséidon et donnera naissance au Minotaure. Ariane, la demi-soeur de ce dernier permettra à Thésée de le tuer, avant d’être abandonnée sur l’île de Naxos. C’est là que Dionysos-Bacchus, qui apparaît souvent sous l’image d’un dieu-taureau, l’épousera! Le taureau blanc est donc à la fois solaire et lunaire, masculin et féminin; il est, lui aussi, le symbole de l’unité des contraires héraclitéen.

Toutefois il reste une difficulté à résoudre : c’est l’union du sensible et de l’intelligible. N’y a-t-il pas une coupure totale entre le visible et l’invisible? Comment les relier dans le « Blanc »de l’Un-Tout? Plotin, dans ses Ennéades V, 8, nous fournira une clef : le monde sensible est une émanation du monde intelligible (qui provient lui-même de l’Un, néant absolu puisqu’il doit être posé avant tout être), il est donc de manière fulgurante à la fois le « même » que ce monde intelligible, en étant tout « autre » dans sa diversité de couleurs. La beauté sensible « rejoint » l’Idée du Beau hors du temps, hors de tout lieu, dans la blancheur absolue.

 

A l’intérieur d’une cible, il y a parfois un rond blanc comme dans l’expression française « de but en blanc » ou cette affirmation de Montaigne : « mille routes desvoient [dévient] du blanc, une y va » (Essais I, 9), c’est le noyau, le centre. Mais à l’extérieur aussi est un anneau blanc, comme la première muraille d’Ecbatane, la citadelle de Déiocès.

 

Patrice Tardieu

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Published by Patrice TARDIEU - dans Philosophie
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